Infrastructure de recherche DATA TERRA

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Data Terra est une e-infrastructure de recherche dédiée aux données et aux services du système Terre et environnement. Elle intègre de nombreuses infrastructures de recherche, d’observation et d'expérimentation. Data Terra les regroupent sous quatre domaines thématiques que sont Aeris pour les données qui concernent l’atmosphère, Theia pour celles qui ont à voir avec les surfaces continentales, Formater pour celles concernant la terre solide, et Odatis pour les données des océans. Est également proposé le dispositif transversal Dinamis qui est un dispositif institutionnel d’approvisionnement mutualisé en imagerie satellitaire, et le dispositif Interpole qui gère les questions communes aux pôles[réf. nécessaire].

Chaque pôle et dispositif vise à faciliter l’accès et le traitement des données satellitaires, terrestre et in-situ provenant de plusieurs sources : satellites, missions spatiales, aéronef, ballons-sondes, navires océaniques, réseaux de capteurs et communautés scientifiques. L’ambition principale de l’e-infrastructure de recherche Data Terra est de coordonner, de fédérer et d'optimiser l’ensemble des institutions, dispositifs et moyens existants consacrés aux données du système Terre.[réf. nécessaire]

Création

En 2013, à la suite du bilan d'un groupe de réflexion impulsé par le CNRS-INSU et le CNES et porté par les organismes de recherche nationaux, la décision est prise de créer les quatre pôles Aeris, Theia, Formater et Odatis, ainsi que l’infrastructure de recherche Data Terra. Celle-ci est créée en 2016 et apparait en projet sur la feuille de route nationale du MESRI (Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation) de la même année, puis sur celle de 2018 sous l’appellation « IR système Terre, pôles de données et services pour le système Terre »[réf. nécessaire].

Gouvernance

Les principales tutelles de l’infrastructure de recherche Data Terra sont le CNES, le CNRS, l'IFREMER, l'IGN, l'INRAE, l'IRD, Météo-France et le MESRI.

D’autres organismes publics, EPST et universités en sont les partenaires : IPGP, CEA, SHOM, BRGM, CEREMA, CIRAD, INERIS, ONERA, Observatoire de la Côte d’Azur, Observatoire de Paris, École Polytechnique, Université de Lille, Université Fédérale de Toulouse, Agro Paris Tech, Université Grenoble-Alpes, Université Clermont-Auvergne, Université de Strasbourg, Université de Montpellier, Région Hauts de France[réf. nécessaire].

Missions et services proposés

Data Terra, en tant qu’infrastructure dédiée au système Terre et environnement, donne accès aux données. Elle convertit les observations et les mesures en données et en produits dérivés pour une gamme d’applications scientifiques. Elle analyse et traite à distance de grands volumes de données. Elle facilite l’usage d’algorithmes, de méthode d’auto-apprentissage, de valorisation de données et de traitement de la génétique environnementale[réf. nécessaire].

  • Accès facile aux données multi-sources
  • Développement de services sur le cycle complet de la donnée
  • Critères FAIR et interopérabilité
  • Mutualisation et interopérabilité des services
  • Une infrastructure unique basée sur les capacités, les institutions, les structures et les ressources existantes
  • Approches multidisciplinaires intégrées pour l'utilisation des données de recherche d'observation de la Terre
  • Contribution aux initiatives internationales et européennes en appui aux politiques publiques de développement durable

L’écosystème de la donnée

Pour soutenir la science ouverte et favoriser les recherches interdisciplinaires, le ministère de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a créé une plateforme recherche-data-gouv, inaugurée en juillet 2022[1]. Le paysage national de la recherche scientifique est à la merci de la gestion des données. Pour l’éclaircir et le rendre opérationnel, plusieurs actions sont menées tel que la FAIRisation des données, et la création d’entrepôts de données thématiques. Data Terra a été désigné[2] par le MESRI comme un des premiers centres de référence thématique dans le domaine système Terre et environnement.

Gaia Data

Pour aller plus loin, Data Terra, Climeri et le PNDB ont présenté le projet GAIA Data à l’appel à manifestation d’intérêt d’équipements structurants pour la recherche : equipex+/PIA 3 du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.GAIA Data remporte cet appel[3]. La journée de lancement de cette infrastructure distribuée et intégrée de données et de services pour l’observation et la modélisation du système Terre, de la biodiversité et de l’environnement, a eu lieu le 12 avril 2022[4].

Le projet GAIA Data réunit 21 partenaires de l’informatique et des sciences de la Terre autour de 3 infrastructures de recherche dédiées à l’observation de la planète :[réf. nécessaire]

  • DATA TERRA organise l’accès et les traitements intégrés de données d’observation, des produits et services couvrant les différents compartiments du système Terre et leurs interactions
  • CLIMERI-France produit des simulations numériques internationales pour le Programme Mondial de Recherche pour le Climat et met leurs résultats à la disposition de divers utilisateurs en France et à l’étranger.
  • PNDB propose des outils & services pour accompagner et faciliter la compréhension, le partage et l’utilisation des données de biodiversité produites pour et par les communautés de recherche.

Elles se sont données pour mission d’établir un écosystème de données et de services permettant une flexibilité totale pour les utilisateurs. Avec un budget de 65 millions d’euros, les équipes ont 8 ans pour mettre en place une plateforme de données et de services pour l’observation et la compréhension du système Terre, de la biodiversité et de l’environnement. GAIA Data vise à développer un modèle numérique de très haute précision de la Terre (un « jumeau numérique ») pour surveiller et prévoir les changements environnementaux et l'impact humain[réf. nécessaire]. GAIA Data aura pour vocation de proposer des données et des services dans un environnement cloud. L’objectif est de combiner des données diverses et variées en un ensemble de données pour les rendre accessible à l'utilisateur final. Afin de rendre cela possible, huit centres technologiques français vont être interconnectés. Les scientifiques auront accès à une plateforme de données et de services basée sur le cloud, ainsi que des technologies numériques qui leur permettront d’exploiter les données et de tester leurs propres modèles. La plateforme ouverte et ses composants seront conviviaux et flexibles pour s'adapter à un large éventail de besoins et de scénarios scientifiques.

Liens externes

Site officiel de Data Terra

https://cat.opidor.fr/index.php/DATA_TERRA

Plateforme recherche-data-gouv

Climeri

IGN

PNDB

Sources et références

Article publié sur Wikimonde Plus

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