Encyclopédie Wikimonde

Philippe Cachau

Aller à : navigation, rechercher
Philippe Cachau

Philippe Cachau, né en 1965 à Versailles, est un chercheur français en histoire de l'art.

Historien de l'architecture française des XVIIe et XVIIIe siècles et de la dynastie des Mansart, particulièrement ses derniers membres, Jean Mansart de Jouy et Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, ainsi que de la succession de Jules Hardouin-Mansart au XVIIIe siècle[1].

Depuis le début de ses recherches en 1988, Philippe Cachau a rendu ou attribué quelques 36 ouvrages et projets aux cinq Mansart (François Mansart, Jules Hardouin-Mansart, Pierre Delisle-Mansart, Jean Mansart de Jouy, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne). Il a établi la descendance exacte de Jules Hardouin-Mansart et dressé l'état de sa succession au XVIIIe siècle, ignorées jusqu'à sa thèse soutenue en 2004. On lui doit également l'éclairage autour de la fameuse légende des Mansart par l'abbé Claude-François Lambert au XVIIIe siècle. Il est l'auteur de plus d'une trentaine de publications scientifiques et a donné plusieurs conférences sur le sujet Mansart, ce qui en fait l'un des principaux spécialistes aujourd'hui en France.

Ses autres sujets de prédilection sont : la famille Voyer d'Argenson, dont Marc-René, marquis de Voyer (1722-1782), la Touraine au XVIIIe siècle, Napoléon III, le domaine impérial de Biarritz.

Biographie

À la suite de sa maîtrise en 1988-1989 sous la direction du professeur Antoine Schnapper et de Claude Mignot, alors maître de conférences, et à son DEA en 1993-1994 à l'Université Paris-IV sous la direction du professeur Jean Guillaume, il consacre sa thèse à Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, soutenue en 2004 à l'Université Paris 1 sous la direction du professeur Daniel Rabreau. Il est également titulaire du diplôme spécial de muséologie de l'École du Louvre en 1990.

Il travaille à la Réunion des musées nationaux de 1992 à 2005 où il occupe différentes fonctions.

De 2006 à 2008, il collabore avec le château de Versailles comme attaché de conservation, puis chercheur associé au Centre de recherche sur le programme "Sciences-et-pouvoir : le prince et le savant dans les cours européennes aux XVIIe-XVIIIe siècles"[1]. En 2009-2010, il devient chargé de recherche et de diffusion de l'information au sein de la Direction de l'information et de la communication. Il se voit confier notamment les fiches multimédia sur les grandes dates et les artistes du château. Il recompose entièrement pour le public le plan du domaine national qui n'avait pas été modifié depuis les années 1980, révise entièrement le dépliant du Petit Trianon et rédige les cartels informatifs des salles des Grand et Petit Trianon.

En 2011, il devient chercheur et communicant du patrimoine libéral. Il engage cette année-là auprès de la conservation du château de Versailles, le retour de deux dessus-de-porte peints par Jean-Baptiste Belin, dit Blain de Fontenay, du musée des Beaux-Arts de Caen au salon de compagnie de l'Empereur au Grand Trianon. Opération qui fut finalisée en 2016 [2].

Depuis 2017, il est chercheur associé à l'Université Bordeaux-Montaigne[3].

Ancien vice-président de l'"Association de sauvegarde du quartier Saint-Louis" de Versailles, Philippe Cachau s'est longtemps engagé dans la protection du patrimoine de sa ville natale.

Il est l'auteur, en 2009, d'un ouvrage sur la cathédrale Saint-Louis de Versailles, en collaboration avec Xavier Salmon, directeur scientifique du musée national du château de Fontainebleau, et Xavier Guenez, photographe (préface de Mgr Aumonier, évêque de Versailles)[2]. Cet ouvrage fut pionnier dans la redécouverte de l'architecture religieuse de style rocaille, quand nombre d'ouvrages se focalisaient alors sur le néo-classicisme de la seconde moitié du XVIIIIe siècle. Contrairement à la peinture, à la sculpture ou aux arts décoratifs, l'architecture religieuse de cette période ne suscitait guère l'intérêt des historiens de l'art, considérant la première moitié du XVIII siècle comme la simple continuité du siècle précédent. Philippe Cachau mit là en évidence l'importance de l'art de Francesco Borromini qui n'était considéré jusqu'ici, dans l'art français, que pour l'architecture civile (hôtels, châteaux) ou les arts décoratifs. Cet ouvrage contribua, par ailleurs, au regain d'intérêt pour l'architecture religieuse du XVIIIe siècle, à une époque où les publications ne traitaient plus que de châteaux, d'hôtels et de jardins.

