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Histoire de La Berrichonne de Châteauroux

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L'histoire de La Berrichonne de Châteauroux comprend deux périodes distinctes. La première, de 1983 à 1991, le club opère en amateur. Le club acquiert brièvement le statut professionnel au terme de la saison saison 1990-1991, Châteauroux retrouve la deuxième division et par la même occasion devient un club professionnel. L'un des plus ancien club du football français, La Berrichonne fait partie des doyens de Ligue 2 avec un total de 37 saisons.

1883-1935 : Genèse

La société sportive et patriotique La Berrichonne est fondée le 3 décembre 1883 par un professeur de philosophie, Alfred Leune, ainsi que des notables castelroussins[B 1]. Son premier président portait le nom de M. Hidien, il était directeur d'une entreprise de construction de machines agricoles[B 2]. La même année, Alfred Leune succédera à Hidien et ce jusqu'en 1886. Suivrons ensuite Théodore Vacher (1886-1895) et M. Guillaume (1895-1904).

La Berrichonne de Châteauroux est l'un des plus vieux club français et la première société sportive fondée à Châteauroux. À sa création, elle est une société omnisports comprenant de la Gymnastique, de la boxe française, de l'escrime, du tir ainsi que des instructions aux préparation militaire[1],[2].

La première équipe de football de La Berrichonne voit le jour en 1913[P 1] sous la présidence de Léon Talicher, dirigeant depuis 1904. Elle est constituée des joueurs du Football Club du Lycée de Châteauroux (FCLC) et pratique le football sur son propre terrain jusqu'en 1906, date à laquelle son stade sera remplacé par le Parc des Sports, ancien Stade Gaston-Petit[B 2]. La Berrichonne crée sa propre équipe en février 1916, sous l'impulsion d'Armand Pautrot avec l'appoint des militaires de la base de Châteauroux[1],[3]. Afin de distinguer les footballeurs, La Berrichonne revêt des maillots blancs à bandes verticales rouges[2],[B 2]. Plusieurs dizaines de jeunes évoluent alors sous les couleurs de La Berri, heureux de pratiquer un sport connaissant un grand succès après son importation d'Angleterre à la fin du XIXe siècle [B 3]. Durant la Première Guerre mondiale, le drapeau américain voisine avec celui de La Berrichonne lors des rencontres sportives entre les soldats américains, anglais et français de la base militaire de Châteauroux[B 4].

Le , l'Avenir Club, autre club castelroussin, fusionne avec La Berrichonne pour devenir le Berrichonne Avenir Club (BAC). L'AS Châteauroux (ASC), au maillot blanc et violet, domine le football indrien à partir de 1920[B 5],[4],[5]et attire de plus en plus de joueurs. Toutefois, les deux clubs réalisent rapidement que la rivalité entre eux est préjudiciable pour le recrutement local. La municipalité encourage alors une fusion pour mieux représenter la ville dans le championnat régional[B 3]. En 1925, le président Talichet laisse sa place à Henri Brossard. C'est dix ans plus tard, en 1935, que l'AS Châteauroux et le Berrichonne Avenir Club décident de fusionner sous le nom de La Berrichonne de Châteauroux. Victor Hélin prend la suite de Brossard et assurera la présidence du club jusqu'en 1945 [B 6],[2]. À la suite de cette unification, le nouveau club récupère le Stade de la rue Henri Dunant et joue en bleu et rouge[1][B 7] . Maurice Duquesne, secrétaire général de l'ASC, est l'un des promoteurs de la fusion entre les deux clubs et devient vice-président et directeur sportif de La Berrichonne[B 8].

1935-1970 : Premiers pas

La Berrichonne remporte la Coupe de l'Indre en 1937[B 9],[3],[5]. Après s'être dotée pour la première fois en 1938 d'un entraîneur, M. Roder, La Berrichonne sera rattachée à la Ligue Auvergne-Limousin durant la Seconde Guerre mondiale. Se trouvant en zone libre, La Berri ne peut plus rencontrer ses anciens adversaires de quatrième division, tous en zone occupée[B 10].

