Gilles Mourey
| Naissance |
Nancy (Meurthe-et-Moselle) |
|---|---|
| Nationalité | française |
| Profession |
technicien électronicien |
| Autres activités |
gymnastique, responsabilités associatives, recherches historiques |
| Formation |
monteur-électricien ; moniteur de gymnastique et d'éducation physique |
| Distinctions |
Croix du combattant Médaille d'honneur du travail Médaille de la jeunesse et des sports |
Gilles Mourey, né le à Nancy, est un technicien électronicien français et responsable associatif établi à Cholet. Gymnaste puis moniteur et dirigeant de la Jeune-France de Cholet, il exerce pendant plusieurs décennies des responsabilités dans le mouvement sportif, notamment au sein de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF). À partir des années 2000, une part importante de son engagement est consacrée à la conservation des archives et à la transmission de l'histoire des patronages et de la fédération.
Il participe également à la vie associative choletaise par l'Office municipal du sport de Cholet, le Carnaval de Cholet et, plus récemment, l'Association des amis de Saint-Jacques-de-Compostelle en Anjou.
Parcours personnel et professionnel
Né à Nancy, Gilles Mourey grandit à Cholet, où sa famille s'installe alors qu'il est encore nourrisson. Après le BEPC et un CAP de monteur-électricien, il entre en 1956 à la Société française radio-électrique (SFR) de Cholet comme contrôleur de fabrication. Les formations et promotions internes lui permettent ensuite de devenir technicien électronicien. Il effectue toute sa carrière sur ce site industriel et part en préretraite en 1997. L'établissement choletais, fondé en 1936 et passé au fil du temps sous différentes appellations, est devenu un site historique du groupe Thales[1].
De mai 1959 à septembre 1961, il accomplit son service militaire dans les transmissions. Après une formation de dépanneur radio au 8e régiment d'instruction des transmissions au mont Valérien, il est affecté au 38e régiment d'instruction des transmissions à Saint-Brieuc, où il encadre aussi des séances d'éducation physique militaire. En août 1960, avec le grade de sergent, il rejoint en Algérie la 435e compagnie de transmissions et dirige une petite équipe mobile chargée de la maintenance d'équipements de communication. Les archives du Service historique de la Défense attestent la présence du 38e régiment d'instruction des transmissions à Saint-Brieuc à cette période et conservent le journal de marche et d'opérations de la 435e compagnie en Algérie de 1956 à 1963[2],[3].
Engagement sportif et responsabilités associatives
Jeune-France de Cholet et gymnastique
Gilles Mourey prend sa première licence sportive en 1952 à la Jeune-France de Cholet, association issue du patronage Notre-Dame-de-la-Garde et alors affiliée à la Fédération sportive de France (FSF), devenue FSCF en 1968[4]. Gymnaste jusqu'en 1970, il s'oriente rapidement vers l'encadrement. Durant l'hiver 1957-1958, il suit à Angers une première formation dispensée par Maurice Berteau, responsable départemental de gymnastique, puis effectue en juillet 1958 un stage fédéral de moniteur de gymnastique et d'éducation physique au centre régional d'éducation physique et sportive de Poitiers[5].
À la Jeune-France, il devient moniteur de gymnastique masculine, puis secrétaire et trésorier de la section, juge et membre du conseil d'administration. Après une première période de responsabilités dans les années 1960 et 1970, il reprend la direction de la gymnastique masculine au milieu des années 1990[6]. Il participe aussi à l'organisation de manifestations sportives et festives du club, sans que cette activité se limite à la gymnastique[7]. Son engagement le conduit parallèlement dans les commissions de gymnastique masculine de l'Union d'Anjou, de la ligue régionale des Pays de la Loire et de la FSCF. En 2003, il contribue aux travaux préparatoires du livre publié pour le centenaire de la Jeune-France[6].
Il reste également lié à l'Union d'Anjou, comité départemental du Maine-et-Loire de la FSCF, notamment par l'amicale des anciens dirigeants et sympathisants. Après en avoir été trésorier, il en devient secrétaire ; une publication associative le présente encore sous cette fonction en 2021[8].
