Simone Rodan-Benzaquen

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Simone Rodan-Benzaquen
Nom de naissance Simone Irene Rodan
Naissance Allemagne
Nationalité Allemande
Pays de résidence France
Profession
Responsable associative et analyste en relations internationales
Formation
King's College London, London School of Economics, Institut d'études politiques de Paris
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (2025)

Simone Rodan-Benzaquen est une responsable associative et analyste en relations internationales de nationalité allemande, installée en France. Son activité porte principalement sur la lutte contre l'antisémitisme, les relations entre l'Europe et le Proche-Orient, la sécurité transatlantique et la défense des démocraties libérales. Depuis 2026, elle est Senior Envoy for Europe à la Foundation for Defense of Democracies (FDD), un centre de réflexion américain consacré aux questions de politique étrangère et de sécurité nationale[1].

Elle dirige le bureau français de l'American Jewish Committee (AJC) à partir de 2010, puis assume également la direction d'AJC Europe, fonction qu'elle exerce jusqu'en novembre 2025[2],[3]. Auparavant, elle participe à la création du MedBridge Strategy Center et de SOS Darfour, puis travaille auprès de François Zimeray lorsqu'il est ambassadeur chargé des droits de l'homme[2],[4]. Elle est nommée chevalier de l'Légion d'honneur en 2025[5].

Origines et formation

Simone Rodan-Benzaquen naît en Allemagne de parents roumains et possède la nationalité allemande. Après avoir vécu en Allemagne et en Suisse, elle étudie au Royaume-Uni puis s'installe en France au début des années 2000[6],[7].

Elle est titulaire d'un diplôme de droit du King's College London, d'un master en médias et communication de la London School of Economics et d'un master de recherche en relations internationales de l'Institut d'études politiques de Paris[2],[3].

Premiers engagements internationaux et humanitaires

En 2003, Simone Rodan-Benzaquen participe à la fondation du MedBridge Strategy Center, établi à Bruxelles et à Paris, dont elle devient la secrétaire générale fondatrice[3]. L'association cherche à développer les échanges entre responsables politiques et représentants de la société civile européens et des interlocuteurs du Proche-Orient. Elle organise notamment des déplacements de parlementaires dans la région. En février 2007, la Jewish Telegraphic Agency rend compte d'une délégation de sénateurs français en Israël et dans les territoires palestiniens organisée par MedBridge et le Congrès juif européen ; Rodan-Benzaquen explique alors vouloir confronter les élus à une réalité plus nuancée que les représentations du conflit israélo-palestinien qui dominent, selon elle, le débat français[8].

À partir de 2006, elle s'engage aussi sur le Darfour. Elle cofonde SOS Darfour, dont elle est vice-présidente, et siège au conseil d'administration du Collectif urgence Darfour[9]. En 2007, elle accompagne Bernard-Henri Lévy dans des camps accueillant des réfugiés du Darfour au Tchad et participe, avec le Collectif urgence Darfour, à la rédaction d'une plateforme d'engagement soumise aux principaux candidats à l'élection présidentielle française de 2007[2],[9].

Elle devient ensuite conseillère de François Zimeray, ambassadeur chargé des droits de l'homme au ministère français des Affaires étrangères et européennes[4],[3].

American Jewish Committee

Direction en France puis en Europe

En avril 2010, Simone Rodan-Benzaquen prend la direction du bureau français de l'American Jewish Committee[10]. Ses activités portent notamment sur l'antisémitisme, les relations avec Israël et le Proche-Orient, le dialogue avec les pouvoirs publics et la place des communautés juives dans les sociétés européennes. Un portrait publié en 2013 par le New York Jewish Week la présente encore comme représentante de l'AJC en France et revient sur ses prises de position à la suite des tueries de Toulouse de 2012[4].

Après les attentats de janvier 2015, ses interventions sur la sécurité et l'avenir des communautés juives européennes prennent une place croissante. En mars, le journaliste Jeffrey Goldberg l'interroge longuement dans The Atlantic sur les conditions de vie des Juifs en Europe et sur les réponses politiques à l'antisémitisme[11].

En 2015, le bureau parisien devient également le siège d'AJC Europe, que Simone Rodan-Benzaquen dirige[12]. Elle coordonne les implantations européennes de l'organisation et développe ses relations avec les institutions nationales et européennes. Les sources de l'AJC divergent cependant sur la date de sa prise de fonctions à l'échelle européenne : AJC France indique 2015, tandis qu'une notice rétrospective de l'organisation situe ce début en octobre 2011[2],[3]. Une tribune publiée en 2013 la présente déjà comme directrice d'AJC Europe[13].

