Top Secret (revue)
| Pays |
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| Langue | Français |
| Périodicité | Trimestriel (selon l'éditeur ; anciennement bimestriel) |
| Genre | Ufologie, paranormal, ésotérisme, pseudohistoire et théories du complot |
| Fondateur | Roch Saüquere |
| Date de fondation | 2002 |
| Éditeur | Eden Edition |
| Ville d’édition | L'Isle-Jourdain |
| Directeur de publication | Roch Saüquere |
|---|---|
| Rédacteur en chef | Roch Saüquere |
| ISSN | 1638-0142 |
| Site web | topsecret.fr |
Top Secret est un magazine français fondé en 2002 par Roch Saüquere et publié par Eden Edition. Son premier numéro est daté de mars-avril 2002. La Bibliothèque nationale de France (BnF), qui l'enregistre sous l'ISSN 1638-0142, le répertorie à l'origine comme un périodique bimestriel ; l'éditeur le présente au milieu des années 2020 comme un trimestriel[1],[2].
La revue est consacrée aux phénomènes supposés inexpliqués, à l'ufologie, au paranormal, à l'ésotérisme, aux réinterprétations de l'histoire et à diverses théories du complot. Elle se définit comme un « magazine des énigmes de la science et de l'histoire » et revendique une approche alternative de sujets tels que les ovnis, les pyramides, la Terre creuse, le récentisme ou ce qu'elle appelle la « Matrice »[2]. L'Observatoire du conspirationnisme (Conspiracy Watch) la qualifie pour sa part de publication « pseudo-scientifique et complotiste » et souligne la place qu'y occupent les récits mettant en cause des connaissances historiques ou scientifiques établies[3].
Histoire et publication
La notice bibliographique de la BnF donne pour titre développé Top secret : nous avons tous besoin de vérité et fait commencer sa numérotation au no 1 de mars-avril 2002. La revue est alors éditée à Villeneuve-de-Marsan par Eden Edition et distribuée à Paris par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP). La notice signale par la suite L'Isle-Jourdain comme adresse de publication et attribue la direction de publication à Roch Saüquere[1]. Les mentions légales du site officiel confirment Eden Edition comme éditeur et Saüquere comme responsable de publication à L'Isle-Jourdain[4]. La notice d'autorité que la BnF consacre à Roch Saüquere le présente également comme rédacteur en chef et éditeur du magazine[5].
Dès l'origine, Top Secret est conçu comme une publication multisupport. La BnF mentionne des CD-ROM joints à la revue et répertorie séparément Top Secret (Cédérom), sous l'ISSN 1638-5527[1]. La notice propre à cette édition précise que les quatre premiers CD-ROM ont paru en complément de l'imprimé et que le no 5, en 2003, est le premier à avoir été publié indépendamment[6]. La page d'abonnement du magazine décrit encore des formules associant le périodique papier à un CD-ROM ; elle précise que ces supports ne reproduisent pas l'intégralité des articles, mais rassemblent des données numériques, des images et d'éventuelles vidéos complémentaires[7].
La périodicité a évolué sans rupture de la numérotation. Alors que la BnF conserve la mention « bimestriel » correspondant au rythme historique, la boutique de l'éditeur présente désormais le titre comme trimestriel[1],[2]. Les numéros 127 à 130 ont ainsi été annoncés à environ trois mois d'intervalle, entre mars et décembre 2025[8]. Au 3 octobre 2026, le no 130, annoncé le 26 décembre 2025, demeure la livraison la plus récente recensée dans cette rubrique ; aucun no 131 n'y figure, bien que le site ait encore publié d'autres contenus en 2026[8].
