Réaction des écrivains haïtiens sous l'occupation américaine

Aller à : navigation, rechercher

En juillet 1915, Haïti fut le théâtre du débarquement des marines d'un bateau de guerre américain le Washington, commandé par l’amiral Caperton. Pourtant ce débarquement, légalisé par la doctrine Monroe ne pouvait, en dépit de la puissance militaire des États-Unis s’effectuer sans raison apparente. Aussi les américains profitaient-ils de la déchéance et de l’assassinat du président Jean Vilbrun Guillaume Sam pour justifier cette intervention militaire. Cette occupation va durer dix neuf ans. Si Charlemagne Péralte et Benoît Batraville ont choisi la voie des armes, sans résultat d’ailleurs, les intellectuelles haïtiens quant à eux vont se servir de leur plume comme instrument de leur désapprobation.

Quête identitaire

Au début de l’occupation américaine, après la victoire décisive des militaires sur les révoltés haïtiens, la résistance armée haïtienne a été anéantie. Le peuple haïtien se considère alors comme vaincu : il accepte et obéit à tous les ordres de l’occupant. En outre les préjugés de l’époque créent chez l'Haïtien une complexe infériorité : l’Américain est devenu aux yeux des Haïtiens un Héros mythiques, il est blanc et il est le tout puissant. Alors pour réveiller l’âme nationale déjà atteinte, des écrivains s’engagent et trouvent de nouvelles sources d’inspirations. Pour eux commencent déjà un nouveau combat, le combat pour la quête identitaire.

L’occupation d’Haïti par les États-Unis (1915-1934) suscite une vive résistance patriotique cristallisée autour de la Revue de la Ligue de la jeunesse haïtienne en février 1916 et de La Nouvelle Ronde en 1925-1927. Collabore à ce mouvement de résistance la génération des poètes de "La Ronde" qui comprend Georges Sylvain (1866-1925), Etzer Vilaire (1872-1951), Seymour Pradel (1875-1943), Edmond Laforest (1876-1915) et Ernest Douyon (1885-1951)[1],[2].

C’est l’occupation nord-américaine qui favorisa paradoxalement une critique contestataire de l’emprise culturelle française. En 1927, la création de la Revue indigène et de "La Trouée", marque l’apparition du mouvement indigéniste qui sera suivie en 1938 par celle du mouvement des "Griots". Le processus de résistance s’enracine autour de la culture orale d’Haïti forgée depuis l’époque de l’esclavage et qui englobe les contes, les légendes, les traditions populaires locales avec leurs chants,

Retour à l’Afrique

À partir de cette époque, la littérature haïtienne va suivre une autre voix : elle devient une littérature engagée qui veut atteindre absolument son but c'est-à-dire aider le peuple haïtien à retrouver sa propre identité pour mieux affronter la réalité présente, pour résister physiquement et culturellement à l’occupation. Pour cela les écrivains commencent d’abord par faire accepter aux haïtiens leurs origines. Ils veulent leur apprendre à reconnaître leur appartenance à l’Afrique qu’ils considèrent comme la mère de tous les Haïtiens. C’est pourquoi Jean Price Mars affirme: «nous n’avons de chance d’être nous-mêmes que si nous ne répudions aucune part de l’héritage ancestral. Eh ! Bien cet héritage est pour les huit-dixièmes un don de l’Afrique.»

Ces écrivains se lancent à fond dans le travail de réhabilitions de l’Afrique. Ils revalorisent les valeurs africaines considérées trop longtemps comme primitives. À cet égard l’œuvre du docteur Jean Prince Mars est significative. Il s’applique à montrer que les Africains étaient aussi plus civilisés que les colonisateurs européens et que certains empires africains étaient aussi avancés que les grands empires européens. Ce fut le cas de l’empire soudanais. Il a atteint son apogée sous le règne d’Askia le grand, l’un des empereurs de la dynastie des Askia. À propos, le docteur écrit: « … là où la splendeur de l’empire atteignit le plus grand éclat ce fut dans le domaine des arts et des sciences. Les ruines de Tombouctou témoignent d’un épanouissement de l’art architectural à un degré qui rappelle quelque peu l’art égyptien. Les lettres et les séances cultivées par des hommes instruits,étaient enseignées à l’université de Sankoé, grande mosquée dont les ruines imposantes existaient encore il y a quelque trente ans.»

