Olivier Behra

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Olivier Behra est un expert dans la valorisation des ressources naturelles pour soutenir l’implication des communautés locales dans la conservation de l’environnement.

Biographie

Né en 1963 au Maroc, il a grandi au Cameroun jusqu’à l’âge de 13 ans. Il a vécu 20 ans à Madagascar où il a eu 3 enfants avant de venir vivre en France tout en travaillant avec Madagascar et d’autres pays. Il est marié une deuxième fois et père d’une fille née en France.

Crocodiles

Spécialiste de crocodiles, Olivier Behra a débuté sa carrière en tant que chercheur associé au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris au milieu des années 1980 pour effectuer des inventaires de crocodiliens dans différents pays d’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Centrafrique), à Madagascar et en Guyane française.

Ses travaux l’ont amené à participer en tant que membre officiel de la délégation du gouvernement français, et plus tard du gouvernement de Madagascar à plusieurs conférences CITES[1] pour défendre la préservation des populations de crocodiles des pays dans lesquels il a travaillé.

Ce sont ses travaux et plaidoyers en 1988 et 1989 qui ont permis d’étendre le premier projet de création de la réserve de Kaw[2] en Guyane Française à l’extérieur du marais lui-même jusqu’au fleuve Approuague et à l’amont de la rivière de Kaw selon le décret qui a entériné la création de la réserve en 1998[3],[4],[5].

Il a été plusieurs années Vice Président délégué[réf. nécessaire][6] pour l’Afrique du Groupe des Spécialistes de Crocodiles de l’UICN - l’Alliance Mondiale pour la Nature. Il est auteur du livre sur le statut et la conservation des crocodiles en Afrique publié en 1994 pour la CITES, de plusieurs publications scientifiques et plus récemment le chapitre « Crocodiles » dansThe Natural History of Madagascar[7][réf. à confirmer].

Son travail sur les crocodiles à Madagascar a été raconté en 1993 dans le documentaire Olivier et les Crocodiles  réalisé par Christian Cascio pour une série de Discovery Chanel,et en 2004 dans le film en anglais Crowned Lemurs And The Crocodile Caves (Survival Documentary) réalisé par Jacynth Latta.

Spécialiste de la valorisation des ressources naturelles pour la conservation

Olivier Behra a été le plus jeune chef de projet des Nations unies commençant à travailler à Madagascar, ainsi qu'au Cameroun et en République Centrafricaine en tant qu’expert de la FAO[source secondaire nécessaire] alors qu’il n’avait que 25 ans. Dès le début des années 1990 il va se spécialiser sur les stratégies de valorisation des ressources naturelles qui pourraient servir la conservation des forêts et de la biodiversité. Il va créer en 1993 l’ONG L’Homme et l’Environnement[source secondaire nécessaire] à Madagascar et réaliser plusieurs études approfondies grâce à des financements des Nations Unies et du gouvernement américain sur les moyens de lier lutte contre la pauvreté et préservation de la biodiversité par la valorisation des ressources naturelles[8].

A partir de 2001 son ONG va être à l’origine de la création de plusieurs zones de conservation de la biodiversité[9][réf. secondaire souhaitée].

En parallèle il a aussi fondé en 2000 à Madagascar Aroma Forest sarl[source secondaire nécessaire], la première entreprise sociale et solidaire (sans versement de dividende à ses actionnaires) pour permettre la commercialisation des productions paysannes d’huiles essentielles. Il reste Président d’honneur d’Aroma Forest sarl mais, 20 ans plus tard cette société sociale et solidaire est gérée de façon autonome par l’équipe qu’il a mise en place en 2010 et a permis de générer des revenus pour plus de 6.000 paysans à Madagascar[source secondaire nécessaire] et d'assurer sa reconnaissance internationale[source secondaire nécessaire].

Le parcours d’Olivier Behra a été raconté dans un documentaire de la série Héros de la Nature en 2004 : Olivier Behra crocodiles et lémuriens sacrés par Natacha Calestrémé et dans le livre qu’elle publie sur le sujet en 2005.

Céline Cousteau, à aussi plus récemment rendu hommage à Olivier Behra dans son livre « Le Monde après mon grand père[10] » aux éditions Fayard.