Ligne éditoriale
La ligne éditoriale reste étroitement liée à Roch Saüquere, qui signe les éditoriaux et intervient dans les contenus publiés par le site et la revue. Dans sa présentation officielle, Top Secret indique privilégier l'ufologie, l'histoire des origines, les connaissances qu'il estime tenues à l'écart et les « secrets » de la conquête spatiale. Il se donne une vocation grand public et décrit chaque livraison comme une partie d'un ensemble destiné à proposer progressivement une autre lecture du monde. Le magazine affirme parallèlement ne pas prétendre détenir la vérité et présente le doute et le questionnement comme les principes de sa démarche[9].
Le fonctionnement revendiqué repose moins sur une rédaction journalistique classique que sur la publication de dossiers signés par des auteurs, chercheurs amateurs, spécialistes de l'ufologie ou animateurs de sites consacrés aux mêmes sujets. La revue explique vouloir leur donner directement la parole plutôt que faire reformuler leurs thèses par des journalistes[9]. Son site conserve un index détaillé des contributions, classées par auteur et par numéro[10].
Les thèmes se répartissent principalement entre l'ufologie et le paranormal, les mystères archéologiques ou historiques et les interprétations conspirationnistes de l'actualité. L'index historique recense notamment des dossiers sur Roswell, les « hommes en noir », les apparitions mariales, les pyramides d'Égypte, Rennes-le-Château, les chemtrails, les sociétés secrètes et des chronologies historiques alternatives[10]. La présentation commerciale actuelle assume explicitement un champ allant de l'ésotérisme au « conspirationnisme » et cite, parmi les sujets récurrents, la Terre creuse, le récentisme, les ovnis, les pyramides, Nikola Tesla, les ondes et la « Matrice »[2].
Au cours des années 2020, ces différents registres continuent de se mêler. La boutique présente par exemple le no 112 sous le titre 5G et COVID-19 le lien secret[11]. En 2025, le no 128, L'Empire du Mensonge : l'invention de l'Antiquité, est centré sur des thèses récentistes, tandis que le no 129 affiche en titre « La dynastie des Rothschild » et que le sommaire du no 130 comprend notamment un dossier intitulé « Une Égypte pharaonique artificielle »[8]. Conspiracy Watch considère le récentisme défendu par Saüquere comme une pseudoscience contestant les chronologies établies et les méthodes de datation scientifiques[12].
Auteurs et contributions
L'index de Top Secret témoigne d'un réseau de contributeurs plus large que la seule rédaction de Saüquere. Dans le domaine ufologique, Jean Sider signe notamment des articles sur Majestic 12, Roswell, les mutilations de bétail et la vague d'ovnis de 1954 ; Gildas Bourdais traite également de Roswell, des enlèvements et des implants supposés. Fabrice Bonvin contribue d'abord sur l'ufologie avant d'aborder la crise économique, Occupy Wall Street, l'Union européenne ou le « mondialisme »[10].
D'autres auteurs s'inscrivent davantage dans la réinterprétation historique ou archéologique. Antoine Gigal publie à partir du no 20 une longue série intitulée Chroniques des secrets de Giza, poursuivie dans de nombreux numéros et déclinée ensuite en hors-série. François de Sarre, cité par Conspiracy Watch parmi les contributeurs de la revue, signe notamment dans les nos 12 et 13 des articles sur « l'homme sauvage » et sur une chronologie raccourcie de l'Empire romain[10],[3]. Christian Doumergue, Claude Dabos ou Paul Rouelle interviennent pour leur part sur Marie-Madeleine, le Masque de fer ou Rennes-le-Château[10].
Cette pluralité de signatures n'empêche pas une forte continuité éditoriale autour de Saüquere. Conspiracy Watch présente Top Secret comme étant « principalement animé » par son fondateur[3], tandis que les pages officielles placent ses éditoriaux, ses vidéos et ses ouvrages au centre de l'ensemble éditorial[9].