Dans ce livre Jean Price Pars utilise la science et l’ethnographie pour réfuter le préjuges racistes de l’époque dirigés contre des Africains. S’inspirant de lui, certains écrivains commencent à chanter les valeurs africaines et recommandent comme Jean Price Mars le retour aux sources c'est-à-dire à l’Afrique.

Valorisation de la culture haïtienne

À partir de cette date, les idées du poètes Etzer Vilaire vont être sévèrement contestées. À sa littérature universelle fait place une littérature typiquement haïtienne car l’heure n’est plus à l’imitation aveugle de la littérature française mais plutôt à la sauvegarde de la culture haïtienne envahie par la culture anglo-saxonne. Pour apporter une réponse au « choc » causé par l’occupation, au désarroi du peuple haïtien, les écrivains revalorisent le folklore haïtien ; entreprise contestée par « l’élite haïtienne ».

Certains écrivains vont critiquer sévèrement élite qui méprise les valeurs haïtiennes. Le docteur Jean Prince Mars n’hésite pas à dénoncer la vanité de l’aristocratie haïtienne à se croire autre qu’elle était et montra le danger d’une pareille attitude : «  Démarche singulièrement dangereuse si cette société alourdie d’impedimenta, trébuche dans les ornières des imitations plates et serviles… au fur et à mesure que nos nous efforcions de nous croire des Français colorés, nous désapprenions à être des Haïtiens tout court… » . Tout comme le docteur, d’autres écrivains ont voté pour un art profondément haïtien et pour aboutir à cette fin il fallait que la matière de nos œuvres soit tirée quelques fois de cette immense réserve que notre folklore où s’édifie la trame de notre caractère de peuple, notre âme nationale ».

Le folklore haïtien est une matière très riche et devient entre les mains de vos écrivains une arme dangereuse pour vaincre l’aliénation culturelle américaine : «  contes légendes, chansons, devinettes, chansons, proverbes, croyances fleurissent avec exubérance, une générosité et un candeur extraordinaire. Magnifiques matières humaines dont s’est pétri le cœur chaud, la conscience innombrable, l’âme collective du peuple haïtien ! » Même si les œuvres continuent à être écrites en français à partir de cette époque, Dans leurs œuvres, les écrivains vont mettre en exergue les éléments qui composent le folklore haïtien comme le vaudou, le rara, les veillées, mortuaires, les contes, le combite, etc. En ce sens, le livre de Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée, peut en témoigner. Dans la poésie de Carl Brouard le folklore haïtien va occuper une place très important. Pour lui, la vrai poésie se trouve « dans les refrains que nous chantaient le soir les nourrices qui bercèrent notre enfance : dodo, dodo pitit moin, crabe nan calalou, cribiche nan gambo, dodo pitite moin », les berceuses lentes et douces, au rythme apaisé… ». On pourrait aussi citer Émile Roumer ; sa poésie est remplie d’images tirées dans le milieu haïtien. Dans « marabout de mon cœur » il écrit « marabout de mon cœur aux seines de mandarine / tu m’es plus savoureux que crabe en aubergine/ tu es un afiba dedans mon calalou… ». Dans cette littérature, tous les Haïtiens se reconnaissent. Elle est l’expression des différents rapports que nous entretenons avec le monde extérieur pour répondre de nouveau le combat. Elle lui permet donc de reconnaître l’homme qu’il est réellement

Lutte idéologie

Dans cette même tentative de rejet des apports des Américains, les écrivains haïtiens vont encore une fois combattre l’occupant, mais cette fois de façon idéologie.