Histoire et patrimoine de la FSCF
En décembre 2007, la FSCF crée un groupe de travail « Histoire et Patrimoine », chargé de rechercher, conserver et mettre en valeur les documents relatifs à l'histoire de la fédération, de ses structures et de ses dirigeants[9]. Gilles Mourey en est membre dès l'origine et Jean-Marie Jouaret indique qu'il est chargé de la coordination du groupe en 2009[10]. Lorsque le groupe devient une commission fédérale durant la saison 2012-2013, puis une commission nationale à la rentrée 2013, il en prend la responsabilité nationale[9].
La commission travaille à la sauvegarde des archives, à la collecte de témoignages et à la diffusion de contenus historiques. Cette mission est d'abord patrimoniale et documentaire : en 2011, l'universitaire Laurence Muñoz, alors vice-présidente de la FSCF, explique que son objectif est de constituer un corpus susceptible d'être utilisé par les historiens plutôt que de se substituer à la recherche universitaire[11]. Mourey développe dans ce cadre un travail de vulgarisation : il signe ou cosigne des articles consacrés à l'histoire de la fédération et des patronages dans la revue fédérale Les Jeunes, notamment « Histoire, mémoire et avenir » en 2016 et « Le sport français. III : Les patronages », cosigné avec Claude Piard, en 2017[12],[13].
La diffusion passe aussi par Wikipédia, où la commission fédérale produit des articles dans le cadre de ses activités[9]. La FSCF attribue par exemple à Mourey, en 2017, la rédaction de la page consacrée au dirigeant fédéral Gabriel Spahn[14]. Le rapport annuel 2016-2017 de la FSCF le donne encore comme responsable national de la commission[15]. Anne-Cécile Faure est annoncée comme sa nouvelle responsable en 2021[16] ; elle est encore à sa tête en 2025, tandis qu'une publication de la FSCF qualifie alors Mourey d'« ancien responsable »[17].
Autres engagements associatifs
L'engagement de Gilles Mourey ne se limite pas aux structures fédérales. Dans le cadre du Carnaval de Cholet, il participe à la construction de chars et aux défilés avec la Jeune-France de 1964 à 1973, puis avec une équipe familiale jusqu'en 1990[18].
À la fin des années 1990, il intervient comme consultant technique lors de la réalisation d'un parcours de santé à l'étang des Noues. Cette participation précède son élection, en 2003, au comité directeur de l'Office municipal du sport de Cholet (OMS)[19]. En 2016, il est chargé d'une exposition retraçant les cinquante ans de l'office[20]. Il préside ensuite la commission « Événementiel », qui organise notamment l'opération « Sport en famille » ; Synergences hebdo le présente encore à cette fonction en septembre 2019[21]. À partir de 2020, il est également secrétaire de l'Association des amis de Saint-Jacques-de-Compostelle en Anjou. Il participe à la délégation choletaise et, pendant plusieurs années, à l'équipe de rédaction du bulletin Le Compostellan d'Anjou[22],[23]. En juin 2024, le bulletin de l'association le mentionne toujours au conseil d'administration et au poste de secrétaire[24].
Distinctions
Au titre de son service en Algérie, Gilles Mourey est titulaire de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord. Il obtient le titre de reconnaissance de la Nation en 1988 puis la carte du combattant en 1992, qui donne droit au port de la croix du combattant. La médaille de reconnaissance de la Nation, créée en 2002, est destinée aux titulaires du titre correspondant[25].
Au titre de sa carrière professionnelle, il reçoit successivement les échelons argent, vermeil et or de la médaille d'honneur du travail, le dernier en 1995.
Son engagement sportif et associatif est également distingué. La médaille de bronze de la jeunesse et des sports lui est attribuée en 1979[26]. Il reçoit ensuite la médaille d'argent de la jeunesse et des sports, attribuée au titre de la promotion de 2011 et remise en 2012[27].
Bibliographie
- Yves Chéné, Union d'Anjou FSCF : D'hier à aujourd'hui, 100 ans de vie associative depuis les patronages (1907-2007), Angers, Association Écrits et Mémoires, (ISBN 978-2-914787-32-1).