Gérard Wozniok, joueur puis entraîneur du club

Dans les années 1940, Roger Mindonnet aide grandement au développement du club. Il sera plus tard sélectionné en Équipe de France. En 1943, l'ex-gardien du RC Paris, Roger Cabanis, rejoint Châteauroux comme entraîneur-joueur. L'année suivante l'équipe remporte la Coupe de l'Indre pour la quatrième fois[B 11]. En 1945, avec Mindonnet, Torta, Devillière mais aussi Cabanis, La Berri découvre la troisième division. La même année, Jacques Lacour prend la tête du club. En 1946, l'entraîneur Roger Cabanis quitte La Berrichonne et sera remplacé par M. Le Guyader puis, en 1947 M. Roy qui sera remplacé au cours de la saison par Ambroise Torta. A l'été 1947, Gérard Wozniok[3]. Âgé de 34 ans, il sera entraîneur-joueur et ne peut éviter la descente du club en quatrième division en 1948. C'est seulement un an plus tard que le fruit de son travail paye, il apporte au club ses deux premières Coupe du Centre (1949 et 1950) et Châteauroux retrouve la Division 3 à la fin de la saison 1950-1951. Wozniok gagne alors le surnom de « Sorcier Berrichon » [6],[B 12][B 13]. L'année suivante, La Berri termine troisième de son groupe et Wozniok prend sa retraite sportive au terme de la saison. Les entraîneurs se succèdent alors.

Lors de la saison 1952-1953, Charles Carville, Ambroise Torta et le tchèque Antonin Tichy se succèdent à la tête de l'équipe, qui termine huitième de son groupe de Division 3. Pour l'exercice suivant, Joseph Rabstejnek mène le groupe berrichon à la dixième de son groupe. En 1954 Rabstejnek est remplacé par François Maestroni qui entraînera la Berrichonne jusqu'en 1958, synonyme de relégation en quatrième division, après trois saisons en milieu de tableau[6],[P 2]. Ancien international français, deux fois vainqueur de la Coupe de France, Albert Dubreucq prend la suite de Maestroni et remonte le club en Division 3 mais sera relégué en fin de saison en 1960.

En 1961, Châteauroux retrouve la troisième division sous la direction de Maurice Lafont, ancien international français. Il quittera l'Indre deux ans plus tard, en 1963, après avoir terminé dixième, puis cinquième lors de ses deux dernières saisons[7]. La même année, Henri Burda prend les commandes du club et remporte le groupe Ouest de Division 3 qualifiant ainsi La Berri pour la phase finale. Le club ira jusqu'en finale mais s'inclinera contre l'équipe réserve de l'AS Monaco[réf. nécessaire]. En 1964, le Stade municipal vient remplacer le Parc des Sports. L'année suivante, Henri Burda décède des suites d'une malade. Léon Deladerrière, ancien ailier gauche de l'Équipe de France, prend alors la gestion du groupe[P 2]. En 1966, le club termine en tête de son groupe de Division 3[6]. Deladerrière s'en ira la saison suivante, après une troisième place en championnat. En 1967, Robert Vicot prend la direction de l'équipe qu'il mènera, après deux sixièmes places, sur la seconde marche de son groupe de Division 3 en 1970.

À la suite de la réforme des compétitions en fin de saison 1969-1970, les trois premiers de chaque groupes de troisième division sont promus en Division 2. La Berrichonne de Châteauroux accède ainsi pour la première fois de son histoire en deuxième division.

