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Anti-édition

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Anti-édition est un néologisme créé par Marc-Édouard Nabe[1] en 2010, lors de la publication de son roman L’Homme qui arrêta d’écrire[2],[3],[4],[5].

L'anti-édition se caractérise par un refus du système éditorial classique[6] et propose une mise en vente directe (notamment par le biais d'Internet) du livre, sans éditeur, ni distributeur, ni diffuseur[7].

Contrairement à l'auto-édition, l'anti-édition propose un mode de publication qui permet à l'auteur de sortir du monde de l'édition et non de fonder une nouvelle maison d'édition ou de se faire publier numériquement sur Internet[1].

En proposant de supprimer les intermédiaires de la chaîne du livre (le libraire et le diffuseur), l'anti-édition permet ainsi de « remettre l'auteur au centre[8] » du système éditorial, notamment d'un point de vue financier[9],[10], artistique (choix de la forme finale donnée au livre, liberté du texte publié) et commercial (choix des lieux de vente et de la stratégie promotionnelle par l'auteur).

Sur l'anti-édition

Articles connexes

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « L'anti-édition est une notion et une pratique qui viennent d'être inventées par Marc-Édouard Nabe, premier auteur ayant décidé de se passer de l'ensemble du système pour mettre lui-même ses propres livres à la disposition des lecteurs. » (« Anti-édition », La Revue littéraire, n° 44, mars 2010.)
  2. Jérôme Dupuis, « Nabe l'antiéditeur », L'Express, 7 janvier 2010.
  3. Laurent Martinet, « Nabe : "Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout" », L'Express, 18 mars 2011.
  4. « Marc-Edouard Nabe, écrivain anti-édité », Le Majeur, juin 2011.
  5. « Marc-Edouard Nabe se lance dans l'anti-édition », Buzz-littéraire.com, 8 janvier 2010.
  6. « Marc-Édouard Nabe parle d'anti-édition, par réaction contre les maisons d’édition à compte d'éditeur qui l'avaient déçu et auprès de qui il est parvenu à récupérer la majorité des droits de ses livres pour les republier lui-même et les vendre sur Internet et dans quelques boutiques partenaires. »(Alexandre Mangin, « Edition à compte d'auteur et auto-édition en France et au Japon »).
  7. Anne-Sophie Benoit, « L'Anti-édition de Marc-Edouard Nabe », AgoraVox, 5 avril 2010.
  8. David Caviglioli, « "Sacrer le couple Houellebecq-Despentes, c'est dramatique" », Le Nouvel Observateur, 19 novembre 2010.
  9. « J'ai supprimé les intermédiaires qui me semblaient inutiles, les parasites de la littérature : le libraire et le diffuseur. Pourquoi un auteur se contenterait-il de gagner 10 % sur son travail, quand d'autres se gavent au passage avec 34%, comme les libraires. Je ne suis pas éditeur, ni auto-éditeur, je suis plutôt anti-éditeur. » (Hervé Delamarre, « Au delà de l'auto-édition : l'anti-édition de Nabe », ActuaLitté.com, 1er février 2011.)
  10. Nicolas Gary, « Marc-Edouard Nabe : l'anti-édition à prix d'or, le lecteur vache à lait », ActuaLitté.com, 11 janvier 2010.

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