Encyclopédie Wikimonde

Liste des Justes d'Anjou

Aller à : navigation, rechercher

Les Justes de l'Anjou

Adolf Hitler a voulu dominer l'Europe. Il a fait massacrer des millions de gens dont 6 millions de Juifs. Quelques-uns eurent plus de chance et furent sauvés par des personnes non juives au péril de leur vie. Certains ont été reconnus par Israël comme Juste parmi les nations.

Durant la Seconde Guerre mondiale la force d'occupation allemande fait de l'Anjou (d'Angers précisément) l'un des plus importants de ses 4 centres opérationnels. Rapidement, le régime hitlérien procède au lancement de son projet "Solution finale". On recense en France environ 77 000 déportations de juifs vers les camps de concentration, soit 25% de la communauté juive en France. L'attitude envers les Juifs oscilla généralement entre adiaphorie et haine. À un moment où l'Europe était tourmentée par un anéantissement moral d'une société, les Justes parmi les Nations témoignèrent d'une force d'âme pour maintenir le peu de valeurs fondamentales de l'humanité. Ainsi, 220 000 Juifs sur 300 000 présents dans l'hexagone furent sauvés et 85% d'enfants Juifs échappèrent aux camps d'extermination grâce au dévouement de nombreux citoyens français que l'on nommera plus tard les "Justes parmi les nations". L'Anjou n'échappe pas à ce phénomène puisqu'il en reconnait 27.

Les 27 Justes de l'Anjou

En l'espace de deux jours dans le Maine-et-Loire (les 15 et 17 juillet 1942) une série d'arrestations est instiguée par les nazis qui occupent le territoire, 879 personnes sont parquées dans le bâtiment du grand séminaire à Angers puis ajoutées au convoi numéro 8 du 20 juillet pour Auschwitz. On dénombre seulement 16 survivants de cet exode forcé. Néanmoins, une brise de résistante souffle sur le territoire angevin même si elle reste mesurée : seuls une vingtaine d'hommes et de femmes restent accrochée à leurs principes, leurs sens moral en attribuant à certains Juifs la chance d'être préservée de la barbarie hitlérienne. Ils ont été à l’encontre des ordres visant à briser physiquement et moralement les juifs et ont fait preuve de courage qui sauva la vie de 29 victimes potentielles de la Shoah.

Liste des 26 Justes de l'Anjou
NOM[1] Prénom Commune[2] Juifs sauvés Date d'attribution du titre

de "Juste parmi les nations"

ANDROUIN Marie et Ernest Clefs (Maine-et-Loire) M. Yvon Chicheportiche

M. Jacques Spac
M. Charles Spac

Le 11 octobre 2000
ANTIER Auguste et Marie-Joséphine Champtoceaux M. Szlama Wagener

M. Fajgla
M. Jean Wagener

Le 26 octobre 2008
AUDUREAU Charlotte Baugé Mme Ginette Vujovic

Mme Berthe Zysman

Le 7 octobre 2007
BERGOFFEN Odette Vernoil M. Jean-Claude Moscovici

Mme Liliane Moscovici

Le 10 mai 1994
BOCHEREAU Henriette Saint-André-de-la-Marche Mme Mireille Frydman

Mme Edith Muflarz

Le 28 avril 2002
DOSSOGNE Evelina et André Les Rosiers sur Loire Mme Miryam Girard Le 17 Janvier 2010
DUPRE Marie-Thérèse La Ménitré M. Benjamin Cahen

Mme Denise Weill

Le 2 avril 1995
GIOUX André Ingrandes M. Jean-Charles Bloch

Mme Madeleine Mann

Le 4 avril 2001
HEINTZ Mathilde La Ménitré M. Benjamin Cahen

Mme Denise Weill

Le 2 avril 1995
LAUNAY Henriette Saint-André-de-la-Marche Mme Mireille Frydman

Mme Edith Muflarz

Le 28 avril 2002
LUCIEN Cécile Le Ménitré M. Benjamin Cahen

Mme Denise Weill

Le 2 avril 1995
MARTIN Juliette et Albert Vaulandry M. David Adler

Mme Rosette Goldstein

Le 10 août 1999
MAURICE Yvonne et René Parçay-les-Pins M. Léon Nepomiatzi

Mme Geneviève Seiller

Le 26 décembre 2005
MAUSSION René et Marie Challain-la-Potherie M. Jacques Sztern

