Jacques Jacob (peintre et écrivain)
Jacques Jacob est un peintre et un écrivain belge.
Biographie
Jacques Jacob est né en 1949. Son père est douanier et sa mère est femme au foyer. Durant son enfance, il subit le caractère autoritaire et brutal de son père. À quinze ans, il mesure un mètre quarante. Il refuse de grandir.
Cette période lui inspire un roman "Le Manteau noir". Y est contée l'enfance difficile d'un gamin soumis à un père sec et cruel. Ce gamin dit : "On me fit grandir à coups d'hormones. Vingt centimètres la première année. Ce fut terrible d'être aussi mal dans cette peau qui s'étirait autant". Plus loin, il dit encore : "Nous n'étions que des exécutants d'ordres vivant dans l'obédience. Mon père ne connaissait de satisfaction que celle où il dominait, pontifiait, rabaissait, méprisait... C'était un tyran maniaque. Un despote à la maison. Sauf lorsque nous recevions des visiteurs. Alors il ne clabaudait plus. Il se métamorphosait en modèle chaleureux de gentillesse et de générosité. Vous l'auriez vu dissimuler son avarice, user de compliments, de flatteries à l'égard d'étrangers. Mais dès qu'ils étaient partis, il redevenait oppresseur, il retrouvait son ton roque, ses mots tranchants et ses allusions piquantes..."
Diplômé instituteur, Jacques Jacob professe durant trois années puis renonce à son métier d'enseignant pour se consacrer exclusivement à la peinture, la sculpture, l'illustration et l'écriture. La première exposition de ses œuvres est organisée en 1968. S'ensuivent d'autres présentations de ses œuvres en France, au Grand Duché de Luxembourg et en Belgique. En 1975, trois de ses aquarelles sont présentées à la Maison des amitiés de Moscou, tandis que lors d'expositions personnelles et collectives en Suisse, en Allemagne, aux États-Unis et au Canada, le public découvre des pastels et des toiles de la série "Enfance". Jusqu'en 1999, la "Galerie Sept", créée par Jacques Jacob, présente des travaux de jeunes créateurs, des toiles et des sculptures de Jacques Jacob, mais aussi des œuvres issues de collections privées.
Une monographie intitulée "Jacques Jacob", écrite en français par Franz Dominicy et traduite en anglais, paraît en 1982. À partir de cette année-là, Jacques Jacob enseigne le dessin, le pastel, l'aquarelle, la peinture à l'huile et l'acrylique, en France, au Grand Duché de Luxembourg et en Suisse.
En 1990, Jacques Jacob s'intéresse au théâtre pour lequel il écrit et joue.
En 2003, il publie son premier roman "Le Manteau noir". Dans cette œuvre littéraire, Gérald, hanté par une enfance difficile, n'a de cesse de fuir son passé. Au cours d'une soirée carnavalesque, une angoisse l'oppresse et l'étreint violemment à la gorge. Captivant, sentimental aussi, ce roman se lit comme on évolue dans une enquête, à petits pas d'abord, puis avec une curiosité vorace.
En 2015, cet ouvrage est suivi d'un autre roman "Ma mémoire à l'ombre de tes mains": un grand roman d'amour, un drame dont l'actualité nous a fourni de bouleversants exemples.Ce récit passionnant, profondément humain, mené avec beaucoup d'habileté et servi par une belle écriture, s'adresse à notre âme. Car Jacques Jacob détient le pouvoir des romanciers qui captivent et que l'on suit jusqu'au bout de leur monde.
En 2017, il termine son troisième roman "Rien ne sert d'oublier": roman bouleversant, dont l'intensité résulte de la combinaison d'une histoire prenante, d'un suspense et du tic-tac omniprésent du temps. L'auteur nous entraîne, ici, dans les méandres de l'inconscient et de la perversion, en nous livrant, sans la moindre complaisance, une étude psychologique des personnages, l'intimité d'un homme et les dessous obscurs d'une famille.
En 2018, il publie "Le cœur au passé", un roman captivant où la parole de la femme se libère face aux perversions morales qui lui sont imposées. Cette fois, Jacques Jacob nous invite à cheminer aux côtés d'Anouchka, célibataire, quadragénaire, à qui la vie n'a pas fait de cadeau. Cette même année, Jacques Jacob compose ses premiers sketchs : Le blé de Fillon, Gudule, Les ramollos, etc.
Publications
- 1983 Le mendiant grossier. Nouvelle.
- 1983 Un éternel rabat-joie. Nouvelle.
- 1983 Un esprit détracteur. Nouvelle.
- 1983 Monsieur Larches. Nouvelle.
- 1983 Grand-père tu peux te retourner dans ta tombe. Nouvelle.
- 1984 Quand les coqs pondent. Comédie en 3 actes.
- 1987 L'âne de Martin. Conte.
- 2003 Le manteau noir. Roman.
- 2010 Tante Annick. Nouvelle.
- 2011 Qui ne dit mot consent. Nouvelle.
- 2012 La mère Michel. Nouvelle.
- 2015 Ma mémoire à l'ombre de tes mains. Roman.
- 2016 Le rêve de Martine. Nouvelle.
- 2016 Josette de Thonny. Nouvelle.
- 2016 Elle aurait voulu être une artiste. Nouvelle.
- 2016 Le canif à manche de bois. Nouvelle.
- 2017 Rien ne sert d'oublier. Roman.
- 2018 Le cœur au passé. Roman.
- 2018 Le blé de Fillon. Sketch.
- 2018 Gudule. Sketch.
- 2018 Les ramollos. Sketch.
Bibliographie
- Franz Dominicy, Jacques Jacob. Œuvres de 1965 à 1980.
- Le Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours, Bruxelles : La Renaissance du livre, 1995
- Dictionnaire biographique illustré des artistes en Belgique depuis 1830, 1995
- Compendium des œuvres d'art de la collection provinciale (Luxembourg).
- Armand Braibant, « Art en Gaume, Jacques Jacob », Objectif, 1982.
- Encyclopédie biographique (Belgique francophone) par Rik Decan Éditions BRD.
- « La place de Gérouville, peinture de Jacques Jacob », Luxembourg tourisme, décembre 1979.
- Jean-Michel Klopp, Un grand oiseau aux ailes de bonheur, 1977.
- La Dryade, 1982. Chronique picturale
- Luxembourg News Digest, 1988
- Rencontre, éditions Magermans, 1989.
- Daniel Polet, Semoys Semois Semoy, 1992.
- Culture et loisirs, 2010
- Culture et loisirs, LT, décembre 2010.
Lien externe
Site consacré à l'œuvre de Jacques Jacob.
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