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Hermann-Joseph Kayser

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Hermann-Joseph Kayser (1913 ou 1915 suivant les sources - 1985) est un professeur universitaire de philosophie et un militaire prussien de la Wehrmacht qui rejoint les Forces alliées en 1937 au sein de la Légion étrangère française. Il est naturalisé français en 1947.

Biographie familiale

Il est le petit-fils de Christoph Kayser, premier garde d’Honneur de l’Empereur Guillaume Ier d’Allemagne et roi de Prusse. Il est le fils de Johann-Peter Kayser, franc-maçon, membre du mouvement autonomiste Rhénan, directeur d’une entreprise d’import-export à Cologne (écurie de 300 chevaux), et qui échappera pendant la Seconde Guerre mondiale a un massacre organisé par les nazis en raison de ses activités politiques et franc-maçonnique. Johann-Peter était un ami proche de Konrad Adenauer lorsque celui-ci était encore maire de Cologne. Son oncle, Dominicus Kayser, est grand prieur d’un cloitre et conseiller du Vatican. Il est le frère de Johann-Peter Kayser, inscrit sous le prénom Jean dans les archives militaires françaises et le gendre d'Antoine Robin (Ingénieur militaire), dont il épousera une des filles. Il est le grand-père de Victoria Kayser, pédagogue et consultante de recherche en éducation (autisme et enfants victimes des conflits armés).

Il a des arrière-petits-fils[Note 1]

Parcours militaire

Il effectue son service militaire dans la Wehrmacht puis, au lieu d’intégrer l’école des Cadets (futurs officiers de la Wehrmacht), il déserte l’armée allemande pour intégrer en 1937 la Légion étrangère française, où il est enregistré sous le prénom de Joseph. Son lieu et sa date de naissance sont changés sur certains papiers militaires français. Ce changement radical est dû au fait qu’il a été torturé par les SS pour avoir aidé des juifs à garder leur emploi dans l’entreprise familiale paternelle, ce qui allait à l’encontre des restrictions des lois de Nuremberg interdisant tout poste de haute fonction à des juifs.

Il est incorporé volontairement, à Oran, le 8 novembre 1937 au sein de la Légion étrangère française pour une durée de cinq ans. Il est successivement affecté aux compagnies suivantes : CP3, CI2, CI3, CP1, 1re Bon 3 compagnie, 6 REI et rdc du corps, 13e compagnie, GLEL, rdc de la 13e compagnie puis à la 13e compagnie du 6 REI, 7e compagnie (S.C.B.), 1re compagnie de Bel-Abdès, puis SCB3.

En 1942, malgré la fin de son contrat de cinq ans, il décide de se réengager pour trois ans. Affecté à la CSP, puis au Dépôt commun des régiments étrangers (DCRE), CID de la 5e DB, CIP du GER5, 3e régiment étranger d’infanterie (3e REI) , 3e Bon de la 10e compagnie, DCRE. Il est dans le R.M.L.E. (= Régiment de Marche de la Légion Étrangère), recréé en 1942 pour la reconquête de la France, au sein du 3e régiment étranger d’infanterie, le régiment le plus décoré de la Légion étrangère (Légion d'honneur, croix militaire, croix de guerre). Il participe à l’opération « Rhin et Danube ». Comme il n’y avait pas assez de place à bord des bâtiments de guerre, avec quelques autres soldats, il traverse la Méditerranée, en pleine nuit, enchaîné à un pied sur le pont d'un sous-marin (hors de l’eau, en surface). Le 3e régiment étranger d’infanterie est au sein de la 5e DB, elle-même incorporée dans la 1re Armée (principale composante de l'Armée française de la Libération) du général de Lattre de Tassigny, à la Libération de la France.

Pour résumer, Hermann-Joseph Kayser a combattu, pendant la Seconde Guerre mondiale, en Algérie, Chypre, Égypte, Jordanie, Liban, Niger, Syrie (où il a d’ailleurs été fait prisonnier le 11 juin 1941), France (lors du Débarquement de Provence) et a terminé comme sergent. Il quitte la Légion étrangère en novembre 1945, est naturalisé Français en 1947, et s'installa à Arles en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Décoration militaire

Il est titulaire de la croix du combattant.

Liens externes

  • Archives familiales pour les documents militaires précisant les campagnes militaires, le changement de prénom, la naturalisation française
  • Livre Famille Kayser. Les sources de cet album proviennent du ministère français de la défense (commandement de la légion étrangère etc.).

Notes et références

Notes

  1. Ses arrières-petits-fils sont également les arrières-petits-fils de Paul Derenne (militaire, professeur, botaniste), interné dans le camp d'Oflag IV-D ; Jean Bourgoin (militaire et ingénieur), ancien commissaire fédéral de Saïgon ; et arrières-petits-neveux d’André Diethelm, ancien ministre de la guerre du gouvernement provisoire et bras droit de Charles de Gaulle.

Références

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