Le marxisme

L’occupation américaine est le fruit de l’impérialisme américain et comme le dit Michel Phillippe Lerebours dans Haïti et ses peintres, «  les Noirs comme les paysans étaient des exploités, victimes de l’impérialisme, du colonialisme de toutes les forces capitalistes. » Or devant cette situation les écrivains haïtiens, fouettés dans les orgueils, vont opposer au capitalisme la doctrine marxiste qui présent l’avantage d’épouser parfaitement leurs idées révolutionnaires. C’est pourquoi Lerebours nous dit encore : « Dabs des prises de position directe et sans fard, la nouvelle littérature luttant pour le triomphe des exploités, se voudra anticapitaliste(…) ». Et se réclamera bien souvent du marxisme. » Et Suzy Castor de renchérir : « Après 1925, le mouvement nationaliste eut plus de vigueur et connut une véritable innovation. Ses rangs furent grossis par des jeunes de souche bourgeoise ou petite bourgeoise arrivés de l’étranger (particulièrement France) influencés par la révolution russe d’octobre 1917 et les courants idéologiques marxistes(…). Anthony Lespès, Émile Roumer, Philippe Thoby Marcelin furent les idéologues et les animateurs de ce courant qui suscita l’enthousiasme de la jeunesse et qui donna de nobles dimensions au mouvement capitalisme ». Roumain fut d’ailleurs fondateur du parti communiste haïtien en 1934 (date à laquelle les Américains ont laissé le pays) et l’on doit reconnaître dans son livre Gouverneurs de la rosée est inspiration. De plus les influences de ces écrivains marxistes dépassent même la période de cette tutelle américaine : les écrivains de la génération d’après suivront en effet cette tendance, notamment Jacques Stephen Alexis et René Depestre.

Refus de l’infériorité de la race noire

À l’époque de l’occupation américaine l’Haïtien se considérait comme inférieur au blanc et les Américains racistes faisaient tout pour renforcer ce point de vue, en contrôlant tous les secteurs. Et en faisant usage de leur force. Mais les écrivains de l’époque ne l’entendaient pas ainsi. Ils refusèrent au contraire d’admettre que les brutes envoyés en Haïti par le gouvernement américain leur étaient supérieurs. Ils vont par conséquent clamer avec plus de force que la race noire ne doit pas l’oncle, Prince Mars dit : «  On a vu la race noire placée au dernier rang de la hiérarchie. Non seulement on lui refuse toute aptitude à la civilisation, mais des écrivains féroces à force d’être fantaisiste comme M. Paul Adam, par exemple, la ravalent au-dessous de certains animaux intéressants tel le chien ». Et il se demande : «  leur opinion se justifie-t-elle par l’incapacité invétérée de la race noire à s’élever au-dessus de la barbarie ou bien cette race-a-t-elle donné des preuves irrécusables qu’elle est susceptible de culture morale ?» On voit ici un écrivain révolté, et cette double interrogation es l’occasion pour Price Mars de récuser à travers son œuvres les faux raisonnements racistes de son époque. Lerebours reconnaît la démarche de ces défenseurs des noirs car il déclare dans Haïti et ses peintres : « À une littérature de plaidoiries et de justifications qui ne pensait s’appuyer que sur les valeurs occidentales et posait en principe que le nègre était capable de les assimiler à une littérature d’humour désespéré, qui de moins en moins, osait faire le procès du passé, ils ont substitué le grondement de la révolte ». Mais quoi qu’en dise l’auteur on peut retrouver cette démarche justificatrice dans Le nègre masqué, de Stephen Alexis où l’auteur, par l’intermédiaire du Héros Roger Sainclair s’insurge contre le racisme de l’occupant mais aussi contre celui de certains éléments de l’élite haïtienne : «  malgré le préjugé blanc, qui nous confond tout dans le même dédain, depuis l’octavon le plus clair jusqu’au le plus noir, vous en être encore entre vous à de misérables distinctions d’épiderme ! Ne vous plaignez pas du préjugé américain : l’attitude de beaucoup d’entre vous le légitime. » Stephen Alexis tente dans cet ouvrage de montrer que les populations noires peuvent atteindre un nouveau de développement assez élevé. Suzy Castor nota dans son ouvrage l’occupation américaine « notre élite, parée des dépouilles de la civilisation occidentale, manquait absolument de conscience raciale, elle avait honte de confesser qu’elle était noire, afin de mieux renier le passé (…). La libération de ce complexe était le premier pas nécessaire vers la décolonisation, conséquence du système colonial (…) Des lors les écrivains commencèrent à se référer avec orgueil à leur couleur noire, considérée jusqu'alors comme une tare. » Et cette déclaration résume parfaitement en ce sens la démarche patriotique de la plupart des intellectuels haïtiens de l’époque.

