J'ai fait l'con

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J'ai fait l'con est un spectacle comique écrit et interprété par Dieudonné en 2008 produit par Les Productions de La Plume. Il s'agit de son huitième spectacle original, qui succède à Dépôt de Bilan (hors sa série « Best Of » qui reprenait des sketches de ses précédents spectacles).

Le DVD a été tourné au Zénith de Paris, le 26 décembre 2008 et propose en bonus une video filmée au théâtre de la Main d'Or, dans laquelle Dieudonné s'explique sur la venue sur scène de Robert Faurisson.

D'autres bonus inédits sont également présent sous la forme de deux sketchs revenant sur l'affaire Faurisson (« The Faurisson Case »), nom donné à la polémique qui s'ensuivit après la montée sur scène du révisionniste Robert Faurisson. Les vidéos débutent par un message d'avertissement indiquant que le CSA n'a pas donné son accord pour leur diffusion, et s'enchaînent sur des parodies d'interviews dans lequel Dieudonné joue le rôle d'un présentateur nommé Marc-Didier Ardigiel (en référence aux présentateurs télés Marc-Olivier Fogiel et Thierry Ardisson). La première vidéo met en scène Robert Faurisson, qui joue le rôle de Simon Krokfield, inspiré de Serge Klarsfeld, le « chasseur de nazi ». Dans la seconde vidéo, Ahmed Moualek (président de l'association « La Banlieue S'exprime ») est mis en scène à travers le personnage de Kader Bounty, caricaturant le politicien Malek Boutih.

Sur son site officiel et sur scène, Dieudonné affirme que son DVD est interdit à la vente[1]. En mars 2011, il a été condamné à 10 000 euros d'amende pour avoir fait remettre à Robert Faurisson un « prix de l'infréquentabilité » sur la scène du Zénith de Paris pour son spectacle J'ai fait le con[2].

Synopsis

En préambule de son spectacle, Dieudonné revient sur l'événement qui, d'après lui, a fait reparler de lui dans les médias, à savoir le baptême de sa fille Plume, avec comme parrain Jean-Marie Le Pen.

Les sketches

Le baptême de Plume
Pour redonner un coup de fouet à sa carrière et/ou pour refaire parler de lui dans les médias, Dieudonné a eu l’idée de demander à Jean-Marie Le Pen d’être le parrain de son enfant. Il revient plus en détail sur la genèse de ce coup médiatique et en analyse l’impact. Lors de la représentation au zénith enregistrée pour le DVD, il fait monter sur scène sa mère avec Plume, sa deuxième fille et 4ème enfant, qu'il fait applaudir après avoir déclaré non sans cynisme qu'elle est mal partie dans la vie puisque son père, c'est Dieudonné, et son parrain, c'est Le Pen…
Les pygmées
Dieudonné raconte la mort du peuple ancestral des pygmées, programmée par la déforestation du Cameroun. En toile de fond, une visite à son père qui est retourné vivre sa retraite dans cette ancienne colonie allemande. À travers ce sketch, certaines critiques y voient une représentation de l'incompréhension qui existe entre la culture occidentale et celles de minorités ethniques. Cette incompréhension se traduit par une insensibilité et un désintéressement total envers les droits humains les plus élémentaires. Les acteurs de ce désastre visés ici sont les multinationales, ainsi que notre passé colonialiste.
Ne pas oublier
Jacky, le technicien son, arrive sur scène habillé en déporté juif, afin de déclarer « N’oubliez pas ». Il intervient suite au passage d'une nouvelle loi imposant la présence d'une personne habillée en déporté, par vigilance du Devoir de Mémoire. Ce sketch caricature le souhait de Sarkozy de « confier la mémoire d'un enfant juif déporté à chaque enfant élève de CM2[3] ».
Le mensonge
Dieudonné interprète une galerie de personnages en relation avec certains mensonges de l’administration américaine. Une imitation de George Bush interviewé par les médias français lui permet d’aborder l’histoire des États-Unis d’Amérique et notamment le 11 septembre. S’ensuit le portrait d’un mystérieux « parrain », largement inspiré de Don Corleone car en imitant l'accent, la voix et les expressions, appartenant visiblement au lobby de l’armement, représenté comme un marionnettiste contrôlant le gouvernement des États-Unis. Il conclut par une interprétation toute personnelle du secrétaire américain à la défense Colin Powell, vis-à-vis de sa prestation au conseil de sécurité des Nations Unies.
Le président africain
Dieudonné reprend ici sa récurrente imitation d’un personnage africain (Oképi Malin), mais cette fois-ci pour dresser le portrait d’un dictateur typique d’un pays d’Afrique noire. Son assistante sur scène (qu’on retrouve également dans le Best Of) lui donne la réplique à travers une interview sans concession entre une journaliste occidentale et le despote. Certainement mis au pouvoir (ou en tout cas entretenu) par l’ancien pays colonisateur, ce personnage haut en couleur permet de caricaturer sans concession ce qu’on a appelé la « françafrique », permettant de continuer le pillage des matières premières tout en donnant l’impression d’une apparente indépendance. Dieudonné y va de bon cœur dans les clichés du « sauvage africain » fantasmé, en évoquant l’affaire des diamants de Bokassa et en façonnant un personnage rappelant celui joué par Forest Whitaker dans Le Dernier Roi d’Écosse.
L'émission de télé
Inviter sur le plateau d’une émission les proches des plus grands tueurs et violeurs en série, tel est le thème de ce sketch. On peut y déceler une critique des émissions télévisées qui réalisent leur fonds de commerce sur le scandale, la souffrance humaine et sa récupération pour réaliser de bonnes audiences grâce au « racolage ».
Hommage à Nougaro sous forme de « tragédie greco-palestinienne »
Sur fond de musique manouche, Dieudonné imite la voix de son « camarade » disparu comme il le rappelle, Claude Nougaro, pour interpréter un texte sur un jeune kamikaze palestinien. L’affiche du spectacle renvoie par ailleurs à ce personnage.

Notes

Liens externes

Le blog vidéo de Dieudonné

Article publié sur Wikimonde Plus