Jean-Claude Collot
Naissance |
Ancinnes, Sarthe, (France) |
---|---|
Nationalité |
![]() |
Activité principale | metteur en scène, comédien, producteur, tourneur, fondateur et directeur de la Scène nationale 61 |
Style |
Jean-Claude Collot, né à Ancinnes (Sarthe) le 24 janvier 1947, est un comédien et metteur en scène de théâtre français.
Il est le fondateur de la Scène nationale 61, qu'il dirige de 1971 à 2007[1].
Biographie
Né de parents instituteurs de campagne, l’avenir de Jean-Claude Collot semble tout tracé : il sera enseignant. Après une scolarité très chaotique, il entre à l’Ecole Normale d’Instituteurs d’Alençon et obtient son Baccalauréat philosophie en 1966. C’est aussi cette année-là qu’il suit son premier « stage Jeunesse et Sports d’Art Dramatique » avec André Malartre qui deviendra plus tard son maître. En 1967, il obtient son CAP d’instituteur, et en 1968 sa première titularisation. En 1968, il effectue son service militaire pendant 15 mois et c'est alors qu'il a un déclic : il est fait pour le monde du spectacle. Pour ne pas avoir à rembourser ses études, il devient en 1971 Maître auxiliaire d'EPS, détaché comme Conseiller d’Education Populaire au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Il se forme en parallèle à la gestion et l’administration, passe des examens. En 1970, il organise ces premières tournées d’artistes dans des villages de l'Orne : Franscesca Solleville, Maurice Fanon, Avron et Evrard, Marc Ogeret, Jean-François Panet... C’est à l’occasion de ces tournées qu’il se lie d’amitié avec certains artistes et certains spectateurs dont par exemple François Morel qui deviendra son ami proche. Parallèlement, il suit, puis encadre des « ateliers de formation de comédiens », des stages de perfectionnement et de réalisation dans le cadre du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
En 1976, il devient l’assistant d’André Malartre puis crée sa propre troupe de théâtre : la Compagnie du Mal D'aurore. Il aménage ainsi un ancien cinéma en salle de spectacle à Alençon. Les premières années sont difficiles. Le public se fait rare du fait d'une programmation jugée trop « avant-gardiste ». Malgré les attaques nombreuses et violentes, le maire d'Alençon et quelques conseillers le soutiennent. Il mettra dix ans à remplir le théâtre qui sera rebaptisé en 1982 la "Scène Nationale". L’établissement étendra son action vers les villes de Flers, La Ferté Macé puis Mortagne pour devenir la Scène nationale 61.
En 2007, il est sollicité par Philippe Duron, le Président du Conseil régional de Basse-Normandie, pour rejoindre son cabinet. Il devient alors son conseiller puis celui de Laurent Beauvais[2] jusqu’en 2010.
Depuis 2010, il se consacre à la formation de fonctionnaires territoriaux, notamment pour les Centres Nationaux de la fonction publique territoriale.
Comédien
- 1970 : Périclès, de George Bernard Shaw, mise en scène de André Malartre : Cléon
- 1972 : Tristan Le Fol, de Jean Laurent, mise en scène de André Malartre : Tristan
- 1974 : Escurial, de Michel de Ghelderode, mise en scène de Jean-Pierre Dupuy, avec Jean-Marie Frin : le roi
- 1975 : Marat-Sade, de Peter Weiss, mise en scène de Jean-Pierre Dupuy, avec Jean-Baptiste Malartre (aujourd’hui Sociétaire de la Comédie Française) : le Directeur de l’Hospice
- 1976 : L’Opéra du gueux, de John Gay, mise en scène de Jean-Pierre Dupuy : Macky
- 1978 : La musica, de Marguerite Duras : M. Nollet
- 1980 : Autopsie d’un guerrier, de Gilles Boulan, mise en scène de Jean-Pierre Dupuy : le guerrier
- 1980 : Cercle de craie caucasien, de Bertolt Brecht, mise en scène de Jean-Pierre Dupuy : le juge Azdac
- 1981 : Le brave soldat Chveïk, de Jaroslav Hašek, mise en scène de Jean-Pierre Dupuy : Chveïk
- 1983 - 1986 : Comédiens cherchent public – et plus si affinité, mise en scène de Jean-Claude Collot
- 1983 : Hep-Hep, de Cécile Miguel et André Miguel, mis en scène de André Malartre
- 1984 : Ma planète où mourir, mise en scène de Jean-Claude Collot
- 1986 – 1989 : Les années trente en chansons, mise en scène de Jean-Claude Collot
- 1987 : De mémoire d’accordéon, mise en scène de Jean-Claude Collot
Metteur en scène
- 1977 : L’empereur de Chine, de Georges Ribbemont-Dessaignes
- 1978 : Désordre dans la bibliothèque, de Gilles Boulan
- 1982 : Les Troyennes, de Euripide (adapation de Jean-Paul Sartre)
- 1983 : Comédiens cherchent public pour (mou)rire d'amour et plus si affinités [3]
- 1984 : Vive la mariée, de Gillles Boulan
- 1986 : Maman je t’aime … quand même[4], de Gillles Boulan
- 1986 : Les années trente en chansons[5], spectacle musical
- 1987 : De mémoire d’accordéon, spectacle musical
- 1989 : En chantant la révolution[6], spectacle musical
- 1992 : Les aventures de Moussouke
- 1995 : Erik Satie ou les confessions d’un précieux dégoûté, mis en scène pour deux guitares et deux comédiens
Distinctions et récompenses
- Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres 1999
- Chevalier des Palmes Académiques 2011
Références
- ↑ « En culture, ce sont les élus qui décident », sur Ouest-France,
- ↑ Jean-Louis Gouraud, La bride sur le cou : galopades, croupades et ruades, Actes Sud, , 298 p. [présentation en ligne].
- ↑ http://data.bnf.fr/39472841/comediens_cherchent_public_pour__mou_rire_d_amour_et_plus_si_affinites_spectacle_1984/
- ↑ http://data.bnf.fr/39480942/maman__je_t_aime_spectacle_1986/
- ↑ http://data.bnf.fr/39468252/les_annees_30____en_chansons_spectacle_1987/
- ↑ http://data.bnf.fr/39492927/en_chantant_la_revolution_spectacle_1988/
Article publié sur Wikimonde Plus
- Portail du théâtre