1970-1991 : Deuxième division et traversée du désert

En 1970, André Strappe (23 sélections en Équipe de France[P 2]) prend la tête de l'équipe, tout juste promu en deuxième division. Il sera entraîneur-joueur mais ne disputera seulement que 10 matchs (2 buts) et La Berrichonne terminera la saison à une honorable dixième place[8]. L'année suivante, le président Lacour rappelle Gérard Wozniok. Il fera entrer le jeune Denis Mérigot lors du match contre l'ES La Rochelle, il marquera les deux buts de la victoire, à seulement 17 ans. La même année Christian Verrier, autre joueur formé au club, découvre la deuxième division. Il jouera 271 matchs avec La Berrichonne. À la fin de la saison 1971-1972, Wozniok prolonge son contrat d'un an et ouvre une cellule de recrutement en Pologne, où il a de nombreux contacts. En 1972, deux internationaux polonais sont alors accueillis à La Berrichonne : Antoni Nieroba (17 sélections) et Antoni Piechniczek (3 sélections). Malgré quelques jolis succès durant la saison 1972-1973, le club termine seizième et connaît une crise morale poussant Wozniok à quitter son poste. Durant l'été 1973, Lucien Troupel prend les commandes de l'équipe après avoir entraîné les plus belles écuries françaises telles que l'Olympique Lyonnais ou l'Olympique de Marseille. Gérard Wozniok, resté très actif auprès du club, épaule Troupel pour le recrutement. En 1974, Edward Biernacki et Jean-Christian Lang posent leurs valises à Châteauroux. La même année Jacques Lacour laisse la présidence de La Berri à Claude Jamet. Suivent alors les internationaux polonais Roman Jakóbczak et Zbigniew Kwasniewski en 1977 et 1979. Mais La Berrichonne stagne en milieu de tableau sous l'ère Troupel et en 1980 celui-ci quittera le club[9].

Durant l'été 1980, Hervé Revelli, ancien international français, prend la tête de l'équipe et succède à Troupel en tant qu'entraîneur-joueur. C'est un choix gagnant pour La Berrichonne puisque l'équipe finit à la cinquième place de l'exercice 1980-1981[9]. Sous l'impulsion de Philippe Besset et des qualités de buteur de Pierre Sither, La Berri ira même jusqu'en huitièmes de finale de la Coupe de France battu contre Lille OSC (1-0 et 0-2)[10]. Les années suivantes sont moins glorieuses avec des saisons clôturées en milieu de tableau. En 1983, Revelli est succédé par Antoni Nieroba qui revient entraîner Châteauroux dix ans après l'avoir quitté[P 2]. Mais deux ans après son arrivée à la tête l'équipe, le club est relégué en troisième division en 1985. Nieroba est alors limogé et Philippe Leroux lui succède. Pour sa première année à la tête du groupe il assiste, impuissant, à une nouvelle relégation de La Berrichonne. Le club évolue donc en quatrième division et fait appel, en 1986, à Philippe Besset avec pour objectif la remontée en troisième division. Il obtient une quatrième place au terme de la saison 1986-1987 et laisse sa place à Lionel Sachy. En 1988, La Berrichonne retrouve la troisième division après un seconde place de son groupe de Division 4[9]. Pour son retour en D3, le club fait appel au yougoslave Alec Hrnic mais celui-ci sera très vite remplacé Jacky Lemée. En 1989, ne parvenant pas à redresser le classement des castelroussins, qui finissent treizièmes, Lemée est limogé en fin de saison[11]. Andrzej Szarmach, ancien international polonais (55 sélections et 25 buts), prend alors l'équipe en main. La même année 1989, Michel Denisot fait son entrée au club et succède à Claude Jamet, président depuis 1974, qui demeurera à la présidence du club omnisports[9].

Au terme de la saison 1990-1991, Châteauroux retrouve la deuxième division et par la même occasion devient un club professionnel.

1991-1998 : Ascension jusqu'en Ligue 1

En 1991, à la suite de la remontée en deuxième division et du professionnalisme, La Berri se réorganise en deux structures distinctes. Michel Denisot, partit à la tête du Paris Saint-Germain, laisse alors la présidence du club à Daniel Baujean. Il devient Président d'Honneur du conseil d'administration dirigeant la Société anonyme à objet sportif (SAOS) de Baujean et la section omnisports toujours présidée par Claude Jamet[9],[12].

