Michel Souvais

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Michel Souvais, né à Paris dans le IVe arrondissement le 21 août 1946[1], et mort dans la même ville le 3 mars 2012[2], est un acteur, écrivain et journaliste français.

Il est principalement connu pour ses biographies de La Goulue et d'Arletty.

Biographie

Michel Souvais est le fils de Paul Jules Joseph Souvais (1914-1965)[3], né à Fontenoy-le-Château (Vosges) et de Marthe Perruquet (1914-1993)[3], née à Paris, d'Adeline Perruquet (1884-1943) et de Simon Victor Colle (1895-1923), fils de Louise Weber, dite La Goulue, issue d'une famille juive d'Alsace[3].

Après ses études, Michel Souvais suit les cours de théâtre de René Simon, puis de Jean-Pierre Darras, Charles Charras et Jean-Louis Trintignant, au cours Charles Dullin. Depuis 1960, il suit également des cours de chants auprès de Mireille au Petit Conservatoire de la chanson.

Il apparaît régulièrement, dès 1963 dans les émissions de télévision consacrées au Petit Conservatoire de Mireille et a ainsi l'occasion de se produire en public, sur la scène du palais de Chaillot, lors d'une soirée de gala. Il pose très jeune pour le photographe Izis, ami de Jacques Prévert, puis pour Nicolas Treatt. Il déjeûne régulièrement à la Coupole en compagnie de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Il est particulièrement attiré par le milieu artistique et mondain. Un peu moins à partir de 2006.

Il tourne pour la télévision dans Figaro-ci, Figaro là d'Hervé Bromberger, où il donne la réplique à Yves Rénier. Puis il devient mannequin pour la mode et la publicité. En avril 1971, notamment, sa photo apparaît en première page intérieure du Nouvel Observateur proclamant le « Manifeste des 343 ».

Dans une dramatique intitulée Le Colchique et l'étoile de Michel Subiela (1972), avec notamment Myriam Boyer, Michel Souvais chante et il est le premier nu masculin de la télévision, en France, dans ce téléfilm pour toutes audiences.

Suivent une série de dramatiques du même réalisateur, comme La Main enchantée, d'après Gérard de Nerval avec Diane Kurys.

Dans l'humeur vagabonde d'Édouard Luntz.il parait aux côtés de Jeanne Moreau. Il fait de la post-synchronisation, joue le rôle de Petit Jean des Plaideurs de Racine et celui, à contre-emploi, de Raskolnikov dans Crime et châtiment, d'après Dostoïevski, en tournée.

Il pose pour des photos de publicité, devient élève et modèle de peintres comme Édouard Mac-Avoy et, en 1973, il entre au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou[précision nécessaire]. Il y reste jusqu'en 2002.

Reçu à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, en 1972, il peint des portraits d'artistes comme Annie Cordy, Jacques Chazot et Dalida. Il peint également Montmartre et La Goulue. En 1977 Il expose ses toiles sur des thèmes d'actualité, qu'il baptise « éditorialistes », à la galerie L'Œil Sévigné, rue de Sévigné.

En 1978 il rencontre Arletty dont il devient le secrétaire et proche. En 1987 il publie Je suis comme je suis aux éditions Carrère, avec Arletty.

Journaliste indépendant, il tient jusqu'en 1999, dans Visages du XXe siècle (revue de la Légion Violette, des Arts et Lettres et des Palmes Académiques), une chronique mondaine, intitulée « Euréka », en référence à Edgar Allan Poe. Il écrit ensuite dans d'autres revues artistiques[Lesquelles ?]. Il tourne aussi dans des courts métrages réalisés par les élèves de la Femis, de l'école Louis Lumière et avec d'autres réalisateurs débutants.

En 1987, il paraît sur le petit écran dans Arletty sur Seine de Michel Ayats, auprès d'Arletty, Alexandre Trauner, Jean-Claude Brialy et Micheline Boudet.

En 1992, il prononce un discours en présence de la chanteuse américaine La Toya Jackson, lors du transfert des cendres de La Goulue, de Pantin au cimetière du Nord à Montmartre. Le Parisien, Gala, France-Soir et de nombreux magazines internationaux rendent publique à cette occasion sa filiation avec le plus célèbre modèle du peintre Henri de Toulouse-Lautrec. Il est nommé citoyen d'honneur de Montmartre par le garde-champêtre Anatole, en présence de personnalités de la Butte.

Il expose ses œuvres, dont certaines sont abstraites et d'autres représentant des vues de Montmartre et de Paris. Souvais se spécialise dans des thèmes proches de çeux de Maurice Utrillo. Il écrit sur Frédérick Lemaître, George Sand et La Goulue. En 1999, son travail pictural est couronné par le « prix reconnaissance de la Légion Violette » décerné par l'institution dont il était un collaborateur de la revue.

En 2007, il interprète Frédérick Lemaître, monologue dont il est également l'auteur.

En juillet 2008, il publie à compte d'auteur Moi, la Goulue de Toulouse-Lautrec, les mémoires de mon aïeule (Publibook). À partir d'octobre 2008, il anime un blog[4], où il évoque les « grandes Dames » qui ont inspiré ses livres, et en particulier son aïeule.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Théâtre

Publications

Notes et références

Liens externes

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