Jacques Jacob (peintre et écrivain)

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Jacques Jacob, né en 1949[1], est un peintre, dessinateur, aquarelliste, pastelliste, sculpteur, illustrateur et écrivain belge[2]. Actif dans les arts plastiques depuis les années 1960, il développe parallèlement une activité d'enseignement artistique, anime la Galerie 7 jusqu'en 1999 et s'intéresse au théâtre avant de publier plusieurs romans au XXIe siècle.

Autoportrait, peinture sur toile, 1986.

Biographie

Jacques Jacob grandit dans un milieu où une profession stable est jugée préférable à une carrière artistique. Il raconte avoir financé, lorsqu'il était jeune, ses premiers achats de matériel de dessin, d'aquarelle et de peinture grâce à des travaux de vacances en usine[3]. Après des études à l'école normale, il devient instituteur et exerce pendant trois ans, puis quitte l'enseignement général pour se consacrer aux arts plastiques et à l'écriture[2].

Sa première exposition de peintures est organisée en 1968[2]. Son travail est ensuite présenté en Belgique, en France et au grand-duché de Luxembourg, puis dans d'autres pays européens et en Amérique du Nord. En 1975, trois de ses aquarelles sont montrées à la Maison des amitiés de Moscou[2]. Ses œuvres figurent aussi dans des salons à Bruxelles, Francfort, Genève, Luxembourg, Moscou, New York et Paris[3].

En 1977, Jacob fait construire un atelier-galerie[3]. Il y développe la Galerie 7, qui présente jusqu'en 1999 ses peintures et sculptures, le travail de jeunes créateurs ainsi que des œuvres provenant de collections privées[2]. En 1982, Franz Dominicy lui consacre une monographie illustrée, publiée à Bruxelles par Publi House et accompagnée d'une traduction anglaise de Sue Black[1].

Jacob donne également des cours de dessin et de peinture. Son activité pédagogique se prolonge au moins jusqu'aux années 1990 : l'aquarelliste Annie Schartz indique avoir été initiée à l'aquarelle avec lui durant cette décennie[4], tandis qu'une notice consacrée à Francine Sandron précise qu'elle devient son élève à Rochefort en 1997[5].

L'écriture dramatique apparaît dans son parcours avec Quand les coqs pondent, comédie en trois actes datée de 1984. À partir des années 1990, il pratique également le théâtre comme comédien. Sa participation au Rideau gaumais est notamment attestée en 2008 dans Amour, saucisses et arsenic, pièce d'Edgar Hespel adaptée en gaumais par F. Lepage, où il figure dans la distribution[6].

Œuvre plastique

Jacques Jacob emploie des techniques variées : crayon noir ou sépia, mine de plomb, sanguine, plume et encre, crayons de couleur, pastel, aquarelle, huile et acrylique. Ses œuvres documentées comprennent des portraits et des figures humaines, des paysages, des vues urbaines et des sujets liés notamment à la Gaume, à la Semois, à Orval ou au littoral.

Le retour du débardeur, aquarelle, 1974.

Jacob rattache ses premiers dessins à l'influence de René Magritte et de Giorgio de Chirico. Réalisés à l'adolescence, L'atelier de Giorgio et Le mausolée d'Hortense datent de 1963, tandis que Le souvenir obsédant est daté de 1964[7]. Le portrait, la figure humaine et le paysage prennent ensuite une place importante dans son travail.

Baudouin, crayons de couleur, 1974.

Parmi les œuvres reproduites dans son catalogue figurent Après l'averse. Meix-devant-Virton (1966), peinture sur toile, et Anvers, réalisée à l'acrylique[8]. Son œuvre graphique comprend notamment Comme un miroir. Tintigny (1967), Baudouin (1974) et L'écureuil de mon jardin (1992)[7]. L'aquarelle occupe également une place durable dans sa production ; Le retour du débardeur (1974) en est un exemple, aux côtés de vues de la Semois, d'Orval, de Pétange et de paysages maritimes.

L'écureuil de mon jardin, mine de plomb, 1992.
Anvers, acrylique, 2005.

Écriture et théâtre

Avant ses romans, Jacob écrit des nouvelles, des contes et des textes pour la scène. Plusieurs nouvelles sont datées de 1983, puis Quand les coqs pondent de 1984 et le conte L'âne de Martin de 1987. Cette pratique de l'écriture se poursuit parallèlement à son activité plastique et théâtrale.

Son premier roman, Le Manteau noir, paraît en 2003[9]. Le récit suit Gérald, confronté à la résurgence de souvenirs d'une enfance difficile lors d'une soirée de carnaval. Dans un entretien, Jacob explique avoir puisé une partie de la matière du livre dans ses propres souvenirs, tout en les intégrant à une construction romanesque[10].