Mme Hélène Zylbermann

Le 9 août 2004
MEUNIER Jean Vernoil Mme Liliane Moscovici

M. Jean-Claude Moscovici

Mme Moscovici

Le 10 mai 1994
PACTEAU Marie-Eugénie Saint Georges du Puy de la Garde M. Claude Albert Popiolek

Mme Suzanne Schaffer

Le 15 novembre 2009
PIAUMIER Marguerite La Ménitré M. Benjamin Cahen

Mme Denise Weill

Le 2 avril 1995
PINGUET Anne-Marie Noellet M. Henri Goldberg Le 23 septembre 2008
TERRIEN Xavier Noëllet M. Henri Goldberg Le 23 septembre 2008

L'histoire de 11 justes de L'Anjou


Marie et Ernest Androuin[3]

Marie et René Maussion[3]

Anne-Marie Pinguet et l'abbé Xavier Terrien[3]

BAUCHEREAU Henriette et LAUNAY Henriette

Henriette Launay (portant aujourd'hui le nom BAUCHEREAU),19 ans, œuvrait dans une tannerie et résidait avec sa mère Henriette Launay. Dès lors que l'armée allemande s'approchait de Saint-André-de-la-Marche (en 1940), le maire de celle-ci quémanda aux Andréatins de loger les réfugiés qui tentaient de se soustraire de l'oppression de l'Empire Hitlérien. Fortes de compassion, les femmes BAUCHEREAU et LAUNAY accueillir Mireille PRYMAK et sa fille Edith. Ces dernières étaient juives et s'étaient expatriées de Pologne en 1933. Cependant, dû se retirer pour rejoindre son travail parisien et confia Edith aux égards des deux Henriettes durant une année. Quelque temps plus tard, la mère de la petite tenta de le ramener à Paris mais la forme tragique des mesures contre la communauté Juive la força à la laisser aux nourrices une seconde fois pour la conserver en sécurité. En effet, le père de l'enfant faut en 1942 arréte et déporté à Auschwitz où il périt. En dépit de la dangerosité, Henriette prit la décision de se déplacer à Paris pour ramner Edith en Anjou où elle y séjournera jusqu'à la fin de la guerre. Les deux nourrisses la combla des plaisirs dont une enfant nécessitait, comme si elle faisait partie intégrante de leur famille. Toutefois le risque planait sur leur maison pusique leurs voisins étaient au courant qu'elles abritaient une Juive et que les Allemands stationnaient dans le village. Aussi, n'ont-elles pas approvisionné Mireille en vivre, elle vivant à Paris sans famille et sans ressouces. De plus, la famille Launay aida également une tante d'Edith à se caché à Saint-André.

Preuve de l'amour qu'elles portaient à Edith, cette dernière garde le souvenir d’une enfance heureuse sans séquelles traumatisantes, forcée de castater qu'elle et sa mère Mireille PRYMAK n'auraient put survivre et travailler avec une enfant à sa charge.

PACTEAU Marie-Eugénie

Marie-Eugénie Pacteau avait une ferme a Saint Georges Des Gardes, elle n'avait pas de fille et était veuve. En 1943 elle acceuilla un juif du nom de Claude POPIOLEK qui avait à cette époque 7 ans et arrivait de Paris où toute sa famille fut entièrement déportée hormis sa mère Jeanne POPIOLEK. Cette dernière l'emmena a Saint-george des Gardes pour rejoindre la cousine de Claude (10 ans) qui y était déjà cachée. Elle le confia a Marie-Eugénie Pacteau qui s'occupa de lui en subvenant a ses besoins, toute en vivant avec la possibilité d'être dénoncer. Pendant qu'il vivait chez Marie-Eugénie Pacteau, il pouvait sortir librement de la maison ou il côtoyait l'école la plus proche, sa cousine et le voisin. Lors des fréquents passages de convoie dans la ville, Il restait a couvert chez Marie-Eugénie Pacteau. Plus d'une année après la guerre ses proches viennent le chercher pour rentré chez lui.

