Idriss Aberkane

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Idriss Aberkane
Idriss Aberkane lors d'un événement Wikistage à Paris en 2013.
Naissance

Pithiviers (France) (40 ans)
Nationalité
Drapeau de la France France
Principaux intérêts
Économie du savoir, biomimétisme, éducation, géopolitique

Idriss Jamil Aberkane, né le 23 mai 1986 à Pithiviers, est un essayiste, conférencier, entrepreneur et vidéaste français[1],[2]. Il se fait connaître du grand public au milieu des années 2010 par ses conférences, ses chroniques dans Le Point et surtout par le succès de Libérez votre cerveau !, essai de développement personnel et de vulgarisation publié en 2016. Il développe parallèlement un ensemble d'idées sur l'apprentissage, la « neuroergonomie », l'économie du savoir, le biomimétisme et la « noopolitique », qu'il présente dans des livres, des notes de réflexion, des formations et de nombreuses interventions publiques[3].

Son parcours académique et l'usage qu'il fait de ses titres ont cependant suscité d'importantes controverses. Il est titulaire d'un doctorat en littérature générale et comparée de l'université de Strasbourg obtenu en 2014 et d'un doctorat de l'université Paris-Saclay en sciences de gestion, préparé à l'École polytechnique et soutenu en 2016[4],[2]. Le « PhD » en relations internationales et diplomatie qu'il obtient en 2013 au Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS), établissement privé, n'est pas un doctorat national reconnu par l'État français[5]. En 2022, le comité d'éthique de l'École polytechnique conclut par ailleurs à un plagiat dans une partie de sa thèse de Paris-Saclay et recommande l'annulation de la thèse. Selon TheMeta.News, une commission ad hoc réunie par l'université Paris-Saclay décide toutefois au printemps 2025 de ne pas l'annuler ; en juin 2026, Aberkane conserve donc son titre de docteur[6],[7].

À partir de la pandémie de Covid-19, il accroît son audience en ligne en prenant position contre plusieurs mesures sanitaires et en relayant des affirmations contestées par des services de vérification de l'AFP et de Franceinfo[8],[9],[10]. En mai 2026, la justice neuchâteloise le condamne en appel à vingt-quatre mois de prison avec sursis pour plusieurs actes de gestion déloyale et de faux dans les titres dans l'affaire de la société General Bionics ; Aberkane annonce vouloir saisir le Tribunal fédéral suisse[11].

Biographie

Formation et diplômes

Idriss Aberkane commence ses études supérieures en biologie à l'université Paris-Sud. Il effectue ensuite une partie de sa formation en sciences cognitives dans un cursus auquel participe l'École normale supérieure. Plusieurs présentations biographiques l'ont ensuite qualifié de « normalien ». En 2016, Le Monde corrige son propre portrait après vérification : il a bien effectué une partie de ses études à l'ENS, où il avait été admis sur dossier et non sur concours[3]. Une enquête de L'Express publiée la même année relève plus largement plusieurs formulations avantageuses ou ambiguës de son curriculum vitæ, notamment sur ses liens avec l'ENS, Polytechnique et des organismes de recherche[12].

En décembre 2013, il soutient au Centre d'études diplomatiques et stratégiques une dissertation en anglais intitulée On Noopolitik & the New Great Game. Le CEDS, établissement privé, lui délivre un titre de « PhD » en relations internationales et diplomatie. Ce diplôme est le premier des « trois doctorats » qu'Aberkane met ensuite régulièrement en avant, mais il ne relève pas du doctorat national français[3],[5].

Le 16 juin 2014, il soutient à l'université de Strasbourg un doctorat en littérature générale et comparée sous la direction d'Éric Geoffroy et Patrick Laude. Sa thèse, Ballade de la conscience entre Orient et Occident : une perspective soufie sur la conscience occidentale, connectant "The Kasidah" de R. F. Burton et "The Waste Land" de T. S. Eliot, rapproche notamment les œuvres de Richard Francis Burton et T. S. Eliot dans une perspective inspirée du soufisme[4].

