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Jean-Philippe Robé

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 121 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Jean-Philippe Robé est un avocat d’affaires international. Il enseigne à l’Ecole de Droit de SciencesPo.

Il a publié en 1999 un Que Sais-je ? intitulé « L’entreprise en droit ».

Jean-Philippe Robé a reçu en 2016 le Prix du Cercle Montesquieu pour son ouvrage « Le temps du monde de l’entreprise, Globalisation et mutation du système juridique » qui regroupe ses principaux articles, en français et en anglais.

Il a joué un rôle[Lequel ?] dans la rédaction du Rapport Notat-Senard et la loi PACTE[source secondaire nécessaire] et a été désigné en 2019 comme expert en matière de droit des sociétés et de gouvernance des entreprises auprès de la Commission de l’Union Européenne.

Il a publié en 2020 un ouvrage intitulé « Property, Power and Politics – Why We Need to Rethink the World Power System » chez Bristol University Press.

Ses travaux sur l’entreprise et l’analyse juridique de l’économie ont été publiés dans des revues de droit, de science juridique, de sociologie, d’histoire et d’analyse économique.

Biographie

Jeunesse

Jean-Philippe Robé est né à Lyon le 24 février 1963. Il a poursuivi ses études secondaires au Lycée du Parc. Il est le frère de trois sœurs et père d’une fille.

Parcours

Jean-Philippe Robé a entamé des études de droit à l’Université Lyon III, entre 1981 et 1985, durant lesquelles il a obtenu une Maîtrise en droit des affaires et un Diplôme de l’Institut de Droit Comparé.

Entre 1987 et 1988, Jean-Philippe Robé passe un LLM de droit à l’Université du Michigan[1] et, dans le même temps, entre 1985 et 1989, un doctorat en Sciences Juridiques à l’Institut Universitaire Européen de Florence (Italie). Sa thèse a été rédigée sous l’égide de Gunther Teubner et de Susan Strange.

Dès 1985, Jean-Philippe Robé rédige des articles et ouvrages juridiques et donne des conférences, notamment au Collège des Bernardins[2],[3] et au Collège de France[4].

En avril 2011, il devient enseignant à l’Ecole de Droit de Sciences Po à Paris et enseigne la globalisation et le pluralisme juridique. Il y enseignera et expliquera le rôle du droit privé dans le processus de globalisation et l’émergence d’un système de pouvoir global sans État mondial.

Travaux scientifiques et ouvrages juridiques

En décalage avec les théories traditionnelles, il prend ses distances avec l’analyse économique du droit et s’oriente vers une analyse juridique de l’économie.

Il soutient, à cet égard, que l’échange économique est tributaire de l’existence de règles juridiques qui régissent les lois de l’échange, au-delà de toute théorie économique, ce que les économistes actuels semblent négliger. Il a montré dans ses différents ouvrages et travaux l’importance du droit de propriété combiné avec le droit des sociétés dans le fonctionnement d’une économie mondiale. Le rôle du droit des sociétés dans la reconfiguration du système des États en un système de pouvoir mondial est développé au fur et à mesure dans ses différents ouvrages. On a relevé que ses écrits permettent pour la première fois de comprendre les multinationales sous un angle sociologique et de science politique qui permet de repenser la question de la responsabilité sociale des entreprises (General Principles and the Coherence of International Law, Mads Andenas, Malgosia Fitzmaurice, Attila Tanzi, Jan Wouters, BRILL (2019), p. 321).

Prix et distinctions

  • 2016 : Prix du Cercle Montesquieu pour son ouvrage : « Le temps du monde de l’entreprise, Globalisation et mutation du système juridique », édition Dalloz (2015)[5].