Parmi ses actions de plaidoyer, elle demande en 2013 à l'Union européenne de classer le Hezbollah dans son ensemble parmi les organisations terroristes[13]. Elle soutient aussi l'adoption par les États de la définition de travail de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA). En octobre 2017, elle rencontre, avec le directeur général de l'AJC, le président bulgare Roumen Radev au moment où son pays adopte cette définition[14]. En septembre 2019, elle appelle les parlementaires français à l'approuver ; l'Assemblée nationale le fait le 3 décembre, par une résolution non contraignante[15],[16].

Dans ce cadre, elle intervient auprès de gouvernements, de parlementaires et d'institutions européennes sur la lutte contre l'antisémitisme, la radicalisation, les relations transatlantiques et les rapports entre l'Europe et Israël. Le 12 décembre 2023, elle témoigne en qualité de directrice d'AJC Europe devant une sous-commission de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, lors d'une audition consacrée à l'antisémitisme en Europe après les attaques du 7 octobre 2023[17].

Elle quitte AJC Europe en novembre 2025, après environ quinze ans au sein de l'organisation[3]. Dans un entretien publié en mars 2026, elle explique ce départ par l'évolution du débat public depuis le 7 octobre 2023 : elle estime que le plaidoyer institutionnel classique ne suffit plus face à ce qu'elle décrit comme une bataille informationnelle touchant les démocraties libérales et dit rechercher des structures plus petites, plus agiles et une plus grande liberté de ton[18].

Enquêtes sur l'antisémitisme

Une part importante de son activité à l'AJC est consacrée à la production et à la diffusion d'enquêtes sur l'antisémitisme en France. En octobre 2014, l'AJC, la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol) et la Fondation Jean-Jaurès organisent un séminaire consacré aux sources de l'antisémitisme et aux réponses à lui apporter ; Rodan-Benzaquen l'anime pour l'AJC, aux côtés de Gilles Finchelstein et de Dominique Reynié. Dans son prolongement, la Fondapol fait réaliser par l'Ifop deux enquêtes, l'une auprès d'un échantillon représentatif de la population française et l'autre auprès de personnes nées dans une famille de religion musulmane[19],[20].

Le programme est prolongé en 2017 par une enquête qualitative sur les représentations des Juifs parmi trente-six personnes se déclarant musulmanes ou de culture musulmane[21], puis par plusieurs éditions de la Radiographie de l'antisémitisme en France. Rodan-Benzaquen codirige l'édition 2019 avec Dominique Reynié ; l'étude, administrée par l'Ifop, met en regard les réponses d'un échantillon de Français juifs et celles d'un échantillon représentatif de la population générale[22]. Elle est également coauteure des éditions 2022 et 2024, qui élargissent ou renouvellent les échantillons afin de suivre l'évolution des préjugés, du sentiment d'insécurité et de l'exposition aux actes antisémites[23],[24].

Pour l'édition 2024, les enquêteurs ont interrogé séparément la population générale, des personnes de confession ou de culture musulmane et des personnes de confession juive. Parmi ces dernières, 80 % déclarent éprouver un sentiment de solitude après les attaques du 7 octobre 2023, tandis que 76 % de l'échantillon représentatif de la population générale jugent que l'antisémitisme concerne l'ensemble de la société[24].

Ces travaux nourrissent ses interventions publiques, dans lesquelles elle insiste sur la pluralité des sources de l'antisémitisme contemporain et sur ses conséquences pour la société dans son ensemble. Elle relie régulièrement la question à l'état des institutions démocratiques, à la radicalisation politique et aux transformations de l'espace médiatique[11],[18].

Foundation for Defense of Democracies

En 2026, Simone Rodan-Benzaquen devient Senior Envoy for Europe à la Foundation for Defense of Democracies, tout en restant basée en France[1]. Ce centre de réflexion établi à Washington travaille sur la politique étrangère et la sécurité nationale ; la presse américaine le décrit notamment comme conservateur et favorable à une ligne dure à l'égard de l'Iran[25],[26]. Le rôle de Rodan-Benzaquen consiste notamment à suivre les dynamiques politiques européennes, les enjeux de sécurité transatlantique et les politiques européennes à l'égard du Proche-Orient ; la FDD indique également qu'elle travaille sur les menaces attribuées à des acteurs étatiques ou non étatiques tels que l'Iran, la Russie, la Chine et des réseaux islamistes[1].