Il soutient le 3 février 2016 une seconde thèse universitaire, à l'université Paris-Saclay, préparée à l'École polytechnique. Le diplôme est délivré dans la spécialité « sciences de gestion » ; le manuscrit porte le titre anglais Mind Ergonomy for the Knowledge Economy. Software Neuroergonomics and Biomimetics for the Knowledge Economy. Why? How? What? et sa couverture mentionne la spécialité « sciences de gestion et épistémologie appliquée »[2],[6]. Contrairement à une présentation fréquente dans ses interventions et notices promotionnelles, il ne s'agit donc pas d'un doctorat en neurosciences.

Au milieu des années 2010, il intervient comme chargé de cours à CentraleSupélec et figure comme « affiliated scholar » sur la liste du Kozmetsky Global Collaboratory, structure liée à l'université Stanford[13]. Le Monde précise en 2016 qu'il est affilié à une association philanthropique elle-même affiliée à Stanford, et non titulaire d'un poste de chercheur de l'université. Le journal corrige également l'affirmation selon laquelle il aurait été enseignant-chercheur à Polytechnique : il y a préparé sa thèse, tandis que son enseignement se déroule à CentraleSupélec[3].

Médiatisation et carrière éditoriale

Aberkane acquiert une visibilité importante entre 2014 et 2016. Il publie alors régulièrement des chroniques dans Le Point, consacrées notamment à l'éducation, à l'innovation, au numérique, à la géopolitique et au biomimétisme[14]. Il intervient également à la télévision, notamment dans l'émission de TF1 Les Extra-Ordinaires, et multiplie les conférences destinées au grand public et aux entreprises[3].

Publié chez Robert Laffont en octobre 2016, Libérez votre cerveau ! : traité de neurosagesse pour changer l'école et la société devient son principal succès éditorial. Quelques semaines après sa sortie, Livres Hebdo le classe au douzième rang de son Top 20 et indique que le tirage, initialement fixé à 10 000 exemplaires, a été porté à 80 000 sous l'effet notamment de sa forte exposition sur les réseaux sociaux[15]. L'Express estime en 2022 que l'ouvrage s'est vendu à environ 265 000 exemplaires[5].

Il prolonge ces thèmes avec L'Âge de la connaissance : traité d'écologie positive en 2018, puis avec Le Triomphe de votre intelligence, consacré à l'intelligence humaine face à l'intelligence artificielle, en 2022. Il publie également de la poésie et des textes plus expérimentaux, notamment I : poésies & théories en 2020[16].

Entrepreneuriat et activité numérique

En parallèle de ses livres et conférences, Aberkane crée ou participe à plusieurs sociétés de conseil, de logiciels et de formation. Cette dimension entrepreneuriale est déjà mise en avant dans son portrait du Monde en 2016, qui mentionne alors trois jeunes entreprises[3]. L'une de ses activités les plus visibles est ensuite Scanderia, plateforme de contenus et de formations par abonnement. En 2026, celle-ci diffuse des masterclasses, des entretiens et des programmes consacrés entre autres à la culture générale, à l'économie de la connaissance, à l'intelligence artificielle et à la géopolitique, dont plusieurs sont animés par Aberkane[17].

À partir de la fin des années 2010, sa communication se déplace largement vers les réseaux sociaux et la vidéo en ligne. Ses interventions, d'abord centrées sur le développement personnel, l'apprentissage et l'innovation, prennent dans les années 2020 une place croissante dans les débats politiques, sanitaires et géopolitiques. Cette évolution élargit son audience mais l'expose aussi à de nombreuses vérifications factuelles et critiques sur la fiabilité de ses affirmations[5],[10].

Idées et travaux

Neuroergonomie, apprentissage et économie de la connaissance

Une grande partie du discours d'Aberkane associe apprentissage, sciences cognitives et développement personnel. Il reprend le terme de « neuroergonomie », qui désigne l'étude des relations entre le fonctionnement cérébral et les performances dans des situations de travail ou d'interaction avec des systèmes, et l'étend à des questions d'éducation, de mémorisation et d'organisation de la pensée. Dans Libérez votre cerveau !, il emploie notamment le terme de « neurosagesse » pour défendre l'idée qu'une meilleure connaissance du cerveau devrait être mise au service de l'autonomie et de l'épanouissement plutôt que de la seule productivité[3].