- Léon Ligneau, La Jeune France à Cholet : histoire d'un centenaire, Maulévrier, éditions Hérault, (ISBN 978-2-7407-0194-2) (OCLC 470368638).
- Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998) : Que sont les patros devenus ?, Paris, L'Harmattan, coll. « Héritage et mémoire des associations », (ISBN 978-2-296-55969-1).
- Christian Percereau, La grande aventure des carnavaliers de Cholet : 1865-2016, Cholet, Les Éditions d'ici, (ISBN 978-2-918231-70-7).
Notes et références
- ↑ « Thales. Près de 500 emplois liés à la création du nouveau site », sur Cholet.fr, (consulté le ).
- ↑ « Transmissions : 38e régiment d'instruction des transmissions stationné à Laval et Saint-Brieuc », sur Service historique de la Défense (consulté le ).
- ↑ « Répertoire numérique de la sous-série 7 U (1946-1964) » [PDF], sur Service historique de la Défense (consulté le ), p. 676.
- ↑ Le Courrier de l'Ouest, édition de Cholet, 7 août 2005.
- ↑ Yves Chéné, Union d'Anjou FSCF : D'hier à aujourd'hui, 100 ans de vie associative depuis les patronages (1907-2007), Association Écrits et Mémoires, 2008, p. 75.
- ↑ 6,0 et 6,1 Léon Ligneau, La Jeune France à Cholet : histoire d'un centenaire, éditions Hérault, 2003, p. 111-121.
- ↑ Léon Ligneau, La Jeune France à Cholet : histoire d'un centenaire, éditions Hérault, 2003, p. 157-158.
- ↑ « Le Compostellan d'Anjou, bulletin n° 52 » [PDF], (consulté le ).
- ↑ 9,0 9,1 et 9,2 « Histoire et Patrimoine », sur Comité régional Auvergne-Rhône-Alpes de la FSCF (consulté le ).
- ↑ Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998) : que sont les patros devenus ?, L'Harmattan, 2012, p. 5-6 et 242.
- ↑ Laurence Muñoz, « Connaître l'histoire m'aide dans mon rôle politique », En jeu : une autre idée du sport, no 443, , p. 14-15 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Gilles Mourey, « Histoire, mémoire et avenir », Les Jeunes, no 2551, , p. 29 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Claude Piard et Gilles Mourey, « Le sport français. III : Les patronages », Les Jeunes, no 2555, (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Gabriel Spahn : une vie sans frontière », sur Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le ).
- ↑ « Rapport annuel 2016-2017 » [PDF], sur Fédération sportive et culturelle de France (consulté le ), p. 13.
- ↑ « Première médaille fédérale pour Anne-Cécile Faure ! », sur Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le ).
- ↑ « Interview Anne-Cécile Faure », sur FSCF Comité départemental Rhône - Métropole de Lyon, (consulté le ).
- ↑ Christian Percereau, La grande aventure des carnavaliers de Cholet : 1865-2016, Les Éditions d'ici, 2016, p. 211.
- ↑ Agence pour la promotion du Choletais, « Un parcours idéal pour la remise en forme », Synergences hebdo, .
- ↑ « L'office du sport célèbre ses 50 ans en images », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
- ↑ « Le sport joue l'intergénération à Sport en famille », Synergences hebdo, no 528, 11-17 septembre 2019, p. 9 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Le Compostellan d'Anjou, bulletin n° 50 » [PDF], (consulté le ).
- ↑ « Et si vous vous lanciez sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle ? », Synergences hebdo, no 638, 8-14 février 2023, p. 20 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Le Compostellan d'Anjou, bulletin n° 58 » [PDF], (consulté le ), p. 4.
- ↑ « Décret n° 2002-511 du 12 avril 2002 portant création de la médaille de reconnaissance de la Nation », sur Légifrance, (consulté le ).
- ↑ « Carnet : distinctions », Les Jeunes, no 2269, , p. 3 (lire en ligne).
- ↑ Fédération sportive et culturelle de France, « Le carnet », Les Jeunes, no 2531, , p. 7.
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