Gérard Lapagesse

Aller à la navigation Aller à la recherche
Gérard Lapagesse
Naissance (78 ans)
Paris (France)
Activité principale
Écrivain, peintre, traducteur
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman policier, littérature d'enfance et de jeunesse

Gérard Lapagesse, né le à Paris, est un écrivain et peintre français. D'abord connu pour sa peinture, qui évolue de l'art naïf vers un univers proche du surréalisme, il se tourne dans les années 1990 vers le roman policier, puis écrit également pour la jeunesse. Il mène parallèlement des ateliers d'écriture, notamment dans les établissements scolaires et en milieu carcéral[1],[2].

Parcours artistique

Après avoir exercé des activités commerciales, Gérard Lapagesse commence à peindre en autodidacte en 1982. Ses premières œuvres relèvent de l'art naïf ; son style se rapproche ensuite d'une peinture plus onirique, dans la filiation de Giorgio de Chirico et de Paul Delvaux[3]. Il réalise notamment des peintures à l'huile. Installé à Balma, près de Toulouse, à la fin des années 1990, il travaille aussi avec une galerie de Palm Desert, en Californie, et effectue plusieurs séjours aux États-Unis[1].

En 1994, il met la peinture entre parenthèses pour se consacrer à un premier livre. Cette interruption n'est toutefois pas définitive : en 1999, il explique avoir repris progressivement la peinture, après s'être consacré de manière intensive à l'écriture[1]. Ses tableaux continuent par ailleurs à circuler dans des expositions collectives d'art naïf, notamment au Musée international d'art naïf de Magog (Québec) en 2023 et au musée de la Culture populaire de Węgorzewo (Pologne) en 2024[4],[5].

Œuvre littéraire

Titulaire d'une maîtrise d'anglais, Gérard Lapagesse puise dans ses voyages américains la matière de son premier roman, Tant qu'il y aura des pommes, publié en 1998 chez Autres temps. Cette intrigue policière humoristique met en scène un peintre français confronté aux pratiques douteuses du marché de l'art en Floride, notamment à la circulation de fausses œuvres attribuées à Salvador Dalí. Si les milieux et certaines situations sont inspirés de son expérience, l'auteur distingue les éléments vécus de l'intrigue fictive. Le livre marque son passage de la peinture à l'écriture romanesque[1].

Il poursuit dans la voie du polar avec L'Art et la bannière, paru chez Baleine en 2001, puis Trois poulets et un tondu (2002), récit policier situé dans le Gers et construit sur un registre humoristique[6],[7]. Il participe également au recueil collectif Sang pour sang Toulouse (2001), qui rassemble onze auteurs de nouvelles noires consacrées à la ville[8].

Dans les années 2000, il publie aussi des romans policiers destinés aux adolescents. L'Or du rein (2007) suit une jeune journaliste enquêtant sur un trafic d'organes entre Toulouse et Narbonne. Dans Un scooter d'enfer (2010), l'histoire d'un scooter à remettre en état devient le point de départ d'une intrigue autour de jeunes confrontés à la délinquance et aux préjugés sur les quartiers populaires[9],[10].

Une nouvelle série de publications paraît en autoédition en 2018 et 2019. Elle comprend Palm Bitch : L'art et la bannière, dont le sous-titre reprend celui de son roman de 2001, des versions de Palm Bitch en anglais et en portugais, ainsi que L'âme ébréchée : Palm Bitch – Part 2 et Le roman qui ne voulait pas mourir[11].

Il travaille également comme traducteur de textes sur l'art. Il participe, avec Éliane Martell, à la traduction anglaise du livre de Gérard Blua Zanella : Le monde est né de la lumière (1998), puis traduit un autre ouvrage du même auteur, Zanella : Dans la lumière de tous les Suds (2006), consacré au peintre Léon Zanella[12],[13].

Ateliers d'écriture et interventions culturelles

Au-delà de ses publications, Gérard Lapagesse anime des ateliers d'écriture auprès de publics variés. L'une de ses interventions les plus documentées s'inscrit dans le projet Paroles de briques, consacré à la mémoire de l'ancienne prison Saint-Michel de Toulouse. Pendant l'été 2004, il conduit des séances avec des hommes, des femmes et des mineurs incarcérés à la maison d'arrêt de Seysses. Les textes sont écrits à partir de photographies prises par Dominique Delpoux dans l'ancienne prison. Une sélection de ces travaux est exposée en septembre 2004 à Saint-Michel, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, puis présentée dans d'autres lieux culturels et éducatifs[14].