Cette fonction prolonge son activité de commentaire géopolitique. En 2026, ses analyses et tribunes sont notamment publiées ou reprises par L'Express, Le Point, Franc-Tireur, Euractiv et le magazine américain Tablet[1]. Elle contribue également à la revue en ligne K. Les Juifs, l'Europe, le XXIe siècle et intervient dans les médias sur les questions de sécurité européenne, d'antisémitisme et de politique proche-orientale[6]. Elle signe aussi des notes pour la FDD sur les politiques européennes, notamment sur la gestion des frontières espagnoles et, en octobre 2026, sur le contrôle des financements européens accordés à des organismes qu'elle considère liés à des réseaux islamistes[27],[28].

Prises de position publiques

Les prises de position de Simone Rodan-Benzaquen s'articulent autour d'une lecture de l'antisémitisme comme symptôme d'une crise plus large des démocraties libérales. En 2015, elle refuse cependant l'analogie directe avec l'Europe des années 1930, en soulignant l'engagement des gouvernements contemporains contre l'antisémitisme ; elle met davantage l'accent sur les violences, les préjugés, la faiblesse de certaines réactions civiques et les phénomènes de radicalisation[11]. Après le 7 octobre 2023, son diagnostic devient plus alarmiste : elle estime que la progression de l'antisémitisme, la polarisation du débat public et la radicalisation politique affectent désormais la plupart des démocraties occidentales[18].

Elle critique aussi bien l'antisémitisme d'extrême droite que celui qu'elle identifie dans certains courants islamistes ou à la gauche radicale. Préoccupée dès 2015 par la progression du Front national[11], elle dénonce en 2025, dans un entretien au journal allemand Jungle World, l'usage du soutien à Israël par des mouvements d'extrême droite comme instrument de normalisation politique. Elle y soutient que la sécurité des Juifs dépend de l'État de droit et de principes universalistes plutôt que d'un nationalisme identitaire[29]. Parallèlement, elle critique à plusieurs reprises La France insoumise et une partie de la gauche radicale pour leur rapport à l'antisémitisme et à Israël[30],[31].

Le 6 janvier 2026, elle est entendue par la rapporteure d'une proposition de loi déposée par Caroline Yadan et visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme. Le rapport remis à l'Assemblée nationale reprend notamment son analyse sur la distinction entre la critique de la politique israélienne et les appels à la disparition de l'État d'Israël[32].

Sur le conflit israélo-palestinien, elle défend de longue date une relation étroite entre l'Europe et Israël et se montre critique à l'égard des démarches diplomatiques qu'elle juge unilatérales. En 2011, elle s'oppose ainsi dans Le Monde à une reconnaissance de l'État palestinien passant par l'Assemblée générale des Nations unies plutôt que par une négociation avec Israël[33]. En 2026, elle maintient cette critique à l'égard des reconnaissances unilatérales, tout en affirmant ne pas exclure une solution à deux États. Elle estime qu'une issue durable suppose de prendre en compte les blocages politiques des deux sociétés, y compris les fractures internes israéliennes, et de profondes évolutions du côté palestinien[18].

Publications et médias

Simone Rodan-Benzaquen publie principalement des tribunes, entretiens et analyses sur la politique européenne, l'antisémitisme, Israël et le Proche-Orient. Pendant ses années à l'AJC, elle écrit notamment dans Le Monde, Le Figaro, Libération et les éditions française et américaine du HuffPost[3]. Elle tient aussi une page d'autrice dans l'édition française du Times of Israel entre 2016 et 2018[34] et publie plusieurs textes dans La Règle du Jeu sur l'Europe, l'Égypte, le Hezbollah ou le conflit israélo-palestinien[9]. Dans un essai paru en avril 2026 dans la revue K, elle examine les limites du droit international lorsque son application dépend du consentement des grandes puissances[35].

Distinction

Par décret du président de la République du 11 juillet 2025, Simone Rodan-Benzaquen est nommée chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Le décret la présente alors comme « directrice générale d'une organisation non gouvernementale » et mentionne vingt-quatre années de services[5].

