Stéphane Draï
Stéphane Draï, né le 14 novembre 1967 à Bron[1], est un avocat français dont l'activité est principalement tournée vers le droit international privé et les contentieux transfrontaliers. Il exerce au barreau de Paris, où il a prêté serment le 4 juin 1997, et est admis à exercer dans l'État de New York depuis 1997[2],[3].
En 2006, il est admis au barreau de la Cour suprême des États-Unis. Une photographie d'agence diffusée au moment de sa prestation de serment le présente alors comme le premier avocat français admis auprès de cette juridiction ; cette qualification est depuis reprise dans ses présentations professionnelles[4],[1]. Il est par ailleurs ponctuellement sollicité par des médias français pour expliquer certains aspects de la procédure judiciaire américaine, notamment lors de l'affaire Dominique Strauss-Kahn en 2011[5],[6].
Formation et débuts professionnels
Stéphane Draï effectue ses études de droit à l'université Jean-Moulin-Lyon-III. Une fiche professionnelle indique qu'il obtient une maîtrise de droit en 1991 et travaille ensuite comme juriste chez Coopers & Lybrand entre 1991 et 1993[7]. En 1995, il part poursuivre sa formation aux États-Unis grâce, selon la biographie publiée par son cabinet, à une bourse du ministère français des Affaires étrangères. Il étudie à l'université de Georgetown à Washington, puis suit à l'université Harvard une formation orientée vers le droit bancaire[1],[3].
Son admission à exercer dans l'État de New York est documentée à partir de 1997[3]. En France, il prête serment le 4 juin de la même année et rejoint pendant environ un an le cabinet Gide Loyrette comme avocat collaborateur[2],[7]. Il exerce ensuite à titre individuel puis au sein de la structure qui porte son nom.
Carrière
Draï développe une pratique consacrée aux dossiers comportant un élément international. Son cabinet indique avoir été créé en 2006 et avoir organisé son activité entre la France et les États-Unis[8]. La société d'exercice libéral qui porte son nom a aujourd'hui son siège à Paris et un établissement secondaire à Lyon ; le cabinet présente également une implantation dans l'État de New York[9],[1].
Admission au barreau de la Cour suprême des États-Unis
Le 19 juin 2006, Stéphane Draï prête serment à Washington et devient membre du barreau de la Cour suprême des États-Unis[4]. Cette qualité correspond à l'appartenance au Bar of the Supreme Court, le corps des avocats admis à exercer devant la Cour. L'institution prévoit des admissions sur requête écrite ou, en séance, sur requête orale d'un membre de son barreau[10].
Abaca le présente alors comme le premier avocat français à obtenir cette admission, formulation reprise ensuite par le cabinet Draï[4],[1].
Domaines d'activité
La pratique de Draï est centrée sur les litiges internationaux et le droit international privé. Son cabinet présente parmi ses principaux domaines d'intervention les contentieux d'affaires et bancaires, la fiscalité internationale, les successions et affaires familiales internationales, ainsi que la reconnaissance et l'exécution en France de décisions rendues à l'étranger[8].
Les décisions de justice françaises indexées par Doctrine montrent parallèlement une activité contentieuse surtout civile. Parmi les matières les plus fréquemment représentées figurent le droit des personnes et de la famille, les procédures civiles d'exécution et le droit bancaire et boursier. La base précise que son recensement n'est pas exhaustif et ne couvre pas nécessairement l'activité de conseil[2].
Interventions dans les médias
En mai 2011, après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, plusieurs médias français sollicitent Stéphane Draï pour présenter le fonctionnement de la justice pénale américaine. La Tribune l'interroge sur la mise en liberté sous caution et les critères pris en compte par le juge[5]. Le Progrès lui demande le lendemain d'expliquer les principales étapes et la durée possible de la procédure new-yorkaise[6].
Quelques jours plus tard, Le Monde le cite dans un article consacré au procureur de Manhattan Cyrus Vance Jr., au sujet de la dimension institutionnelle et politique d'un dossier particulièrement médiatisé[11]. Dans ces articles, Draï intervient comme commentateur du droit américain et non comme avocat de l'une des parties à l'affaire.
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 « Maître Draï et son équipe », site du cabinet Stéphane Draï, consulté le 24 septembre 2026.
- ↑ 2,0 2,1 et 2,2 « Stéphane DRAÏ », Doctrine, consulté le 24 septembre 2026.
- ↑ 3,0 3,1 et 3,2 « Stephane Drai », Justia Lawyer Directory, consulté le 24 septembre 2026. La fiche reprend l'identifiant 2800340 de l'Office of Court Administration de l'État de New York et une admission depuis 1997.
- ↑ 4,0 4,1 et 4,2 Vincent Dargent, « Stephane Drai is the first French lawyer appointed by US federal supreme court, Lyon, France », Abaca/Shutterstock Editorial, photographie créée le 22 juin 2006, consultée le 24 septembre 2026.
- ↑ 5,0 et 5,1 Virginie de Kerautem, « Affaire DSK : graves accusations, lourde caution en vue », La Tribune, 16 mai 2011.
- ↑ 6,0 et 6,1 Jean-Didier Derhy, « La procédure risque de durer plusieurs mois », Le Progrès, 17 mai 2011.
- ↑ 7,0 et 7,1 « Maître Stéphane Draï », Alexia.fr, rubrique « Parcours », consultée le 24 septembre 2026.
- ↑ 8,0 et 8,1 « Cabinet Drai », site du cabinet Stéphane Draï, consulté le 24 septembre 2026.
- ↑ « Cabinet Stéphane Drai », Pappers, données issues du RNE, de l'INPI et de l'INSEE, consultées le 24 septembre 2026.
- ↑ « Supreme Court Bar », Cour suprême des États-Unis, consulté le 24 septembre 2026.
- ↑ Flora Genoux, « Cyrus Vance Jr joue le dossier de sa carrière », Le Monde, 20 mai 2011.
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