Hors-séries
Eden Edition publie parallèlement une collection de numéros hors-série centrés sur un seul thème. La boutique officielle en propose onze, numérotés de 00 à 08 puis 10 et 11[13]. Ces publications prolongent les principaux domaines du magazine : Rennes-le-Château et les secrets de Gizeh pour les relectures historiques, la Terre creuse et les « anomalies » de la conquête spatiale pour les théories alternatives, ainsi que les ovnis, les géants, les loups-garous ou les vampires[13].
Plusieurs de ces hors-séries développent des dossiers déjà parus dans le périodique. C'est notamment le cas de Chroniques des secrets de Giza, associé à la série d'Antoine Gigal, ou du Masque de Fer, sujet également traité par Claude Dabos dans un numéro courant[10],[13].
Réception critique
Les appréciations extérieures disponibles portent surtout sur la place de la pseudoscience et du conspirationnisme dans le magazine. Dans sa notice de 2023, Conspiracy Watch estime que Top Secret ne se contente pas de présenter des phénomènes insolites : l'organisme lui reproche de remettre en cause des faits établis, notamment à propos de la conquête spatiale ou de l'existence de personnages historiques, et de promouvoir des récits relatifs à la Terre creuse, aux sociétés secrètes, au « Nouvel Ordre mondial », à la 5G, à la Covid-19, aux reptiliens ou à QAnon[3]. Une notice consacrée à Roch Saüquere en 2026 insiste en particulier sur son rôle dans la diffusion du récentisme en France et cite le no 128 de Top Secret consacré à « l'invention de l'Antiquité »[12]. Elle rapproche également les récits de « 13 lignées » dirigeant le monde et la figure de la famille Rothschild de motifs récurrents de la rhétorique antisémite, en signalant dans ce contexte le no 129, dont le titre met en avant cette dynastie[12].
La composante pseudoarchéologique a également fait l'objet de critiques spécialisées. En 2018, le site Irna, consacré à l'examen critique de la pseudo-archéologie, classe Top Secret parmi les magazines pseudoscientifiques publiant les travaux d'Antoine Gigal. À propos des Chroniques des secrets de Giza, il relève une mise en récit faisant intervenir une « science officielle » supposée dissimuler des découvertes, et oppose à ces affirmations l'absence de publications scientifiques et d'évaluation par les pairs[14].
Ces critiques contrastent avec l'autoprésentation de la revue, qui affirme ne proposer ni dogme ni « révélation », mais des hypothèses et des questions destinées à nourrir la réflexion[9]. La boutique officielle emploie toutefois elle-même les termes « conspirationnisme » et « récentisme » pour décrire les domaines abordés[2].
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 « Top secret (Villeneuve de Marsan) », notice de périodique, Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « TOP SECRET - Magazine des énigmes de la science et de l'histoire », boutique officielle de Top Secret, consultée le 3 octobre 2026.
- ↑ 3,0 3,1 3,2 et 3,3 « TOP SECRET (magazine) », Conspiracy Watch, 26 juin 2023, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ « Mentions légales », Top Secret, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ « Saüquere, Roch (1965-....) », notice d'autorité, Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ « Top secret (Cédérom) », notice de périodique, Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ « Abonnements », Top Secret, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ 8,0 8,1 et 8,2 « Magazine », Top Secret, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ 9,0 9,1 9,2 et 9,3 « Le magazine », Top Secret, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ 10,0 10,1 10,2 10,3 10,4 et 10,5 « Indexation des auteurs du magazine », Top Secret, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ « 112. 5G et COVID-19 le lien secret », boutique officielle de Top Secret, consultée le 3 octobre 2026.
- ↑ 12,0 12,1 et 12,2 « Roch Saüquere », Conspiracy Watch, 1er juin 2026, consulté le 3 octobre 2026.
- ↑ 13,0 13,1 et 13,2 « Hors-séries », boutique officielle de Top Secret, consultée le 3 octobre 2026.
- ↑ « Antoine Gigal, ufologue et pseudo-égyptologue », Le site d'Irna, 23 avril 2018, consulté le 3 octobre 2026.
Liens externes
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- Presse écrite