L'équipe championne de L2 1997

Cette même année 1991 marque le départ d'Andrzej Szarmach qui sera remplacé à la tête de l'équipe par Joachim Marx. Pour se retour en Division 2, l'équipe termine la saison à une honorable huitième place. En 1992, Marx laisse sa place à Victor Zvunka. A la fin de l'année suivante (saison 1992-1993), le championnat de deuxième division est réformé en un groupe de 22 équipes, poussant alors les huit derniers de chaque poules à descendre en National 1. La quatorzième place du club ne suffi donc pas et La Berrichonne redescend en troisième division[12]. Mais Châteauroux ne restera pas longtemps en Division 3. En effet, en s'entourant de joueur tels que Olivier Saragaglia, Franck Zingaro, Thierry PaukJimmy Algerino et les internationaux Kari Ukkonen (Finlande) et Smahi Triki (Maroc), La Berrichonne remonte en deuxième division à la fin de la saison 1993-1994. Le club remporte par la même occasion le premier grand titre de son histoire : le Championnat de France de National 1994. La Berri s'impose 1-0 en finale du championnat contre l'En Avant de Guingamp grâce à un but de Patrick Mboma. Arrivé en 1992 en provenance du Paris Saint-Germain, Mboma est, avec Boukari et le coach Zvunka, l'un des grands acteurs de la remontée du club et lance réellement sa carrière à Châteauroux. Entre 1994 et 1996, La Berrichonne recrute à tour de bras avec Joël Bossis, Aziz El Ouali, Jason Mayele, les gardiens Patrick Guillou et Vincent Fernandez en 1994. Ronan Le Crom, David Le Frapper, Didier Martel ainsi que les internationaux Sékana Diaby (Cameroun) et Edvin Murati (Albanie) en 1995. Jean-Claude Fernandes, Laurent Debrosse, Laurent Dufresne, Pierre Chavrondier et l'international sénégalais Ferdinand Coly en 1996.

Sur la lancée du titre, le club enchaîne les performances avec une cinquième et une neuvième place en 1995 et 1996. Cette même année Daniel Baujean légue la présidence à Thierry Sanselme. Puis arrive la saison 1996-1997, celle de la consécration pour La Berrichonne puisqu'elle devient championne de France de deuxième division[12].

C'est donc en 1997, toujours sous la direction de Victor Zvunka, que Châteauroux découvre la première saison. Elle continuera de s'appuyer sur des joueurs tels que Coly, Mayele, Guéguen, Dufresne ou Weber ainsi que d'autres formés au club (Stéphane Dalmat, Ludovic Clément et Florent Malouda). Et recrutera Éric Loussouarn en 1997, les internationaux Amara Traoré (Sénégal), Olivier Tébily (Côte d'Ivoire), Damir Čakar (Serbie) et Nenad Bjeković (Serbie) la même année. Malgré tous ces recrutements, le club ne peut éviter la relégation après une 17e en championnat (sur 18). En 34 matchs, le club connaîtra huit victoires, sept nuls et dix-neuf défaites[12],[13]. A la fin de saison 1998, Victor Zvunka est licencié.

1998-2003 : Retour en Ligue 2

En 1998, Joël Bats arrive à la tête du groupe professionnel. La même année Marc Giraudon, Sébastien Roudet et Rodolphe Roche sortent du centre de formation de La Tremblère, arrivent également des recrues comme Lilian Compan, Cédric Daury ou encore Frédéric Fouret. La Berrichonne termine huitième de Ligue 2.

En septembre 1999, Bats est limogé etremplacé par Thierry Froger[12]. Cette année Armindo Ferreira, Benjamin Nivet, Steve Savidan ainsi que l'interventional camerounais François Omam-Biyik sont recrutés. Le club termine alors en milieu de tableau pendant deux saisons (huitième et sixième). En 2000, Julien Cordonnier et Johann Paul quittent le centre de formation et signent leurs premiers contrats professionnels avec La Berrichonne de Châteauroux. Arrive également David Coulibaly, international malien.

En 2001, Froger mène l'équipe en quart de finale de la Coupe de la Ligue, éliminé par l'AS Monaco (0-1) et en huitième de finale de la Coupe de France, éliminé par Grenoble (0-2). La même année Morlaye Cissé, international guinéen, signe à La Berrichonne et le club termine sixième du championnat.

En octobre 2002, alors qu'Eddy Viator et l'international malien Djibril Sidibé sont recrutés, le club connait un nouveau changement de président avec le retour de Michel Denisot accompagné de Patrick Trotignon qui sera président délégué. Froger reste en place jusqu'à la saison 2002-2003 où il laisse La Berri aux portes de la Ligue 1 avec une cinquième place[14]. La même année Wilfried Dalmat, frère de Stéphane Dalmat, débarque à Châteauroux en provenance du FC Nantes.