En 2007, il participe au Grand Agglographe, un projet d'écriture collective organisé dans l'agglomération toulousaine. Il accompagne des habitants de Launaguet dans la création d'un récit collectif, intégré à un ouvrage publié par les Nouvelles Éditions Loubatières[15].

Ses interventions scolaires font appel tantôt aux codes du polar, tantôt aux échanges entre texte et image. En 2010, il mène ainsi un atelier de fiction policière avec des élèves du lycée Jean-Baylet de Valence-d'Agen, dans le cadre d'un projet soutenu par la DRAC ; la même année, au collège du Bois de la Barthe de Pibrac, des élèves écrivent à partir de ses tableaux avant de transformer leurs récits en créations plastiques[16],[17].

Bibliographie

Romans et récits

  • Tant qu'il y aura des pommes, Autres temps, coll. « Temps noirs », 1998, (ISBN 2-911873-77-7).
  • L'Art et la bannière, Baleine, coll. « Instantanés de polar » (no 218), 2001, (ISBN 2-84219-325-3).
  • Trois poulets et un tondu, Noir Délire, 2002, (ISBN 2-913936-15-6).
  • L'Or du rein, Le Navire en pleine ville, coll. « Sous le vent », 2007, (ISBN 978-2-916517-11-7). Deuxième édition autoéditée en 2019, (ISBN 978-1-793455-11-6)[11].
  • Un scooter d'enfer, Le Griffon bleu, coll. « On ré-agit ! », 2010, (ISBN 978-2-916422-24-4).
  • Palm Bitch : L'art et la bannière, autoédition, 2018, (ISBN 978-1-791384-47-0). Versions en anglais (Palm Bitch, (ISBN 978-1-790446-08-7)) et en portugais (Palm Bitch : Versão em Português, (ISBN 978-1-790474-18-9)), publiées la même année[11].
  • L'âme ébréchée : Palm Bitch – Part 2, autoédition, 2019, (ISBN 978-1-079108-25-5).
  • Le roman qui ne voulait pas mourir, autoédition, 2019, (ISBN 978-1-072849-83-4).

Participation à un recueil collectif

  • Sang pour sang Toulouse, recueil collectif, éditions du Corbeau, 2001, (ISBN 978-2-912823-02-1).

Traductions

  • Gérard Blua, Zanella : Le monde est né de la lumière, Autres temps, 1998, (ISBN 978-2-911873-50-8). Traduction anglaise avec Éliane Martell.
  • Gérard Blua, Zanella : Dans la lumière de tous les Suds, Autres temps, 2006, (ISBN 978-2-84521-241-1). Traduction de Gérard Lapagesse.

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 A.-M. Chouchan, « Gérard Lapagesse s'amuse en écrivant », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  2. ↑ « Lapagesse Gérard », sur Occitanie Livre & Lecture (consulté le )
  3. ↑ (en) « Gérard Lapagesse, « Hiver » (1991) », sur Artsy, galerie G & O Art (consulté le )
  4. ↑ « Si la France m'était contée… », sur Claudine Loquen, artiste peintre, (consulté le )
  5. ↑ (pl) « Otwarcie wystawy « Nikifor i Prymitywiści » », sur Muzeum Kultury Ludowej w Węgorzewie, (consulté le )
  6. ↑ « Gérard Lapagesse : tous les produits », sur Fnac (consulté le )
  7. ↑ « Les chouchous des librairies », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  8. ↑ Agnès Trémoulet, « Bain de soleil pour les pages », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  9. ↑ « L'Or du Rein », sur Ammareal (consulté le )
  10. ↑ « Un scooter d'enfer », sur E.Leclerc (consulté le )
  11. ↑ 11,0 11,1 et 11,2 (en) « Livres de Gérard Lapagesse », sur AbeBooks (consulté le )
  12. ↑ « Zanella : Le monde est né de la lumière », sur AbeBooks (consulté le )
  13. ↑ « Zanella : Dans la lumière de tous les Suds », sur Chasse aux livres (consulté le )
  14. ↑ « Exposition de photographies de la prison Saint-Michel à Toulouse : du passé au présent » [PDF], sur Comité de quartier Saint-Michel, Toulouse, (consulté le ), p. 6, « Paroles de briques »
  15. ↑ « Launaguet. Le « Grand Agglographe » objet d'écriture et d'images », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  16. ↑ Baptiste Gay, « Valence. Scènes de crimes écrites au lycée », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  17. ↑ « Pibrac. Le texte au bout des doigts », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )

Article publié sur Wikimonde Plus

  • icône décorative Littérature française ou francophone
  • icône décorative Peinture