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Mario Feroce

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Mario Feroce

Mario Feroce est un metteur en scène de théâtre/opéra et un réalisateur et scénariste de cinéma italien, né à Syracuse dans la région de Sicile en Italie le 1er février 1955.

La perte de son père à cinq ans, fait entourer son enfance par trois femmes (mère, grand-mère et sœur) bienveillantes, et marque son œuvre peuplée quasi uniquement par des femmes.

Biographie

Les premiers pas

Issu d'une famille prolétaire, Mario Feroce est né dans la ville de pêcheurs de Syracuse, sur la côte adriatique. De la Sicile il lui restent des souvenirs liés à la vision d'un chat fait tomber des toits à cause de ses miaulements nocturnes. Ce souvenir marquera toute sa vie. Peu après le père Antonio tombe gravement malade (cancer), et pour le sauver, la mère Liliana n'hésite pas à faire recours à des sorciers qui vont poser des lapins éventrés et encore vivants sur le front du malade. Vision de torture qui ne fait qu'accroître le dégoût de Mario pour le monde des « humains ». Peu après le père meurt et la mère abandonne leur ville de « travail » pour rejoindre la famille à Trieste.

Les débuts

Le très jeune Mario est très vite attiré par les images des journaux qu'il découpe et qu'il recolle, sans savoir encore lire, créant ainsi des histoires personnelles sans aucune cohérence… C'est lors de ses études techniques vers l'âge de dix-huit ans qu'il découvre la photographie et achète sa première caméra 8 mm. Ses premiers films sont des films de vacances qu'il utilisera plus tard pour ses premiers montages. Mais la rencontre avec son ami d'école Alessandro Pace, lui fait découvrir la musique.

La Musique

Il commence avec le piano-jazz et joue dans plusieurs formations de Trieste. Il découvre la flûte à bec et joue dans le groupe Renaissance, où il fait la connaissance de la musique classique et plus tard du basson qu'il commence à jouer au conservatoire.

C'est muni de cet instrument qu'il vient en France pour travailler avec Maurice Allard et Michel Denize. Après une activité de concertiste (en solo et formations de chambre) et de musicien d'orchestre philharmonique, il aborde la direction d'orchestre avec Franco Ferrara et Carlo-Maria Giulini.

Il quitte l'Italie pour la France, où il s'installe à Nice. Il dirige divers concerts avec plusieurs orchestres. À son répertoire : Vivaldi, Tchaïkovski, Brhams, Mozart, Beethoven, etc. Alors que son activité de chef d'orchestre s'envole, la mort de sa mère l'éloigne de la musique pour le rapprocher du rêve de son enfance : la réalisation et la mise en scène.

La mise en scène

Pour se former à ce métier, il entre parallèlement à l'Opéra de Monte-Carlo et à l'Institut "Ipotesi Cinema" d'Ermanno Olmi.

À l'Opéra de Monte-Carlo il assiste les plus grands metteurs en scène (Pier-Luigi Pizzi, Margarita Wallman, etc.) et travaille avec les plus grands chanteurs (Luciano Pavarotti, Roberto Alagna, Julia Migenes, etc.)

Pendant ce temps, à Ipotesi Cinéma, Ermanno Olmi lui parle de la "non-nécessité de l'argent" dans le cinéma. Chose que, au premier abord le laisse perplexe... (mais plus tard...)

Il commence à mettre en scène des opéras (Così fan tutte, La serva padrona, etc.) et des pièces de théâtre (La Cantatrice Chauve, La Voix humane, etc.). En 1997 il réalise un de ses rêves : mettre pour la première fois intégralement en scène l'oratorio La Passion selon Saint Jean de J.S. Bach, souvent mis "en espace" mais jamais (jusque là) complètement en scène comme un opéra sacré (à cause de problèmes dramaturgiques qu'il sus résoudre). C'est le grand maître de la musique Jean-Claude Malgoire qui assure la direction musicale de l'œuvre.

Un an plus tard il écrit le livret de l'opéra de chambre La Clé du Pardis du Compositeur Olivier dos Santos, qui parle d'un chat (eh oui...) qui prend la parole pour dire à son maître qu'il ne le trouve pas si intelligent que cela...

Mais Mario Feroce ne perd pas de vue la réalisation. Il continue à produire des courts-métrages qui lui servent d'étude.

La Réalisation

En 1995, pour le centenaire du cinéma, il se lance dans la réalisation de son premier court-métrage professionnel Crise de Foi...e !

En 1999, suite à une grande déception amoureuse, il quitte Nice pour Paris. Là il rencontre Alain Rocca qui, en premier, lui parle de cinéma numérique. Réticent dans un premier moment, Mario se lance dans ce format avec son premier long-métrage en 2001 (La Porte, Bleu) qu'il n'achève pas mais qui lui donne la clé de celui qui sera vraiment son style. Un an plus tard il tourne LE SABLE qui sera son premier long-métrage officiel, mais distribué seulement en 2006.

Ce film semble être la naturelle évolution du néo-réalisme italien, de la nouvelle vague française et du mouvement dogma-95. L'évolution de l'histoire amoureuse entre les deux jeunes femmes est traité avec sensibilité et grande poésie. Les images sont très belles et mêlent des moments quasi-documentaires aux interludes poétiques.

Filmographie

  • 2001 : La Porte, Bleu avec Chantal Desroches

2006 : Le Sable avec Mauhaut Rabath et Elisa Menez

Liens externes

(fr) Site des oeuvres de Mario Feroce

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