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 (en) « Simone Rodan-Benzaquen », sur Foundation for Defense of Democracies (consulté le )
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « Simone Rodan-Benzaquen », sur AJC France (consulté le )
  3. ↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 et 3,6 (en) « Simone Rodan-Benzaquen », sur American Jewish Committee (consulté le )
  4. ↑ 4,0 4,1 et 4,2 (en) Steve Lipman, « The AJC’s French Connection », sur New York Jewish Week, Jewish Telegraphic Agency, (consulté le )
  5. ↑ 5,0 et 5,1 « Décret du 11 juillet 2025 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur Légifrance, (consulté le )
  6. ↑ 6,0 et 6,1 « Simone Rodan-Benzaquen », sur K. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle (consulté le )
  7. ↑ « Interview Simone Rodan-Benzaquen, directrice de l’American Jewish Committee (AJC) en France et AJC Europe », sur Apple Podcasts, (consulté le )
  8. ↑ (en) « French politicians see region's nuances », sur Jewish Telegraphic Agency, (consulté le )
  9. ↑ 9,0 9,1 et 9,2 « Simone Rodan-Benzaquen », sur La Règle du Jeu (consulté le )
  10. ↑ « Simone Rodan-Benzaquen », sur Akadem (consulté le )
  11. ↑ 11,0 11,1 11,2 et 11,3 (en) Jeffrey Goldberg, « Should They Stay or Should They Go? On Europe's Jews », sur The Atlantic, (consulté le )
  12. ↑ « AJC dans le monde », sur AJC France (consulté le )
  13. ↑ 13,0 et 13,1 Simone Rodan-Benzaquen, « Le Hezbollah doit être placé sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne », sur Le HuffPost, (consulté le )
  14. ↑ « AJC loue l’adoption de la « working definition » de l’antisémitisme par le gouvernement bulgare », sur AJC France, (consulté le )
  15. ↑ (en) « AJC Calls on French National Assembly to Adopt Working Definition of Antisemitism », sur American Jewish Committee, (consulté le )
  16. ↑ « Résolution visant à lutter contre l’antisémitisme, texte adopté n° 361 », sur Assemblée nationale, (consulté le )
  17. ↑ (en) « Addressing the Scourge of Antisemitism in Europe », sur Committee on Foreign Affairs, U.S. House of Representatives, (consulté le )
  18. ↑ 18,0 18,1 18,2 et 18,3 Jérémy Chicheportiche, « Simone Rodan Benzaquen : même après le 7-Octobre, les gens « continuent à se bercer d’illusions » », sur The Times of Israel, (consulté le )
  19. ↑ « L’antisémitisme dans l’opinion publique française. Nouveaux éclairages », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  20. ↑ (en) Simone Rodan-Benzaquen et Dominique Reynié, « Antisemitism in France: Facing Reality », sur American Jewish Committee, (consulté le )
  21. ↑ « France : Les juifs vus par les musulmans. Entre stéréotypes et méconnaissances », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  22. ↑ « Radiographie de l’antisémitisme en France - édition 2019 », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  23. ↑ « Radiographie de l’antisémitisme en France - édition 2022 », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  24. ↑ 24,0 et 24,1 « Radiographie de l'antisémitisme en France - édition 2024 », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  25. ↑ (en) « Syria’s collapse and Israeli attacks leave Iran exposed », sur The Washington Post, (consulté le )
  26. ↑ (en) « As Iran talks resume, White House fends off hawks who push for bombing », sur The Washington Post, (consulté le )
  27. ↑ (en) Simone Rodan-Benzaquen, « Border Crisis Exposes Spain’s Self-Inflicted Migration Mess », sur Foundation for Defense of Democracies, (consulté le )
  28. ↑ (en) Simone Rodan-Benzaquen, « Time for Europe To Stop Funding Islamist Networks », sur Foundation for Defense of Democracies, (consulté le )
  29. ↑ (de) Yann Barte, « Israel ist keine identitäre Festung », sur Jungle World, (consulté le )
  30. ↑ (en) « Anti-Semitism: Jean-Luc Mélenchon's choice of ambiguity », sur Le Monde, (consulté le )
  31. ↑ Simone Rodan-Benzaquen et Thomas Mahler, « Simone Rodan-Benzaquen : « LFI a un problème par rapport à l'antisémitisme, des preuves existent » », sur Fondation pour l'innovation politique, (consulté le )
  32. ↑ « Rapport n° 2358 sur la proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », sur Assemblée nationale, (consulté le )
  33. ↑ Simone Rodan-Benzaquen, « Proche-Orient : non aux démarches unilatérales ! », sur Le Monde, (consulté le )
  34. ↑ « Simone Rodan Benzaquen », sur The Times of Israel (consulté le )
  35. ↑ Simone Rodan-Benzaquen, « La loi qui s’est dévorée », sur K. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle, (consulté le )

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