Ses textes mêlent ainsi résultats issus des sciences cognitives, exemples historiques, méthodes mnémotechniques, anecdotes et notions forgées ou reformulées par lui. Il s'intéresse en particulier aux techniques de mémorisation, à la répartition de la charge cognitive et à la manière de présenter l'information pour faciliter son apprentissage. Cette approche, très présente dans ses conférences et formations, est l'un des ressorts de sa popularité auprès du grand public ; elle est aussi au cœur des critiques formulées par des chercheurs lorsqu'il donne un statut scientifique à des notions qui ne sont pas établies comme telles dans la littérature académique[18].

Dans l'étude Économie de la connaissance, publiée en 2015 par la Fondation pour l'innovation politique, Aberkane part de la différence entre ressources matérielles et savoirs : un bien matériel se raréfie lorsqu'il est consommé ou partagé, tandis qu'une connaissance peut être transmise sans être perdue par celui qui la possède. Il en déduit que la connaissance constitue, selon son modèle, une ressource non rivale susceptible d'alimenter une croissance moins dépendante de l'extraction de matières premières. Il insiste aussi sur le rôle du temps et de l'attention dans les échanges de savoir et décrit la combinaison de connaissances comme une source de valeur supérieure à leur simple juxtaposition[19].

Cette étude introduit également plusieurs formules pédagogiques qu'il reprend ensuite en conférence, dont la matrice « Love Can Do », destinée à caractériser la rencontre entre motivation et compétence dans les organisations. Il présente ces propositions comme des outils de réflexion et de management, qu'il reprend dans ses conférences et ses ouvrages[19].

Biomimétisme et écologie

Aberkane relie étroitement son économie de la connaissance au biomimétisme. Il présente la nature comme un réservoir de solutions issues de l'évolution qu'il serait plus profitable d'étudier que de réduire à une source de matières premières. Dans cette perspective, il défend l'idée qu'une activité économique fondée sur l'imitation des procédés du vivant permettrait de concilier innovation, croissance et réduction des déchets[19].

Cette réflexion est influencée par l'entrepreneur belge Gunter Pauli et sa « Blue Economy », qui cherche à développer des procédés industriels inspirés des écosystèmes et valorisant les sous-produits. Aberkane reprend ces thèmes dans ses conférences puis dans L'Âge de la connaissance, où il les associe à une « écologie positive » : plutôt que d'opposer systématiquement économie et protection de la nature, il propose de déplacer la création de valeur de la consommation de matière vers l'exploitation de connaissances tirées du vivant[19].

Noopolitique et géopolitique de la connaissance

Dans sa note La noopolitique : le pouvoir de la connaissance, publiée par la Fondation pour l'innovation politique en 2015, Aberkane reprend la notion de « noopolitique » pour désigner l'interaction entre pouvoir et savoir. Il l'oppose à une géopolitique centrée sur la maîtrise des territoires et des ressources matérielles, et affirme qu'un État peut accroître sa puissance par la circulation interne des connaissances, l'innovation et la capacité d'apprentissage[20].

Le terme ne lui est pas propre : il avait notamment été utilisé à la fin des années 1990 par les chercheurs américains John Arquilla et David Ronfeldt pour penser les effets politiques des réseaux d'information. Aberkane lui donne une portée plus normative et pacifiste. Il soutient que, parce que le savoir peut être partagé sans être divisé, la compétition internationale pourrait être en partie déplacée de la conquête de ressources vers la production et l'échange de connaissances. C'est dans ce cadre qu'il développe ses analyses du « nouveau Grand Jeu », de la « guerre à la guerre » et d'un « complexe pacifico-industriel », expressions qui occupaient une place importante dans ses conférences de la première moitié des années 2010[20].

Travaux sur la conjecture de Syracuse

À partir de la fin des années 2010, Aberkane s'intéresse aussi à la conjecture de Syracuse, ou problème de Collatz. Il cosigne en 2021 un article sur la linéarisation de la convergence de Collatz[21], puis publie en 2022 dans la revue Mathematics un article intitulé Collatz Attractors Are Space-Filling. Il y affirme démontrer un résultat asymptotique sur certains ensembles d'antécédents des suites de Collatz et le présente comme plus fort qu'un résultat publié en 2019 par le mathématicien Terence Tao[22].