A partir de 2003 Olivier Behra va travailler à valoriser des plantes de Madagascar pour les communautés locales via des entreprises cosmétiques et ainsi collaborer au développement de plusieurs extraits pour différentes marques[11], dont le gingembre de Vohimana pour Chanel (qui fera l’objet d’un article dans « Paris Match » pour son implication environnementale[12])

Entre 2010 il a développé au sein de L’Homme et l’Environnement le programme Man And Nature pour montrer qu’il était possible de créer des projets de conservation de l’environnement menés par des ONGs locales avec des communautés de base et soutenues par le secteur privé. En 5 ans plus de 20 projets ont été mis en œuvre dans une quinzaine de pays (Cambodge, Cameroun, Inde, Népal, Nicaragua, Pérou, etc.) projets qu’il a réussi à faire financer par des entreprises telles que Chanel[13],[14]

Il va à la suite créer la première entreprise cosmétique sociale et solidaire dédiée à la conservation d’un espèce animale et sa marque Elephas Paris . La démarche de cette marque à vocation de soutenir l’implication de communautés locales dans la conservation des éléphants au Burkina Faso a été racontée dans un documentaire ARTE[15],[16] .

Olivier Behra a conseillé plusieurs PDG de marques pour leur Responsabilité Sociétale d’Entreprise dont les PDG de Maisons du Monde, de Chanel, de Pure Trade, de Takasago[17].

Il a mis au point entre 2005 et 2010 l’outil d’analyse des impacts sociaux et environnementaux de filières d’ingrédients naturels Collaterra qui a été utilisé pour traiter l’ensemble des filières de Chanel Cosmétique avec une trentaine de fournisseurs[18].

Les huiles essentielles et plantes médicinales

Olivier Behra a commencé sa formation sur les huiles essentielles en 2000 à l’Université de Perdue aux États-Unis avec le Professeur émérite Jim Simon[19][source insuffisante].[réf. nécessaire][20],[21] Outre les travaux sur la qualité des huiles essentielles et des plantes médicinales qu’il a mené avec l’Université de Rutgers[22] aux États-Unis[23],[24], il a développé pendant de nombreuses années d’importants travaux de recherche[25] appliquée avec le CIRAD (Centre international de recherche appliquée au développement) et le FOFIFA (Recherche agronomique de Madagascar) et est l’auteur de plusieurs publications scientifiques[26].

Il est le créateur des nouveaux noms d’huiles essentielles Saro et Iary et à l’origine de leur mise sur le marché[27],[28] et a lancé le programme de production communautaire d’huiles essentielles pour la conservation du sanctuaire de biodiversité de Vohimana, de l’habitat du lémur syfaka de Coquerel[29] par la production du Saro et de la préservation de la biodiversité du Mont Passot sur l’île de Nosy Be.

Publications

Olivier Behra est l’auteur d’une chronique illustrée[source secondaire nécessaire] (BD) publiée en 2021 : Jungle Beef ; quand les narcos attaquent la forêt vierge qui vulgarise la problématique de la déforestation promue par les narco trafiquants dans le cadre de blanchiment d’argent pour l’industrie agro alimentaire internationale.

Il à aussi bien été invité à présenter ses réalisations dans des documentaires TV [30],[31](France 2, France 5[32], France 0[33], TF1[34] – Envoyé Spécial[30], Ushuaia[35][source insuffisante], Yann Arhus Bertrand[36] – Vu du ciel[37], etc.).