2003-2005 : Coupe de France et tentative européenne

Finale de Coupe de France

Victor Zvunka succède Thierry Froger à la fin de la saison 2003. Il revient donc à Châteauroux cinq ans après avoir mené le club en Ligue 1. Cette même année marque les arrivées de Teddy Bertin, Karim Fradin, Nicolas Douchez et d'Eric Rabésandratana ainsi que la signature du premier contrat professionnel de Jean-Sylvain Babin. Pour son retour, Zvunka mène l'équipe à la onzième place en championnat mais c'est en Coupe de France que La Berrichonne fait un véritable tabac. En effet, le club ira jusqu'en finale de la Coupe de France 2004[15].

Portée par de jeunes joueurs tels que Roudet et le gardien Rodolpe Roche, qui remplace Douchez lors des matchs de Coupe, l'équipe sortira notamment l'AS Monaco en quart de final (1-0). Après avoir passé les demi finales avec brio (2-0 vs Dijon FCO), le club ira défier le grand Paris Saint-Germain au Stade de France.

L'équipe de La Berri est composée de joueur d'expérience à l'instar de Teddy Bertin, Jimmy Algerino ou même l'international tunisien Wissam El Bekri, arrivé en 2003. Châteauroux se défendra vaillamment et rentrera aux vestiaires avec un score nul à la mi temps. Mais une tête de Pedro Miguel Pauleta (65e) sur un corner de Fabrice Fiorèse cloue le sort du match et sacre une sixième fois le Paris Saint-Germain FC [15].

Finale de Coupe de France 1-0 Stade de France, Saint-Denis
29 mai 2004
20h45
(0-0) Spectateurs : 78 357
Arbitrage : Drapeau : France Stéphane Bré
rapport

La qualification du Paris SG en Ligue des champions permet au club de disputer la Coupe de l'UEFA, pour la première fois de son histoire[14].

Coupe de l'UEFA

À la suite de l'épopée en Coupe de France et de la qualification du Paris SG en Ligue des champions, le club dispute donc son premier tour de Coupe de l'UEFA[14]. A l'inter-saison 2004, Laurent Lanteri ainsi que les internationaux Issa Ba (Sénégal), Jacob Mulenga (Zambie) et Yazid Mansouri (Algérie) posent leurs valises à Châteauroux.

La Berrichonne hérite du FC Bruges au tirage au sort et tentera de se qualifier pour les phases de groupes. Le match aller fut cauchemardesque pour La Berrichonne. Au Jan Breydelstadion, les belges marque sur leur première occasion par Philippe Clement (1-0, 19e). Peu avant la mi-temps David Rozehnal est bousculé dans la surface par Armindo Ferreira qui écopera d'un carton rouge. Le capitaine Timmy Simons transforme le pénalty (2-0, 43e). Puis, à la 79e minute, Gert Verheyen remporte son duel sur Vincent Fernandez (3-0) avant que le milieu de terrain Alin Stoica ne marque un quatrième but d'une frappe des 25 mètres (89e). Le club de Michel Denisot s'inclinera donc sur le score de 4 buts à 0[16].

Le match retour se termine aussi sur une défaite (2-1) malgré un bon match de La Berrichonne. Dans un Stade Gaston-Petit comble, Rune Lange ouvre le score en début de match (1-0 FC Bruges, 15e); Kamel Chafni égalise pour les castelroussins (25e) mais Ivan Gvozdenović (31e) efface tout espoir pour La Berrichonne et offre définitivement la qualification à son équipe[17].

Premier tour aller 4 – 0 Stade Jan Breydel, Bruges
16 septembre 2004
20h30
(2 – 0) Arbitrage : Drapeau : Croatie Edo Trivkovic
rapport
Premier tour retour 1 - 2 Stade Gaston-Petit, Châteauroux
30 septembre 2004
20h30
(1 – 2) Arbitrage : Drapeau : Pologne Jacek Granat
rapport

Côté championnat, La Berri terminera l'exercice de la saison 2004-2005 à la cinquième place. La même année, l'ancien international français, Florian Maurice s'offre un dernier challenge aux côtés des hommes de Zvunka. Alharbi El Jadeyaoui signe également à Châteauroux.