Dans ses vidéos, il va plus loin et revendique avoir résolu la conjecture de Syracuse. Cette conclusion n'est pas reconnue par la communauté mathématique. L'enquête de L'Express de 2022 rapporte les objections de mathématiciens interrogés sur ses démonstrations et sur la portée qu'il leur attribue[5]. La publication de travaux dans une revue à comité de lecture ne signifie donc pas que la conjecture elle-même soit considérée comme démontrée.

Réception, critiques et controverses

Parcours académique et statut scientifique

La médiatisation d'Aberkane en 2016 s'accompagne de débats sur la manière dont il présente son parcours. Son curriculum vitæ et des notices le décrivent alors comme « normalien », chercheur à Stanford, enseignant-chercheur à Polytechnique ou détenteur de trois doctorats, formulations reprises par certains médias. Les vérifications publiées par Le Monde et L'Express conduisent à les nuancer : il a étudié à l'ENS après admission sur dossier et non après réussite au concours ; son activité d'enseignement se situe à CentraleSupélec et non à Polytechnique ; son lien avec Stanford passe par le Kozmetsky Global Collaboratory ; enfin, l'un des trois titres qu'il appelle doctorats provient du CEDS, établissement privé dont le diplôme n'a pas le statut du doctorat national[3],[12],[5].

Ces précisions ne remettent pas en cause ses deux doctorats universitaires ni les activités académiques ponctuelles qu'il a effectivement exercées. Elles distinguent cependant ces titres de ses présentations comme chercheur en neurosciences rattaché à Polytechnique ou à Stanford : son doctorat de Paris-Saclay relève des sciences de gestion, tandis que son lien avec Stanford est celui d'un « affiliated scholar » du Kozmetsky Global Collaboratory[2],[13].

La réception de ses travaux est contrastée. Dans le portrait publié par Le Monde en 2016, plusieurs universitaires ayant participé à son parcours défendent sa capacité à croiser les disciplines : Yves Burnod, rapporteur de sa thèse de Paris-Saclay, estime notamment que le travail est original, tandis que Pierre-Jean Benghozi valorise sa démarche transdisciplinaire[3]. D'autres chercheurs contestent fortement le fondement scientifique d'une partie de ses notions. En 2018, le chercheur en sciences cognitives Franck Ramus juge dans Vice que plusieurs de ses concepts sont des inventions dépourvues de fondement scientifique et critique l'usage d'un vocabulaire neuroscientifique pour leur conférer de l'autorité ; l'École polytechnique indique de son côté ne pas apporter de caution scientifique à ses conférences[18].

Plagiat dans la thèse de Paris-Saclay

La thèse soutenue en 2016 à Paris-Saclay devient accessible après une période d'embargo. L'examen du manuscrit conduit à signaler que plus de quarante pages de son chapitre XIII, consacré au Chromium Embedded Framework (CEF), sont identiques à la documentation en ligne de ce projet open source[7]. Saisi par l'École polytechnique et l'université Paris-Saclay, le comité d'éthique de Polytechnique conclut en septembre 2022, à l'unanimité, que le plagiat est établi et recommande l'annulation de la thèse[6].

Aberkane nie avoir commis un plagiat et conteste l'analyse du comité. En 2023, lorsque ses conclusions deviennent publiques, la sanction recommandée n'est pas appliquée : l'École polytechnique a accueilli la préparation du doctorat, mais le diplôme a été délivré par l'université Paris-Saclay, ce qui rend la procédure de retrait distincte de l'avis éthique[6].

L'affaire connaît ensuite une issue différente de celle préconisée par le comité. Selon TheMeta.News, une commission ad hoc réunie au printemps 2025 par l'université Paris-Saclay décide finalement de ne pas annuler la thèse. Le média rapporte en juin 2026 qu'Aberkane conserve son titre de docteur et que le manuscrit demeure signalé sur le portail national des thèses[7]. Le maintien du diplôme est ainsi distinct de l'avis rendu en 2022 par le comité d'éthique sur l'intégrité scientifique du manuscrit[6],[7].

Prises de position publiques et désinformation en ligne

Pendant la pandémie de Covid-19, Aberkane prend publiquement position contre le passe sanitaire, certaines mesures de restriction et la politique vaccinale. Il participe à des rassemblements et devient une figure suivie des milieux opposés à ces politiques. Le Parisien lui consacre en janvier 2022 un portrait centré sur son influence auprès des milieux antivaccination, après plusieurs controverses liées à ses publications[23].