Les modèles des écrivains engagés

Éloge de la France

Les anciens esclaves ont chassé les Français du pays en 1803 mais après leur départ ils resteront attachés à leur ancienne métropole. Ce lien qui était sur le point d’être rompu se renouera davantage avec la brutale irruption des Américains sur la terre d’Haïti le 27 juillet 1915. Ainsi, allons-nous assister à une francophilie renforcée. En effet, les intellectuels de l’heure vont adopter la culture française qui, d’après eux est largement supérieure à celle des « barbares occupants » et aussi le Français, cultivé, raffiné, tolérant et intéressé par les choses de l’esprit, est-il opposé à l’Américain, ignare, vulgaire, raciste et plongé dans un sordide matérialisme. Le français sera alors la langue la plus parlée et plus utilisée. Cette francophilie renforcée de par ses réactions devient une forme de résistance d’autre plus que l’occupant voulait tout américaniser. C’est sans doute dans cette même lignée que Dantès Bellegarde écrit dans les nouvelles du 22 janvier 1923 : « la France occupe dans nos cœurs une place que nul peut lui enlever. Nous lui sommes unis par le sang et par la langue. » Edmond Laforest n’avait-il pas réagi dans la même optique en se suicidant avec un dictionnaire Larousse, attaché à une pierre, au cou en se jetant dans une piscine. Et toujours dans le même but, peut-on lire dans la petite Revue du premier juillet : « Haïti par sa législative par ses mœurs, par son éducation possède une civilisation française, que …..pourrait lui prêter l’Américain. » Cette occupation a permis un éloge à la France du côté de certains écrivains et un retour à l’Afrique chez d’autres ou les deux. Ainsi nous dit Bellegarde : «  Nous appartenons à l’Afrique par le sang et à la France par l’esprit et dans une notable proportion par le sang. Nous coupons de la France ce serait nous amputer d’une moitié de nous même. » Retrouver intégralement les valeurs françaises fut l’un des refus de la brutalité des Américains. En effet, Stéphen Alexis dans le nègre masqué montre la brutalité et l’ignorance des Américains à travers le personnage de Smedley Seaton ; la douceur, la sagesse et la culture des français à travers le personnage de M. Senneville. En effet dans son livre, Stéphen Alexis montre l’importance qu’a la France aux yeux des Haïtiens de l’heure. En fait, Louis Dorfeuil rêve d’aller en France et Roger sera exilé en France. Parlant de la France, lors d’un discours Roger Sainclair s’exprime en ces termes : «  Elle est peut-être plus humain que les autres. Sa domination sur les races attardées, est peut être plus douceur que violence, mais son domaine est vaste. Ses élites, devant lesquelles on est obligé, par simple esprit juste, de se découvrir, savent-elles ce qui se passe d’honneurs dans les coins perdus de son territoire colonial. » Et Lapouitte de dire : « La France ? Je l’estime autant que vous, mais avec lucidité. Je ne peux pas non plus lui demander l’impossible. Elle doit penser à elle d’abord, pour ne pas périr, elle-même au milieu du matérialisme et de l’égoïsme qui déferlent sur le monde. » Si nous regardons la façon d’agir les Américains à l’égard des Haïtiens et le fait que Roger est l’adversaire irréductible de l’Occupation, nous pouvons voir son propos comme un jugement des Américains et comme un éloge, une valorisation des français, comparés aux Américains. Celui de Lapouitte met la France aux aguets vis-à-vis des Américains. Et Roger est l’exclama ainsi : « Oui, la France ! La plus intelligente, la plus humaine entre toutes ! » Cette exclamation est aussi une comparaison entre les États-Unis. Les adjectifs « intelligente » et « humaine » peuvent nous faire croire que les Américains sont à ses yeux des barbares, des gens sans scrupule, ignares. L’intensif « si » et le mot « toutes » montrent que la France ce vers d’Annuzierque : «  O France ! La plus douce entre les héroïnes ! » On peut dire que la France dans Le Nègre masqué est mise sur un piédestal, elle est le pays d’accueil des insurgés. Aussi retrouve-t-on une louange, un éloge de la France dans d’autres œuvres de l’époque tel Le choc de Léon Laleau.