Notes et références

  1. https://cites.org/fra
  2. « Marais de Kaw - Réserve Naturelle en Guyane », sur MARAIS de KAW (consulté le )
  3. Décret n°98-166 du 13 mars 1998 portant création de la réserve naturelle des marais de Kaw-Roura (Guyane), [lire en ligne (page consultée le 2023-12-12)] 
  4. (en) The New Natural History of Madagascar, 1202 p. [lire en ligne (page consultée le 12 décembre 2023)] 
  5. « Décret n°98-166 du 13 mars 1998 portant création de la réserve naturelle des marais de Kaw-Roura (Guyane) » Accès libre, sur Légifrance, (consulté le )
  6. « Olivier Behra : des ranchs plutôt que des fermes à crocodiles », Futura - Dossiers,‎ (lire en ligne Accès libre)
  7. « Table of Contents: The natural history of Madagascar / », sur catalog.lib.uchicago.edu (consulté le )
  8. Lynda Hubert Ta, « La place pour le concept d’État gardien en droit de l’environnement dans l’encadrement du secteur minier à Madagascar », Madagascar Conservation & Development, vol. 13, no 1,‎ , p. 75 (ISSN 1662-2510, DOI 10.4314/mcd.v13i1.2, lire en ligne, consulté le )
  9. « Madagascar | L'Homme et l'environnement » (consulté le )
  10. Le monde après mon grand-père [lire en ligne (page consultée le 25 septembre 2023)] 
  11. Interview : « TRAJECTOIRE #14 : La biodiversité et l'industrie des cosmétiques  », sur People4Impact (consulté le )
  12. « Madagascar: la belle histoire du gingembre bleu », sur parismatch.com, (consulté le )
  13. (it) « Chanel L'Homme et L'Environnement per una produzione sostenibile » Accès libre, sur Grazia, (consulté le )
  14. « RENCONTRE AVEC OLIVIER BEHRA, CRÉATEUR DE L’ASSOCIATION MAN AND NATURE » Accès libre, sur Spanky Few (consulté le )
  15. « Kadoua et les éléphants en streaming & replay sur Arte - Molotov.tv », sur .molotov.tv (consulté le )
  16. « Kadoua and the Elephants 6'00 » [vidéo] (consulté le )
  17. Héloïse Belmont, « TRAJECTOIRE #14 : La biodiversité et l'industrie des cosmétiques » Accès libre, sur People4Impact, (consulté le )
  18. « L'impact des filières ingrédients cosmétiques sur la biodiversité (4/4) », sur People4Impact (consulté le )
  19. « Dr. James E. Simon Department of Plant Biology at Rutgers SEBS », sur plantbiology.rutgers.edu (consulté le )
  20. (en) Jim Simon, PhD Rutgers University, 2 p. [lire en ligne (page consultée le 12 décembre 2023)] 
  21. (en) Jim Simon, « Jim Simon, PhD Rutgers University » [PDF], sur rutgers.edu,
  22. (en) « Rutgers University », sur Rutgers University (consulté le )
  23. Hector R. Juliani, Jeremy Kapteyn, Dayton Jones et AdolFIna R. Koroch, « Application of near-infrared spectroscopy in quality control and determination of adulteration of african essential oils », Phytochemical Analysis, vol. 17, no 2,‎ , p. 121–128 (ISSN 0958-0344 et 1099-1565, DOI 10.1002/pca.895, lire en ligne, consulté le )
  24. (en) « Olivier Behra Independent Researcher » Inscription nécessaire, sur ReserachGate (consulté le )
  25. Stuart Cohen, « Les médias et les aires protégées », dans Gouvernance et gestion des aires protégées, ANU Press, (lire en ligne), p. 481–514
  26. Pascal Danthu, Miarantsoa Rakotobe, Pascale Mauclère et Hanitra Andrianoelisoa, « Essential oil production increases value of Psiadia altissima fallows in Madagascar’s eastern forests », Agroforestry Systems, vol. 72, no 2,‎ , p. 127–135 (ISSN 0167-4366 et 1572-9680, DOI 10.1007/s10457-007-9067-4, lire en ligne, consulté le )
  27. B. Arnal-Schnebelen, O. Behra, C. Rakotoarison et J. Escoubas, « Applications en gynécologie de l’huile essentielle de Cinnamosma fragrans Baillon (commercialisée sous le nom de « Saro ») », Phytothérapie, vol. 5, no 2,‎ , p. 73–75 (ISSN 1624-8597 et 1765-2847, DOI 10.1007/s10298-007-0214-x, lire en ligne, consulté le )
  28. « Applications en gynécologie de l’huile essentielle de Cinnamosma fragrans Baillon (commercialisée sous le nom de « Saro ») » [PDF], sur ResearchGate (consulté le )
  29. « Lémuriens », sur lemursportal.org (consulté le ).
  30. 30,0 et 30,1 « Olivier aide Chanel - Envoyé Spécial » (consulté le )
  31. « Olivier Behra, le « Crocodile Dundee » français » Accès libre, sur Terre des arbres (consulté le )
  32. « Olivier's crocodile times » (consulté le )
  33. « Grenouille Arlequin à Sauver (France Ô) » (consulté le )
  34. « Reportages - Olivier Behra, un homme... essentiel », sur TV Magazine, (consulté le )
  35. Bulletin des programmes, [lire en ligne], p. 18 
  36. « Olivier BEHRA et les crocodiles à Madagascar » (consulté le )
  37. « vu du ciel - l'homme et l'environnement olivier berat.mpg » (consulté le )

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