Plusieurs de ses messages font l'objet de vérifications. En novembre 2021, il relaie un article ancien en affirmant que le dirigeant de Pfizer, Albert Bourla, s'est vu refuser l'entrée en Israël parce qu'il n'était pas vacciné contre son propre produit. L'article cité datait en réalité de mars 2021, quelques jours avant la seconde injection de Bourla. Aberkane précise ensuite lui-même la date de l'article, mais sa première publication, largement partagée, continue de circuler sans cette correction[8]. En juin 2022, l'AFP examine une autre publication dans laquelle il présente un extrait de Fox News comme l'aveu que l'hydroxychloroquine serait efficace contre le Covid-19 ; les données et recommandations sanitaires disponibles ne validaient pas cette conclusion[9].

Cette activité ne se limite pas au Covid-19. En 2023, Franceinfo le cite parmi les figures ayant élargi leur audience par la diffusion de récits conspirationnistes et relève qu'après le séisme de février 2023 en Turquie et en Syrie il défend sur YouTube l'hypothèse d'une secousse provoquée artificiellement[10]. En janvier 2025, Les Surligneurs réfutent également une affirmation qu'il a diffusée selon laquelle le Parti démocrate américain aurait fondé le Ku Klux Klan, en rappelant que l'organisation a été créée par d'anciens soldats confédérés et non par le parti[24]. Ces épisodes prolongent au-delà de la période sanitaire les vérifications factuelles dont ses publications font régulièrement l'objet.

Affaire General Bionics en Suisse

En 2018, Aberkane participe à la création en Suisse de General Bionics, société présentée comme active dans le biomimétisme et les technologies. L'entreprise connaît rapidement de graves difficultés et tombe en faillite. En décembre 2020, la Radio télévision suisse révèle l'ouverture à Neuchâtel d'une enquête pour gestion déloyale portant sur la conduite de la société ; Aberkane conteste les accusations et met en cause certains de ses anciens associés[25].

La procédure aboutit plusieurs années plus tard à un procès, puis à un appel. Le 6 mai 2026, la Cour pénale du Tribunal cantonal de Neuchâtel le condamne à vingt-quatre mois de prison avec sursis. La juridiction retient plusieurs actes de gestion déloyale ainsi que des faux dans les titres, alourdissant la sanction prononcée en première instance[26],[11]. À l'issue du jugement, Aberkane conteste la procédure et annonce son intention de saisir le Tribunal fédéral suisse[11].

Publications

Ouvrages

La Bibliothèque nationale de France recense notamment les ouvrages suivants parmi ses publications[16] :

  • Libérez votre cerveau ! : traité de neurosagesse pour changer l'école et la société, Paris, Robert Laffont, 2016.
  • L'Âge de la connaissance : traité d'écologie positive, Paris, Robert Laffont, 2018.
  • Capitaine Kwaste : mieux que la décroissance, la croissance paulienne !, SuperFrance éditions, 2020.
  • I : poésies & théories, VLB éditions, 2020.
  • Le Triomphe de votre intelligence : pourquoi l'intelligence humaine ne sera jamais remplacée par celle des machines, Paris, Robert Laffont, 2022.

Études et articles sélectionnés

  • Économie de la connaissance, Fondation pour l'innovation politique, mai 2015[19].
  • La noopolitique : le pouvoir de la connaissance, Fondation pour l'innovation politique, novembre 2015[20].
  • avec A. Rahn, E. Sultanow, M. Henkel et S. Ghosh, « An Algorithm for Linearizing the Collatz Convergence », Mathematics, 2021[21].
  • « Collatz Attractors Are Space-Filling », Mathematics, 2022[22].