2005-2013 : Période terne

En 2005, Didier Ollé-Nicolle arrive sur le banc de La Berrichonne mais la quittera l'année suivante après avoir terminé à une modeste quinzième place. La même année Samuel Allegro, Marco Ramos ainsi que les internationaux Predrag Ocokoljić (Serbie) et Igor Yanovski (Russie) rejoignent le club.

C'est en 2006 que Cédric Daury prend les commandes du groupe mais le quittera en mars 2007 après avoir été diagnostiqué d'un cancer de la parotide. En 2006 Razak Boukari quitte également le club pour rejoindre le RC Lens alors que Bakary Sako et Lamine Koné signent leurs premiers contrats professionnels avec La Berri. Cette même année 2006 est marquée par les arrivées de joueurs tels que Thiago Xavier, Richard Socrier, Stevan Bates, Jimmy Kébé ainsi que l'international mauricien Abdelaziz Kamara. À la suite du départ de Daury, Frédéric Zago gère l'équipe jusqu'à la fin de la saison et la mènera à la septième place de la saison 2006-2007 et quittera le club en août laissant de nouveau la place à Cédric Daury qui rechutera en février 2008. Christian Sarramagna, son adjoint, prend le relais et termine la saison à la quinzième position. Entre temps, en 2007, Richard Martini, Ali Mathlouti, Mathieu Scarpelli et l'international camerounais Henri Bedimo arrivent au club. Emmanuel Imorou signe son premier contrat professionnel ainsi que Gauthier Pinaud et Ahmed Kashi. D'un point de vue juridique, La Berrichonne devient une Société anonyme sportive professionnelle (SASP)[14].

En 2008, Michel Denisot cède la présidence et devient vice-président au profit du binôme Daniel Baujean-Patrick Le Seyec. La même année l'équipe termine quinzième, Tongo Doumbia et Johann Obiang signent leurs premiers contrats professionnels. Mickael Cerielo ainsi que Pape Habib Sow débarquent au club accompagnés des internationaux Kévin Bru (Maurice), Momar N'Diaye (Sénégal) et Félix Katongo (Zambie). En novembre 2008, Patrick Trotignon est remplacé par Vincent Cotier en tant que président délégué. Un mois plus tard, Sarramagna se retire du poste d'entraîneur, et sera remplacé par Dominique Bijotat avant que Daniel Baujean ne démissionne de la présidence. Patrick Le Seyec est donc seul au poste en janvier 2009. Ces départs à répétition poussent l'équipe encore un peu plus vers la relégation, elle terminera quinzième lors de la saison 2008-2009. Le club ira malgré tout jusqu'aux quarts de finale en de la Coupe de la Ligue où il s'inclinera contre Les Girondins de Bordeaux (2-1). A l'inter saison arrivent Rudy Haddad, Bruno Santos, Steven Joseph-Monrose, David Fleurival, Damien Da Silva, André Titi Buengo ainsi que les internationaux algériens Abdelnasser Ouadah et Mohamed Chalali. Romain Grange et Nasser Chamed font également leurs entrées dans le groupe professionnel. Fin novembre 2009, pour son entrée dans la compétition de la Coupe de France, le club chute face à l'Olympique de Saumur (CFA)[18]. Peu avant la rêve hivernale, à la suite de cet échec, le club subit une défaite à domicile contre l'AC Ajaccio (2-1) et occupe la seizième place du classement de Ligue 2 à deux points du premier relégable. Dominique Bijotat quitte alors ses fonctions Au mois de janvier 2010, Jean-Pierre Papin prend la tête de l'équipe. Serge Marchetti arrive à la même période et devient directeur sportif. Malgré ces changements de postes l'équipe peine en championnat. Alors 18e au classement, Papin pose un ultimatum à ses joueur lors de la 27e journée : si ils perdent le match contre le SC Bastia, il quitte la tête de l'équipe. Finalement les joueurs tiendront le nul (2-2) après avoir été mené à la mi-temps[19]. Jean-Pierre Papin démissionnera tout de même à la fin de la saison 2009-2010. Le club assurera son maintient en Ligue 2 à la dernière journée, à la suite d'une victoire face au RC Strasbourg (2-1)[14].

