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Roger Viénot de Vaublanc

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Roger Viénot de Vaublanc

Roger Viennot de Vaublanc est un officier de marine français né le à Épervans en Saône-et-Loire et mort le à Paris. Il est un membre de la famille Viénot de Vaublanc[Note 1].

Biographie

Formation et états de service

Diplômé de l'École navale au sein de la promotion Jeanne d'Arc en 1919, Roger Viennot de Vaublanc en sort avec le grade d'enseigne de vaisseau de 2e classe (le )[2]. Il est automatiquement promu enseigne de vaisseau de 1re classe deux ans plus tard (le )[3]. Il est lieutenant de vaisseau le et capitaine de corvette en 1937[4],[5],[6]

Carrière militaire dans la Marine

De 1920 au 22 mai 1940

En 1921, en tant qu'enseigne de vaisseau, il s'embarque sur le sloop Aldébaran[7],[8].

En 1925, il obtient son brevet d'officier qualifié où "un témoignage officiel de satisfaction lui est accordé"[9].

En 1937, jusque là rattaché à l'État major de l'Atlantique Nord, il est nommé commandant en second du contre-torpilleur l'Audacieux[10].

23 mai 1940 : évacuation du torpilleur l'« Orage »

Le , le torpilleur lOrage qu'il commande depuis le [11] est rattaché aux forces maritimes du Nord commandées par l'amiral Abrial. Le matin du , appartenant à la 3e flottille, lOrage appareille de Cherbourg pour Dunkerque, où il doit transporter des approvisionnements et collaborer à l'évacuation des armées du Nord. Apprenant par la TSF que Boulogne est attaqué par de puissantes colonnes motorisées, le capitaine de corvette Roger Viennot de Vaublanc décide de modifier sa route pour venir prêter main forte aux torpilleurs Cyclone, Fougueux, Frondeur et Bourrasque déjà engagés dans la bataille en se mettant sous les ordres du capitaine de vaisseau Urvoy de Portzamparc, chef de la 2e flottille. Vers 17 heures, le navire chasse le dernier poste dans ligne de file, dans les eaux du Frondeur. Douze ou quinze avions ennemis se concentrent sur lui et piquent presque à sa verticale. En quelques secondes, quatre bombes atteignent sa passerelle et une cinquième éclate à la mer contre la coque, provoquant alors une large brèche qui occasionne une importante voie d'eau. Le feu atteint rapidement les soutes à mazout et la chaufferie avant. Les munitions du parc explosent, projetant de multiples débris. La passerelle s'effondre en partie. Le commandant, qui souffre de plusieurs blessures, ordonne l'évacuation du bâtiment. Celle-ci se fait en bon ordre. Le commandant n'ayant pas sa ceinture de sauvetage, le quartier-maître infirmier insiste pour qu'il prenne la sienne, mais il refuse et la donne à un marin. La Bourrasque s'approche et tente de l'accoster, mais vu le danger d'explosion, s'écarte. C'est le chasseur 42 qui réussit à embarquer les survivants. Quand tout le monde est transbordé, les officiers demandent au commandant de quitter le bâtiment, mais celui-ci refuse. Il faut que le chef de flottille donne l'ordre aux officiers de l'emmener de force[12],[5],[13], [14].

Ce fait lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée de mer : « Après un service intensif de surveillance et de patrouille pendant les premiers mois de la guerre a finalement été détruit le 23 mai devant Boulogne à la suite d'une série d'attaques en piqué de douze bombardiers ennemis et malgré la belle réaction et le mordant de son équipage brillamment commandé par le capitaine de corvette Viennot de Vaublanc (RVM) qui quoique blessé dès le début de l'action a conduit lui-même son personnel jusqu'à l'évacuation. »

Du 24 mai 1940 aux années 1960

Le 5 novembre 1940, il est acquitté de l'accusation de la perte de son navire avec les félicitations du tribunal. [15]

Décorations

La décoration d'officier de la Légion d'honneur lui est remise en présence de Gabriel Auphan[16],[17].

Notes et références

Notes

  1. Sur la différence d'orthographe du nom de famille : son grand-père né en 1839 sous le nom de Marie Augustin Alphonse « Viénot de Vaublanc »[1] adopta au XIXe siècle l'orthographe « Viennot de Vaublanc » qui passa à sa descendance : Copie de l'acte de naissance de Roger Viennot de Vaublanc.

Références

  1. Base Leonore LH/2698/87 : acte de naissance de Marie Augustin Alphonse Viénot de Vaublanc le 2 octobre 1839.
  2. Journal officiel
  3. Journal officiel
  4. Ses états de service sur le site de l'association ALAMER pour la mémoire des équipages de la Royale de 1939 à 1945.
  5. 5,0 et 5,1 Sa fiche sur le site personnel de Jean-Christophe Rouxel.
  6. L'Ouest Éclair.
  7. Journal officiel
  8. Ouest Éclair (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4952067/f5.image.r=vaublanc%20sloop%20aldebaran)
  9. L'Ouest Éclair (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550080t/f46.image.r=viennot%20vaublanc%20l'orage%20torpilleur)
  10. Journal officiel (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550080t/f46.image.r=viennot%20vaublanc%20l'orage%20torpilleur)
  11. L'Ouest Éclair (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k501748v/f9.image.r=viennot%20vaublanc%20l'orage%20torpilleur)
  12. Les événements qui se sont déroulés un 23 mai sur le site personnel d'Yves Dufeuil.
  13. (en) Extrait de la page 38 du volume 85 de l'ouvrage United States Naval Institute Proceedings (1959), mentionnant Roger Viennot de Vaublanc.
  14. Mousses et marins au combat: 1914-1954
  15. Le réveil du Nord
  16. Informations générales France. Ministère de l'intérieur (1912-1981) (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6475765d/f32.image.r=viennot%20vaublanc%20auphan)
  17. Le Temps (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k264649k/f4.image.r=viennot%20vaublanc%20darlan)

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