La réaction face à la brutalité des Américains ne s’est pas faite seulement d’un éloge de la France mais aussi d’un sentiment de reconnaissance envers les paysans.

La reconnaissance envers les paysans

Les paysans ne s’étaient jamais représentés dans la littérature haïtienne, s’ils l’étaient, ce ne fut que vulgairement. Ils seront vraiment représentés, voire adorés qu’avec l’occupation Américaine d’Haïti en 1915. En effet lors de cette occupation, les paysans étaient les seuls à se révolter ; ainsi peut-on citer les révoltes de Charlemagne Péralte et de Battraville. C’est sans doute pour cette raison qu’ils seront placés sur piédestal dans les œuvres des écrivains de l’époque. Ainsi voyons-nous Alexis dédier son roman le nègre masque IN MEMORIAM à Charlemagne Péralte, qui d’après lui est son « plus que frère », tombé le premier novembre 1920 face aux Américains, sur la terre natale. Aussi dédie-t-il son livre aux milliers de paysans tués dans les corvées et de batailles. Ce même sentiment, celui de valorisant les paysans ou celui de reconnaissance à leur égard, est poursuivi tout au long du livre. Tout en valorisant les paysans, il condamne l’élite de n’avoir pas réagi. De ce fait, fait-il dire à Pascal Dorty : «  leurs seuls patriotes que je salue très bas, en ce moment, ce sont les paysans en haillons qui meurent comme des mouches des s….. ds ». L’expression « très bas » accolé au verbe saluer, peut nous faire comprendre que l’intellectuel se considère comme inférieur par rapport aux paysans qui sont les seuls à réagir. Et Alexis fait dire à Roger : « Vous n’avez rien fait (parlant de l’élite) pour le peuple subit seul tout le poids des impôts. Savez qu’il n’y a pas d’élite sans vertus morales, sans courage, sans don de soi, sans effort de perfectionnement inférieur, sans altruisme et qu’en dehors de ces qualités une élite n’est que la caricature. » Roger combat aux côtés des paysans et les vénères. Ainsi dit-il : «  les Américains les font passer pour des sauvages ! Quelle absurdité ! Sous l’étoffe grossière de leurs habits battent des cœurs sensibles. Ils ne produisent pas pour s’enrichir mais pour satisfaire les besoins modérés ». Ce sentiment de reconnaissance envers les paysans se poursuivra dans les générations d’après. Les paysans ont servi, de par leur actions, de modèles aux écrivains sous l’occupation et seront mis sur un piédestal par ces derniers

Conclusion

Les écrivains sous l’occupation américaine ont produit une littérature en réaction face à l’implantation des États-Unis en Haïti. Elle repose essentiellement sur des rejets de leur part des valeurs de l’occupant en faveur des valeurs françaises ou de leurs propres valeurs méconnues jusqu’alors. Cependant cet élan patriotique fut parfois reproché du fait qu’il prônait une résistance trop abstraite qui ne répondait pas aux exigences réelles de l’époque.

Bibliographie

Sources

Article publié sur Wikimonde Plus