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Bruno Roy-Henry

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Biographie

Bruno Roy-Henry est un historien français, né à Cognac en 1956. Juriste de formation, il est fonctionnaire des finances de 1982 à 1991, puis avocat jusqu'en 1996. Passionné par la révolution française et l'histoire du premier Empire, il décide de consacrer son travail aux dernières années de la vie de l'Empereur Napoléon 1er.

Selon lui, Napoléon ne reposerait pas aux invalides.

Sainte-Hélène le 5 mai 1821, l'Empereur s'éteint, et contre sa dernière volonté, y est enterré. À cette infamie, ses bourreaux anglais en ajoutent une autre : aucun nom n'est gravé sur sa tombe...

« je souhaite reposer au bord de la seine au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé » est le vœu exprimé par l'Empereur dans son testament rédigé à Saint Hélène quelques jours avant sa mort. C'est ce en quoi Bruno Roy-Henry ne croira jamais. Trop d'éléments [Lesquels ?] relatifs à l'inhumation et l’exhumation de l'Empereur laissent à penser que ce n'est pas le cas.

L'énigme des Invalides

C'est le titre de l'ouvrage que Bruno Roy-Henry consacre aux dernier jours de Napoléon 1er ainsi qu'aux années qui vont suivre jusqu'au rapatriement des Cendres.

La publication en 2000, rééditée en 2003, de sa réflexion au sujet de la dépouille de Napoléon Bonaparte qui ne serait pas aux Invalides complète celle de Georges Rétif de la Bretonne publiée en 1969 (Anglais, rendez-nous Napoléon).

Bruno Roy-Henry a relevé la mention des deux cordons et des deux plaques dans le journal du général Bertrand. Il met en évidence l'affaire des mensurations du cercueil extérieur qui ne concordent pas avec celles du corbillard de L'Empereur. C'est à propos du masque mortuaire de Napoléon, grâce à l'informatique, et aussi par la révélation de deux témoignages supplémentaires attestant que le visage de l'exhumé était le même que celui du masque signé Antomarchi (masque qui ne correspond nullement à la physionomie de l'empereur), que son apport a été fondamental. L'affaire des trois cercueils en 1821 qui passent à quatre en 1840, a également été expliquée. En 1821, le cercueil en fer blanc était contenu dans une simple caisse en bois. Cette caisse se transforme en cercueil d'acajou en 1840. Il met aussi en évidence les observations sur le corps momifié et les consultations faites auprès de médecins légistes.

Bruno Roy-Henry demande depuis aux autorités de procéder à un test ADN comparatif à partir d'un morceau du derme de l’Exhumé conservé au Musée des Invalides. Le professeur Lucotte (avec qui il collabore régulièrement) a déterminé l'ADN de Napoléon. Le résultat mettrait fin à la polémique.

Bibliographie

  • Mémoire de DEA en Droit public: "Les sources du Droit parlementaire sous la Vème République". Université de Rouen, 1985.
  • Coauteur : "Emprunts russes, indemnisation: mode d'emploi", Balland, Paris, 1997.
  • L'expédition d’Irlande "de La Rochelle à Dublin", le bicentenaire de la descente du général Humbert en Irlande, à compte d'auteur, 1998.
  • Article dans la revue Historia de février 2000, n°638.
  • Napoléon, l'énigme de l'exhumé de 1840. L'Archipel, Paris, 2000, réédité en 2003, version complétée, même éditeur.
  • Vidocq, du bagne à la Préfecture. L'Archipel, Paris, 2001

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