Marie-Eugénie Pacteau, une veuve sans enfant tenait une ferme dans le village de Saint Georges du Puy de la Garde (aujourd’hui Saint Georges des Gardes) dans le département du Maine et Loire. Elle y vivait avec son belle-frère et sa nièce.Début 1943, elle accueillit chez elle Claude Popiolek, alors âgé de sept ans. Les parents de Claude, Henri et Jeanne Popiolek, ainsi que la plupart des membres de sa famille habitaient à Paris. En 1942, presque toute sa famille avait été déportée, à l’exception de la mère et de lsa, la grand-mère de Claude. Jeanne Popiolek accompagna son fils Claude à Saint Georges, où sa cousine Suzanne, âgée de dix ans, était déjà cachée et elle le confia dans les mains de Marie-Eugénie Pacteau. Cette femme entoura Claude d’affection et s’occupa de lui, pourvoyant à ses besoins au quotidien, malgré le grave danger de dénonciation qu’elle courait. Claude aimait particulièrement rendre visite à leur voisin, un fermier qui autorisait le petit garçon à emmener ses vaches à la pâture. Claude pouvait sortir de la maison. Il fréquentait l’école locale et jouait avec sa cousine Suzanne et les autres enfants du voisinage. Il se raconta plus tard que des convois de soldats allemands traversaient fréquemment le village. Claude resta chez Marie-Eugénie Pacteau, sa sauveuse, plus d’une année après la fin de la guerre, quand sa mère et sa grand-mère vinrent le chercher et le ramenèrent à Paris.

MAURICE René et Yvone

Yvonne et René Victor Maurice, agriculteurs, résidaient à Parçay-les-Pins (Maine-et-Loire). Le couple hébergeait des enfants de l’Assistance Publique et leur tenait lieu de famille nourricière. Le père de René était tombé au champ d’honneur pendant la Guerre de 1914-1918. En juillet 1943, sollicité par télégramme de recueillir deux enfants, des jumeaux de trois ans, Yvonne donna son accord. Il s’agissait de Guy et Geneviève Nepomiatzi. La mère, Marcelle décida d’envoyer ses deux aînés en même temps que les jumeaux. Ce furent donc quatre enfants à la place de deux, accompagnés de Simone Levious, une belle-sœur non-juive de Marcelle, qui firent leur apparition chez les Maurice. Une fois la surprise surmontée, le couple les accueillit avec chaleur et les hébergea jusqu’à la Libération. Il les considéra comme les enfants de la famille qui partagèrent leurs jeux, leur nourriture et leur scolarité avec leur propre fils, 10 ans. Le mari de Marcelle avait été arrêté en octobre 1942 après avoir tenté de passer en zone sud. Il fut déporté à Sobibor le 23 mars 1943 et assassiné à son arrivée. Une assistante sociale de l’Entraide Temporaire, Denise Milhaud, avait alors réussi à convaincre Marcelle de se séparer de ses enfants pour les protéger. Après maintes hésitations, elle prit alors contact avec les Maurice par l’intermédiaire de personnes qui avaient l’habitude de passer leurs vacances à Parçay-les-Pins. Simone Levious assura le lien entre la mère et les enfants par des visites fréquentes à l’occasion desquelles les Maurice lui prodiguaient du ravitaillement. Marcelle a témoigné de l’affection  dont Yvonne avait entouré ses petits et souligné la chance qu’elle avait eu de tomber sur «une grande dame».     

Article publié sur Wikimonde Plus

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

  1. Tous les noms de la liste sont issus de la liste de Yad Vashem : Tous les Justes de France - Région : Pays de la Loire sur le site de Yad Vashem -France
  2. outes les communes appartiennent au département de Maine-et-Loire
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/28-justes-ont-sauve-des-juifs-dans-le-departement-3151014