Références

  1. ↑ « Notice de personne « Aberkane, Idriss J. (1986-....) » », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le )
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 et 2,3 « Attestation de réussite au doctorat de l'université Paris-Saclay », sur Université Paris-Saclay, document reproduit sur le site d'Idriss Aberkane, (consulté le )
  3. ↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6 3,7 et 3,8 Sabah Rahmani, « Idriss Aberkane, le cerveau qui libère le nôtre », sur Le Monde, (consulté le )
  4. ↑ 4,0 et 4,1 « Ballade de la conscience entre Orient et Occident : une perspective soufie sur la conscience occidentale, connectant « The Kasidah » de R. F. Burton et « The Waste Land » de T. S. Eliot », sur ECRIN, université de Strasbourg (consulté le )
  5. ↑ 5,0 5,1 5,2 5,3 5,4 et 5,5 Victor Garcia, Alix L'Hospital et Bruno D. Cot, « Déboires financiers, CV surgonflé, complotisme... Idriss Aberkane, itinéraire d'un mystificateur », sur L'Express, (consulté le )
  6. ↑ 6,0 6,1 6,2 6,3 et 6,4 « La thèse d’Idriss Aberkane à Polytechnique ? Un cas de plagiat « évident », pour le comité d’éthique de l’école », sur Le Temps, (consulté le )
  7. ↑ 7,0 7,1 7,2 et 7,3 Lucile Veissier, « Les destins croisés d’Étienne Klein et d’Idriss Aberkane », sur TheMeta.News, (consulté le )
  8. ↑ 8,0 et 8,1 AFP France, « Attention, cet article annonçant que le PDG de Pfizer n'est pas complètement vacciné date de mars », sur AFP Factuel, (consulté le )
  9. ↑ 9,0 et 9,1 Claire-Line Nass, « Non, il n'est (toujours) pas avéré que l'hydroxychloroquine est un traitement efficace contre le Covid », sur AFP Factuel, (consulté le )
  10. ↑ 10,0 10,1 et 10,2 franceinfo, « VRAI OU FAKE. Comment la propagation de la désinformation s'est accélérée en France au cours des dernières années », sur DE FACTO / Franceinfo, (consulté le )
  11. ↑ 11,0 11,1 et 11,2 « Neuchâtel condamne Idriss Aberkane à 24 mois de prison », sur Canal Alpha, (consulté le )
  12. ↑ 12,0 et 12,1 Martin Clavey, « Sciences et recherche : le CV dopé d'Idriss Aberkane », sur L'Express, (consulté le )
  13. ↑ 13,0 et 13,1 « People – Affiliated Scholars », sur Kozmetsky Global Collaboratory, Stanford University (consulté le )
  14. ↑ « Idriss J. Aberkane », sur Le Point (consulté le )
  15. ↑ Claude Combet, « Phénomène : entraîner son cerveau », sur Livres Hebdo, (consulté le )
  16. ↑ 16,0 et 16,1 « Notices bibliographiques liées à Idriss J. Aberkane », sur Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (consulté le )
  17. ↑ « Scanderia », sur Scanderia (consulté le )
  18. ↑ 18,0 et 18,1 Bruno Lus, « On a essayé de libérer notre cerveau avec Idriss Aberkane », sur Vice, (consulté le )
  19. ↑ 19,0 19,1 19,2 19,3 et 19,4 Idriss J. Aberkane, « Économie de la connaissance », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  20. ↑ 20,0 20,1 et 20,2 Idriss J. Aberkane, « La noopolitique : le pouvoir de la connaissance », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  21. ↑ 21,0 et 21,1 Alexander Rahn, Eldar Sultanow, Max Henkel, Sourangshu Ghosh et Idriss J. Aberkane, « An Algorithm for Linearizing the Collatz Convergence », sur Mathematics, (consulté le )
  22. ↑ 22,0 et 22,1 Idriss J. Aberkane, « Collatz Attractors Are Space-Filling », sur Mathematics, (consulté le )
  23. ↑ « Idriss Aberkane, le docteur qui chuchote à l’oreille des antivax », sur Le Parisien, (consulté le )
  24. ↑ Nicolas Kirilowits, « Non, le Parti démocrate n’a pas créé le Ku Klux Klan », sur Les Surligneurs, (consulté le )
  25. ↑ Ludovic Rocchi, « Le chantre du biomimétisme Idriss Aberkane sous enquête en Suisse pour gestion déloyale », sur RTS Info, (consulté le )
  26. ↑ « La condamnation du conférencier Idriss Aberkane pour gestion déloyale alourdie en appel », sur RTS Info, (consulté le )

Article publié sur Wikimonde Plus

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