De 2011 à 2014, il concourt, à travers les "Journées d'histoire" et la création des annales, à la promotion du château des Ormes (Vienne), ancienne propriété de la famille Voyer d'Argenson. Il publie en 2013, avec le service de l'Inventaire Poitou-Charentes, un ouvrage sur le château des Ormes - le premier sur ce thème -, préfacé par Mme Ségolène Royal, Présidente de Région. Il rendit là le château XVIIIe au grand architecte tourangeau, d'origine parisienne, Pierre Meusnier (1702-1781) et rappela le rôle joué par d'éminents artistes, tels les architectes Bernard Poyet (1742-1824) et Jean-Pascal Lenot (1748-18??) sous la direction de Charles De Wailly, les peintres Pierre Lenfant (1704-1787) et François Valentin (1738-1805) ou le sculpteur Augustin Pajou. Le corps central, daté de 1903-1908, fur rendu au grand architecte de la Belle Epoque, Alfred Coulomb (1838-1929).

Il rédige en 2013, sur la base du fonds de la famille Voyer d'Argenson conservé à l'Université de Poitiers, une étude sur les décors de l'hôtel de la famille à Paris, ex-Chancellerie d'Orléans, qui servit de base à leur remise en place au rez-de-chaussée de l'hôtel de Rohan, dans le quadrilatère des Archives nationales (opération en cours, 2019-2021).

En 2015, Philippe Cachau contribue, via la presse locale et nationale, ainsi que les réseaux sociaux, à la reconnaissance de la superbe collection de portraits de la famille de Gramont, méconnue jusqu'ici si ce n'est localement (Pays basque). Cette reconnaissance donna lieu à l'exposition L'air de famille. Les enfants de la collection Gramont, tenue au Musée basque de Bayonne (février-mai 2018).

Il entame, la même année, la rédaction d'un important ouvrage sur le château et les haras d'Asnières du XVIIIe siècle à nos jours.

En 2016, il organise avec M. Jean-Jacques Aillagon la promotion au Pays Basque de sa loi de 2003 sur le mécénat culturel et patrimonial, à travers une conférence en collaboration avec la CCI Bayonne-Pays Basque et l'Agglomération Côte Basque-Adour (Bayonne-Anglet-Biarritz)[3].

Il se voit confier parallèlement, par la direction générale de l'Hôtel du Palais à Biarritz, ancienne résidence impériale, la réalisation d'un important ouvrage sur l'établissement, des origines à nos jours, qui révise largement son histoire sur la base de documents inédits.

En 2017, il publie de nombreux articles sur Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, le château et les haras d'Asnières. Il engage, par ailleurs, la publication de la correspondance méconnue de Julien-David Le Roy avec le marquis de Voyer, conservée à Poitiers.

En 2018, il réalise une vaste recherche documentaire pour le château de Villandry, du XVe au début du XXe siècle et participe au programme de recherche sur les origines du style rocaille dans la marine de l'Université d'Aix-la-Chapelle [4](Allemagne), étendu en 2019 à l'étude des fameuses boiseries du château de Rambouillet pour le comte de Toulouse.

Philippe Cachau se livre en 2019 à l'étude du domaine impérial de Biarritz (ouvrage et articles). Ceci l'engage sur l'étonnant parallèle entre Louis XIV à Versailles et Napoléon III à Biarritz, deux modestes villages devenus, par le fait de la résidence de leur souverain respectif, deux cités au développement exceptionnel, marquée par le style brique et pierre des résidences. Ce parallèle inédit donna lieu à une série de conférences dans les deux villes et pour le Souvenir napoléonien. Il lance parallèlement la réhabilitation de l'esthétique néo-Louis XIII de Biarritz malmenée par les considérations du XXe siècle sur l'architecture du XIXe siècle et sur Napoléon III[5].

Ouvrages

  • Les Mansart. Trois générations de génies de l'architecture, Paris (parution 2020).
  • Le domaine impérial de Biarritz, 1854-1881, Paris (parution 2020).
  • Biarritz sous le Second Empire, hors-série Napoléon III-Magazine du Second Empire, Paris, mars 2020.
  • "Julien-David Le Roy (1724-1803). Correspondance avec le marquis de Voyer (1766-1777)", Journal des Savants, n° 1-2020.
  • L'Hôtel du Palais Biarritz. De la Résidence Impériale au Palace, Biarritz, (à paraître).
  • Le château d'Asnières, des origines à nos jours. Un ensemble exceptionnel en bordure de Seine (à paraître).
  • Mémoire Dominicaine, n° 32, Lausanne, 2015.
  • Le marquis de Voyer (1722-1782) : l'homme, le parent, l'ami, le politique et le mécène, annales de la journée d'histoire 2013 du château des Ormes, Châtellerault, 2014.
  • Le château des Ormes, coll. "Itinéraires du Patrimoine", Service régional de l'Inventaire de Poitou-Charentes, Poitiers, éd. Geste, préface de Mme Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, 2013.
  • La cathédrale Saint-Louis de Versailles : un grand chantier royal du règne de Louis XV, Paris, éd. Somogy, préface de Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, 2009.
  • L'histoire de l'art pour les nuls, Paris, éd. First, 2006.

Liens externes

Notes et références

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

http://philippecachau.e-monsite.com/blog/billets-2016/.