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Julien Marinetti

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Julien Marinetti

Julien Marinetti, né à Paris le , est un artiste français, plasticien, peintre et sculpteur.

Biographie

Julien Marinetti grandit dans un environnement créatif, quai de Conti, entre un père reporter-photographe et une mère directrice d'une école de théâtre et de danse. Son nom, aux consonances italiennes, le relie à Filippo Tommaso Marinetti auteur du Manifeste du futurisme (1909). Il commence dans sa jeunesse une formation de dessins et de sculptures en terre aux Ateliers de la Grande Chaumière. La recherche artistique se poursuit dans les galeries du Louvre et dans les anciens ateliers de Paul Belmondo, Edmond Heuzé ou Albert Decaris.

Sa rencontre avec le peintre Jean Dewasne en 1997 lui fait découvrir les concepts d'abstraction constructive et d'antisculpture qui influenceront sa recherche picturale.

Dans son atelier d'Ivry sur Seine dorment des œuvres correspondants à ses diverses périodes, l'artiste conjugue son art sur ses sculptures et ses toiles. Pour lui, peindre 700 œuvres par an, « c'est se remettre 700 fois en question ».

Doggy John

En 2004, Julien Marinetti décide de renouer avec la sculpture et en même temps de faire un pied de nez au marché de l'art en s'inspirant d'une de ses toiles représentant une grosse tête de bouledogue.

Il obtient le renommée grâce à une sculpture de bouledogue surnommé "Doggy John". Ce chien représente ce qui fait la renommée de l'artiste : une sculpture en bronze, aluminium, monochrome, peinte ou laquée. Alors que la mode est à la résine, il choisit un matériau noble, le bronze, pour couler ses animaux. Chaque taille de chien est née de façonnages en terre à partir desquels ont été créés les moules. Il baptise son chien Doggy John, comme celui de Tom Ford. Après quelques pièces habillées de collages et des monochromes, Julien Marinetti traite l'œuvre comme une surface à part entière sur laquelle il réalise une œuvre picturale. Il revendique cette fusion en tant que « syncrétisme de la peinture et de la sculpture ».

Avec près de 700 pièces vendues chaque année dans le monde entier, dont 500 ou 600 sculptures, ce chien est devenu une icône planétaire.

Le fini à la laque, inspiré des techniques automobiles magnifie les couleurs et donne un aspect soigné et parfaitement achevé à chaque œuvre. Après le chien, vinrent l'ours Popy, puis Kwak le canard de bain. Nouveaux volumes, nouvelles formes, nouveaux défis pour l'artiste sans cesse à la recherche de supports inattendus pour exprimer sa puissance créative.

Il est sollicité par des galeries telles que la Galerie Guy Pieters, la Galerie Bartoux, Opera Gallery, Bel-Air Fine Art... Le travail de Julien Marinetti a déjà été présenté à Paris, Londres, Genève ou New-York... Au Grand Palais, un « Doggy John – Obama » monumental a été exposé en 2007 et un chien de 90 centimètres vendu 25 000 € chez ArtCurial, le 6 décembre 2009. En juin 2010, La Villa à Calvi (Corse) fut le premier hôtel à lui consacrer une exposition dont la scénographie fut très imaginative : les canards, Kwak, ont été présentés flottant à la surface de la piscine.

Sa dernière exposition s'est tenue à Paris au Plaza Athénée (Avenue Montaigne). Un Doggy John de 2 mètres a monté la garde du 26 octobre 2010 jusqu'à fin janvier 2011. Il aura fallu 800 kg de terre pour façonner le modèle de ce bronze monochrome de 600 kg. D'autres chiens de taille moyenne, bronze, aluminium et monochrome, ont trônés dans la Cour Jardin du palace parisien.

En aôût 2012, Julien Marinetti expose en Chine quatre gigantesques sculptures, en bronze peint et laqué, représentant un couple de panda et ses enfants. les deux plus grandes de ces statues mesurent respectivement 2,70m et 2,40m. Elles ornent désormais l'entrée d'une galerie commerciale, le Shopping Center, de Chengdu. Selon le magazine Art actuel, dans sa livraison de juillet 2012, ces oeuvres exposées en Chine montrent que Julien Marinetti est désormais "l'un des artistes français les plus en vogue" et l'un de ceux qui s'exporte le mieux.

Bibliographie

"Julien Marinetti, tapis rouge en Chine", Art actuel, juillet-août 2012, pp.4-5.

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