Trois autres romans figurent ensuite dans son œuvre : Ma mémoire à l'ombre de tes mains (2015), construit autour d'une relation amoureuse confrontée à un drame ; Rien ne sert d'oublier (2017), qui associe mémoire familiale, passage du temps et ressorts de suspense ; et Le cœur au passé (2018), centré sur Anouchka, une quadragénaire confrontée aux conséquences de son histoire personnelle et à des rapports d'emprise. Ces romans prolongent ainsi des motifs déjà présents dans Le Manteau noir, notamment le poids du passé, la mémoire et les conflits psychologiques[11].

En 2018, Jacob écrit également plusieurs sketches, dont Le blé de Fillon, Gudule et Les ramollos[11].

Publications

Romans

  • 2003 : Le Manteau noir.
  • 2015 : Ma mémoire à l'ombre de tes mains.
  • 2017 : Rien ne sert d'oublier.
  • 2018 : Le cœur au passé.

Nouvelles et contes

Parmi ses textes courts figurent notamment[11] :

  • 1983 : Le mendiant grossier.
  • 1983 : Un éternel rabat-joie.
  • 1983 : Un esprit détracteur.
  • 1983 : Monsieur Larches.
  • 1983 : Grand-père tu peux te retourner dans ta tombe.
  • 1987 : L'âne de Martin, conte.
  • 2010 : Tante Annick.
  • 2011 : Qui ne dit mot consent.
  • 2012 : La mère Michel.
  • 2016 : Le rêve de Martine.
  • 2016 : Josette de Thonny.
  • 2016 : Elle aurait voulu être une artiste.
  • 2016 : Le canif à manche de bois.

Théâtre et sketches

  • 1984 : Quand les coqs pondent, comédie en trois actes.
  • 2018 : Le blé de Fillon, sketch.
  • 2018 : Gudule, sketch.
  • 2018 : Les ramollos, sketch.

Bibliographie

  • Jean-Michel Klopp, Un grand oiseau aux ailes de bonheur, 1977.
  • « La place de Gérouville, peinture de Jacques Jacob », Luxembourg Tourisme, décembre 1979.
  • Armand Braibant, « Art en Gaume : Jacques Jacob », Objectif, 1982.
  • Franz Dominicy, Jacques Jacob, Bruxelles, Publi House, 1982, 53 p., texte français et traduction anglaise de Sue Black.
  • Rik Decan, Encyclopédie biographique : Belgique francophone, éditions BRD, 1985.
  • Rencontre avec les artistes gaumais, éditions Magermans, 1989.
  • Daniel Polet, Semoys Semois Semoy, 1992.
  • Arthur Tommelein et Iris D. Tommelein, Dictionnaire biographique illustré des artistes en Belgique depuis 1830, Bruxelles, Arto, 1995.
  • Le Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours : depuis les premiers maîtres des anciens Pays-Bas méridionaux et de la Principauté de Liège jusqu'aux artistes contemporains, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 3 vol., 1995.

Notes et références

  1. ↑ 1,0 et 1,1 Franz Dominicy, Jacques Jacob, Bruxelles, Publi House, 1982, 53 p., texte français et traduction anglaise de Sue Black.
  2. ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « Jacques Jacob », Objectif plumes, Fédération Wallonie-Bruxelles (consulté le 9 septembre 2026).
  3. ↑ 3,0 3,1 et 3,2 « Jacques Jacob, peintre et écrivain », site consacré à l'œuvre de Jacques Jacob (consulté le 9 septembre 2026).
  4. ↑ Meix'Art, 30e édition, août 2014, p. 12, notice d'Annie Schartz, publication de la commune de Meix-devant-Virton, en ligne (consulté le 9 septembre 2026).
  5. ↑ « Francette Evraud-Sandron », Ateliers d'artistes 1080 / Molenkoek, notice biographique (consulté le 9 septembre 2026).
  6. ↑ « Amour, saucisses et arsenic… », Frego & Folio, fiche du DVD du Rideau gaumais, 2008 (consulté le 9 septembre 2026).
  7. ↑ 7,0 et 7,1 « Dessinateur », site consacré à l'œuvre de Jacques Jacob (consulté le 9 septembre 2026).
  8. ↑ « Peintre », site consacré à l'œuvre de Jacques Jacob (consulté le 9 septembre 2026).
  9. ↑ « Le Manteau noir », Objectif plumes, Fédération Wallonie-Bruxelles (consulté le 9 septembre 2026).
  10. ↑ Marie-Sophie Bernard, « Interview de Jacques Jacob », site consacré à l'œuvre de Jacques Jacob (consulté le 9 septembre 2026).
  11. ↑ 11,0 11,1 et 11,2 « Écrivain », site consacré à l'œuvre de Jacques Jacob (consulté le 9 septembre 2026).

Liens externes

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