Louis Fropo

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Louis-Augustin Fropo
Louis Fropo
Louis-Augustin Fropo, alors commandant, entre 1901 et 1909.

Naissance
Saint-Omer
Décès
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade colonel
Années de service 1876 – 1918
Commandement 124e régiment d'infanterie (1914)
15e brigade d'infanterie (1914, par intérim)
7e régiment de tirailleurs algériens (1918)
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Médaille coloniale
Nichan Iftikhar

Louis-Augustin Fropo, né le 7 mai 1857 à Saint-Omer et mort en 1939 à Paris, est un officier d'infanterie français, colonel. Saint-cyrien de la promotion de Plewna, il sert dans plusieurs régiments d'infanterie avant de prendre, peu avant la Première Guerre mondiale, le commandement du 124e régiment d'infanterie à Laval. Engagé dans les premières campagnes de 1914, il commande temporairement la 15e brigade d'infanterie, puis est blessé et fait prisonnier le 24 septembre 1914 à Rethonvillers. Interné en Suisse en 1917, il reprend du service en 1918 et commande brièvement le 7e régiment de tirailleurs algériens à Constantine.

Biographie

Origines et formation

Louis-Augustin Fropo est le fils de Théophile Auguste Fropo et de Laurence Le Coustre. Il épouse Madeleine-Jeanne Ceisson le 4 juin 1889[1].

Il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1876 et y reste jusqu'en avril 1878[1]. Il appartient à la 61e promotion, dite « de Plewna » (1876-1878)[2].

Carrière avant 1914

Nommé sous-lieutenant au 43e régiment d'infanterie en octobre 1878, Fropo sert notamment en Tunisie. Il est promu lieutenant en juillet 1883 et rejoint le 109e régiment d'infanterie à Chaumont, puis capitaine en mars 1890 au 67e régiment d'infanterie[1]. En 1901, il est chef de bataillon au 43e régiment d'infanterie à Lille ; il sert ensuite comme lieutenant-colonel au 31e régiment d'infanterie à Melun. Il est promu colonel en juin 1914 et reçoit le commandement du 124e régiment d'infanterie, en garnison à Laval[1].

Première Guerre mondiale

Campagne de 1914

À la mobilisation, le 124e régiment d'infanterie appartient à la 15e brigade de la 8e division d'infanterie, au sein du 4e corps d'armée. Le régiment quitte Laval le 5 août 1914 pour la région de Verdun. Après le combat livré par le 130e régiment d'infanterie à Mangiennes, un bataillon du 124e occupe le 11 août les avant-postes au nord du village ; le régiment entre en Belgique le 21 août[3].

Le 22 août, pendant la bataille des Ardennes, le 124e est engagé à Virton à la suite du 130e régiment. Les combats sont particulièrement coûteux : l'historique régimentaire dénombre vingt officiers et 756 hommes mis hors de combat. Le repli conduit ensuite le régiment vers l'Othain et le Loison, puis au-delà de la Meuse le 26 août, avant les combats de Mont-devant-Sassey des 30 et 31 août[3]. Au début de septembre, Fropo assure temporairement le commandement de la 15e brigade, qui réunit les 124e et 130e régiments d'infanterie. Le général Dourot lui succède après le 13 septembre[4]. Le 124e participe alors aux opérations de la Marne puis à la poursuite vers l'Aisne. Du 12 au 15 septembre, il combat notamment autour de Tracy-le-Mont, de Quennevières et de Nampcel[3].

À partir du 19 septembre, la division est engagée dans la course à la mer. Le 23, le 124e progresse dans le secteur de Roye et de Nesle ; l'un de ses bataillons dépasse Rethonvillers et s'empare de Billancourt. Le lendemain, une contre-offensive allemande est lancée. Dans la soirée du 24 septembre, Fropo accompagne la contre-attaque du bataillon Gaillard à l'est de Rethonvillers ; blessé, il perd connaissance et est fait prisonnier. Le lieutenant-colonel Rochefrette prend alors le commandement du régiment[3].

Captivité et internement en Suisse

Après sa capture, Fropo demeure prisonnier de guerre jusqu'à son transfert en Suisse. Il est interné à Montreux à compter du 18 juin 1917[5].

Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 24 avril 1918[1].

Retour au service en 1918

Fropo reprend un commandement en 1918. Le 21 août, il succède au lieutenant-colonel Vaissières à la tête du 7e régiment de tirailleurs algériens, en garnison à Constantine. Il conserve ce commandement jusqu'au 31 octobre 1918, veille de la prise de fonctions du colonel Lamiable[6].

Louis-Augustin Fropo meurt à Paris en 1939[1].

Décorations

  • Légion d'honneur : chevalier le 29 décembre 1896, puis officier par décret du 24 avril 1918[1].
  • Nichan Iftikhar : officier le 14 juillet 1882[1].
  • Médaille coloniale[1].

Notes et références

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 Archives nationales, base Léonore, dossier de Louis Augustin Fropo, recherche nominative « Fropo ».
  2. ↑ Jean Boÿ, Historique de la 61e promotion de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (1876-1878), promotion de Plewna, La Saint-Cyrienne, 2010, p. 1-2.
  3. ↑ 3,0 3,1 3,2 et 3,3 Historique du 124e régiment d'infanterie, 1914-1918, Paris, Librairie Chapelot, p. 4-13, consultable sur L'Argonnaute, bibliothèque numérique de l'université Paris Nanterre.
  4. ↑ George F. Nafziger, French 6th Army, 4-16 September 1914, The Nafziger Collection, 1992, p. 1, d'après Les Armées françaises dans la Grande Guerre.
  5. ↑ Journal des internés français, n° 37, 7 juillet 1917, p. 786, Gallica.
  6. ↑ Société archéologique de Constantine, Constantine, son passé, son centenaire (1837-1937), Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de Constantine, vol. LXIV, Constantine, Éditions Braham, 1937, p. 257-258.

Bibliographie

Article publié sur Wikimonde Plus

  • icône décorative Armée française