Après cette seizième place en championnat en 2010, le poste d'entraîneur revient alors à Didier Tholot. Durant l'été, le club recrute à tous les postes; Kévin Dupuis et Jérôme Lafourcade en attaque, Quentin Othon au milieu mais aussi Romain Reynaud et Anthony Scaramozzino en défense. Sous le coaching de Tholot, La Berri termine la saison 2010-2011 au quatorzième rang. En 2011, Akim Orinel, Maxime Bourgeois, Jean-Jacques Mandrichi, Romain Inez, Claudio Beauvue et l'international sénégalais Massamba Lô Sambo. En avril 2012, La Berrichone est toujours en course pour la montée, septième de Ligue 2 à quatre points du podium mais la fin de saison sera moins glorieuse et le club s'effondra à la quatorzième place[14]. La trêve estivale précédent la saison 2012-2013 voit arriver à Châteauroux des recrues tels que Ludovic Guerriero ou Romain Sartre. Claudio Beauvue, qui souhaitait quitter La Berrichonne, sera prêté au SC Bastia pour la deuxième partie de saison, avec une option d'achat que le club corse ne lèvera pas en fin de saison. Il sera finalement transféré à l'En Avant Guingamp fin juin 2013, après de longs déboires avec les dirigeants castelroussins. En championnat le club aurait aimé avoir les services de Beauvue puisqu'il finira au bord de la relégation avec une seizième place. Suivront alors des recrues tels que Landry Bonnefoi ou Terence Makengo.

2013-2015 : Descente aux Enfers

En octobre 2013, après douze journées, trois défaites d'affilées et neuf points au compteur, La Berrichonne est 18e au classement. Le président Patrick Le Seyec décide alors de se séparer de Didier Tholot[20]. Il est remplacé par Jean-Louis Garcia[21]. Quelques semaines plus tard, Le Seyec quitte la présidence à la suite de cinq années éprouvantes à la tête du club. Le vice président Michel Denisot ne sera pas candidat et doit trouver un successeur[22]. C'est alors Thierry Schoen, chef d'entreprise lui aussi, qui prend la plus haute fonction du club. Côté championnat, La Berrichonne ne réussit pas mieux bien que Garcia soit arrivé à la tête de l'équipe. Malgré que le club soit presque sauvé à la fin du mois de mars, à la suite d'une belle série, il s'écroule en fin de saison : 4 points pris sur les huit derniers matchs. Le Nîmes Olympique et le Stade Lavallois passent donc devant La Berrichonne qui se retrouve avec l'obligation de gagner son dernier match. En déplacement à Brest, La Berri va vite encaisser un but, 16e 1-0 pour le Stade Brestois. C'est le début d'un long chaumard, probablement le dernier en Ligue 2 pour les hommes de Jean-Louis Garcia qui encaisseront trois buts au final[23]. Le vendredi 16 mai 2014, La Berrichonne est donc officiellement en National et Jean-Louis Garcia licencié. Entre temps, Florent Malouda intègre le conseil d'administration du club donnant un espoir de renouveau au supporter[24].

Mais, durant l'été 2014, le Luzenac AP est interdit d'accession en Ligue 2, ce qui permet, miraculeusement, à Châteauroux d'être réintégré dans le championnat de Ligue 2. Pascal Gastien prend alors la gestion d'un effectif renforcé. En effet le club mise sur des joueurs d'expériences tels que Laurent Bonnart, Grégory Thil ou encore Sébastien Roudet, qui revient dans son club formateur[25][26]. Cédric Hountondji est également recruté pour consolider la défense. Avant d'entamer sa dix-septième saison consécutive en Ligue 2, le club a pour objectif le maintient[27]. Mais à la trêve hivernal La Berri est classé 19e avec seulement quinze points. Pour la deuxième partie de saison, le club se renforce avec les arrivées de Jérôme Leroy, Bocundji Ca et Erwan Quintin. Les résultats ne s'améliorant pas Pascal Gastien est licencié en février 2015 et sera remplacé par Cédric Daury, qui hérite d'une 19e place et dix-neufs petit points et aura la lourde tâche de maintenir le club en deuxième division. Le 4 mai 2015, alors que La Berrichonne est proche de la relégation en troisième division, Florent Malouda, arrivé au conseil d'administration en 2014, tente de racheter 51% des parts du club et ainsi devenir actionnaire majoritaire. Mais il se heurtera à une réponse négative de l'ensemble des dirigeants du club et donnera donc sa démission, synonyme de divorce avec l'administration alors en place[28][29].