Publications

  • L'entreprise en droit, 29 Droit et société pp. 117 (1995).
  • « Multinational Enterprises: The Constitution of a Pluralistic Legal Order », in Global Law without a State, pp. 45-77, G. Teubner (Ed.), Dartmouth (1997).
  • L'ordre juridique de l'entreprise, 25 Droits pp. 163 (1997).
  • L’entreprise et le droit, Paris : Presses Universitaires de France (1999).
  • « Enterprises and the Constitution of the World Economy », in International Corporate Law, pp. 45-64, Fiona Macmillan (Ed.), Hart Publishing (2003).
  • “Conflicting Sovereignties in the World Wide Web of Contracts – Property Rights and the Globalization of the Power System”, in Soziologische Jurisprudenz, Festschrift für Gunther Teubner, pp. 691-703, Graf-Peter Calliess, Andreas Fischer-Lescano, Dan Wielsch and Peer Zumbansen (Eds.), Berlin: De Gruyter Recht (2009).
  • A qui appartiennent les entreprises ? Le Débat pp. 32 (2009).
  • Responsabilité limitée des actionnaires et responsabilité sociale de l’entreprise, Entreprises et histoire pp.165-183 (2009).
  • « L’entreprise comme institution fondamentale de l’échange marchand », in L’activité marchande sans le marché, Colloque de Cerisy, pp. 91-110, Armand Hatchuel, Olivier Favereau & Franck Aggeri (sous la direction de), Paris : Presse des Mines (2010).
  • La responsabilité sociale des entreprises, Revue de droit du travail pp. 413-415 (2010).
  • Des délégations de pouvoir dans les SAS – Remarques sur quelques arrêts récents, Semaine sociale Lamy pp. 12-15 (2010).
  • L’entreprise au cœur du droit, 2010/3 Les cahiers de la Justice – Revue trimestrielle de l’école nationale de la magistrature pp. 111-126 (2010).
  • Les États, les entreprises et le droit – Repenser le système-monde, Le Débat pp. 74-87 (2010).
  • The Legal Structure of the Firm, Accounting, Economics, and Law: Vol. 1 : Iss. 1, Article 5 (2011).
  • Les actionnaires n’ont aucun droit sur les profits, La Tribune, 26 avril, p. 30 (2011).
  • L’entreprise, le droit et la mondialisation, La Lettre de Conventions, pp. 1-3, avril (2011).
  • « La finance grise doit être mise à contribution pour solder la dette des États », Le Monde Economie, pp. 5, 25 octobre (2011)
  • « L’entreprise et la constitutionnalisation du système-monde de pouvoirs », in Baudoin Roger (Ed.), L’entreprise, formes de la propriété et responsabilités sociales, pp. 273-344, Paris : Editions Lethielleux/Collège des Bernardins (2012). [La Gruerie]
  • « Pour en finir avec Milton Friedman », in La crise de l’entreprise et de sa représentation, pp. 11-32, Antoine Lyon-Caen et Quentin Urban (Eds.), Paris : Dalloz (2012). [La Gruerie]
  • Being Done with Milton Friedman, Accounting, Economics, and Law: Vol. 2: Iss. 2, Article 3 (2012).
  • Science v. Ideology: A Comment on Lynn Stout’s New Thinking on “Shareholder Primacy”, Accounting, Economics, and Law: Vol. 2: Iss. 2, Article 7 (2012).
  • La place de la grande entreprise dans la mondialisation – un processus de constitutionnalisation, Revue Cadres CFDT (2012).
  • Corporate governance et gouvernement d’entreprise, Revue Française de Gouvernance d’Entreprise pp. 119-137 (2012).
  • L’au-delà de la doctrine de l’entreprise, Cahiers de droit de l’entreprise, n° 2, pp. 23-31 (2013).
  • Les entreprises multinationales, vecteurs d’un nouveau constitutionnalisme, Archives de Philosophie du Droit pp. 337-361 (2013).
  • Comment s’assurer que les entreprises respectent l’intérêt général, L’économie Politique pp. 22-35 (2014).
  • Le temps du monde de l’entreprise – Globalisation et mutation du système juridique, Paris : Dalloz (2015).
  • « L’actionnaire est-il un créancier résiduel ? » in Philippe BATIFOULIER, Franck BESSIS, Ariane GHIRARDELLO, Guillemette de LARQUIER & Delphine REMILLON (Eds.), Dictionnaire des conventions, pp. 24-29, Presses Universitaires Septentrion (2016).
  • « Globalization and constitutionalization of the world-power system » in Jean-Philippe ROBÉ, Antoine LYON-CAEN & Stéphane VERNAC (Eds.), « Multinationals and the Constitutionalization of the World Power System », with a Foreword from John Gerard RUGGIE, Routledge (2016).
  • « La place de l’entreprise dans le système de pouvoirs » in MUSSO, Pierre (Ed.), L’entreprise contre l’État, pp. 152-160, Editions Manucius (2017).
  • Avec Antoine LYON-CAEN & Stéphane VERNAC (eds.), Multinationals and the Constitutionalization of the World Power System, with a Foreword from John Gerard RUGGIE, Routledge (2017).
  • The Shareholder Value Mess (and How to Clean It Up), Accounting, Economics, and Law (2019).
  • Avec Olivier FAVEREAU, RSE et propriété de la firme, Encyclopédie des ressources humaines (dir. José Allouche), Paris : Vuibert (2012).
  • Avec Patrick VERLEY, propos recueillis par Gabriel GALVEZ-BEHAR et Philippe LEFEBVRE, Globalisation, régulation et transformations des entreprises, Entreprises et histoire pp. 186-197 (2019). (2325)

Références

  1. « Jean-Philippe Robé | Conventions », sur convention-s.fr (consulté le )
  2. « L’entreprise au-delà de la finance », sur Collège des Bernardins, (consulté le )
  3. Clothilde de Gastines, « Interview - Jean-Philippe Robé : « Personne n'est propriétaire de l'entreprise » », sur Metis, (consulté le )
  4. « Critique de la « responsabilité sociétale de l'entreprise » », sur www.college-de-france.fr (consulté le )
  5. « Prix du Cercle Montesquieu 2016 : " Le temps du monde de l’entreprise" - LE MONDE DU DROIT : le magazine des professions juridiques », sur www.lemondedudroit.fr (consulté le )

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