Lors de la 37e journée de Ligue 2, à la suite d'un match nul (0-0) contre Le Havre AC, La Berrichonne de Châteauroux est reléguée en National[30] après 17 ans passés en Ligue 2.

Depuis 2015 : Reconstruction

À la suite de la 19e place obtenue lors de la saison 2014-2015, synonyme de descente en National, La Berrichonne de Châteauroux décide de se restructurer. Jérôme Leroy, jusqu'alors joueur, est nommé conseiller du président Thierry Schoen aux affaires sportives et au recrutement. Malgré la relégation, Cédric Daury est reconduit au poste d'entraîneur[31].

Ouvrages de référence

  • « La Berri à 130 ans !!! », PROlongations, le journal de la Berrichonne Football, no 21,‎
  • La berrichonne,  

Autres références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Le Sport - Historique
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Histoire de La Berrichonne de Châteauroux
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 Historique : 1883-1946
  4. Fiche de la LB Châteauroux
  5. 5,0 et 5,1 La Berrichonne de Châteauroux
  6. 6,0, 6,1 et 6,2 Historique : les années 1950/1960...
  7. Biographie de Maurice Lafont
  8. Biographie d'André Strappe
  9. 9,0, 9,1, 9,2, 9,3 et 9,4 Historique : les années 1970 / 1980...
  10. Interview de Jean-Luc Aubard
  11. Biographie de Jacky Lemée
  12. 12,0, 12,1, 12,2, 12,3 et 12,4 Historique : les années 1990 (http://www.berrichonne.net/joo/historique/15-les-annees-1990.html)
  13. Palmarès L.B. Chateauroux
  14. 14,0, 14,1, 14,2, 14,3, 14,4 et 14,5 Historique : les années 2000... (http://www.berrichonne.net/joo/club/historique.html)
  15. 15,0 et 15,1 FFF, Fiche du match Paris SG-Châteauroux, 29 mai 2004
  16. Bienvenue au Club !, 17 septembre 2004
  17. C3 : Bruges bat Châteauroux (2-1), 30 septembre 2004
  18. Bijotat jette l'éponge, 23 décembre 2009
  19. LFP.fr - Ligue de Football Professionnel - Ligue 2 - Saison 2009/2010 - 27ème journée - Châteauroux / SC Bastia
  20. Tholot limogé, 28 octobre 2013
  21. Jean-Louis Garcia coach de Châteauroux, 28 octobre 2013
  22. Le Seyec s'en va, 16 novembre 2013
  23. Châteauroux plonge en National, 16 mai 2014
  24. Un dirigeant nommé Malouda (http://www.francefootball.fr/news/Un-dirigeant-nomme-malouda/456667), 12 avril 2014
  25. Roudet à Châteauroux (http://www.francefootball.fr/news/roudet-a-cha-teauroux/480063), 4 juillet 2014
  26. Thil prêté à Châteauroux (http://www.francefootball.fr/news/dijon-thil-pra-ta-a-cha-teauroux/479896), 4 juillet 2014
  27. Présentation Ligue 2 2014/2015 : Châteauroux (3/20), 23 juillet 2014
  28. Florent Malouda quitte le conseil d'administration de Châteauroux
  29. Berrichonne de Châteauroux : Schoen-Malouda, à chacun sa vérité
  30. Le Gazélec Ajaccio en L1 ! (http://www.francefootball.fr/news/Le-gazelec-ajaccio-en-l1-chateauroux-en-national/558910)
  31. Daury entraîneur, Leroy conseiller du président

Liens externes

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