Jean-Paul Salini
Jean-Paul Salini | |
Naissance | ![]() |
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Allégeance | ![]() |
Arme | ![]() |
Grade | général |
Années de service | 1948 |
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Jean-Paul Salini, né le , est un militaire français, pilote de chasse, qui a combattu durant la guerre d’Indochine[1],[2] et la crise du canal de Suez[3] au début des années 1950. Il a effectué dans l’armée de l’air une carrière complète jusqu’au grade de général.
Carrière militaire
Officier de carrière de recrutement direct, il est formé à l’École de l’air de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) dans la promotion 1948 « Capitaine Brachet »[1].
À l’issue de sa formation initiale, il est envoyé en Indochine en 1953. Il vole sur chasseur-bombardier monoplace Grumman F8F Bearcat livré par les États-Unis, qui fournit à l’époque une importante aide matérielle à la France, au nom de la lutte contre le communisme. Il effectue de nombreuses missions de reconnaissance et d’attaque contre les troupes du Viet-Minh, en dépit de ses doutes sur l’issue de cette guerre et les fondements moraux de la cause qu’il défendait. Il a narré ce combat inégal et désespéré dans la revue des anciens de l’École de l’air, « Le Piège » (surnom traditionnel de l’école)[1],[2].
Il a aussi participé à l’attaque contre l’Égypte en 1956 lors de la Crise du canal de Suez. Volant sur avion à réaction Republic F-84F Thunderstreak de fabrication américaine, il aurait détruit un bombardier biréacteur égyptien de fabrication soviétique Iliouchine Il-28[3] :
« Akrotiri, 30 octobre (aux aurores) : Décollage de l’ensemble du dispositif aérien allié. La suite est bien connue. Pour ce qui concerne le 1/3, le capitaine Pichoff peut s’enorgueillir d’avoir vu un Mig-15 égyptien presque en l’air (en finale à l’atterrissage), ce fut le seul durant toutes les hostilités, tous les autres ont été détruits au sol (une exception pour l’Iliouchine 28 du général Salini). »
Cependant aucune victoire aérienne française n’a été officiellement reconnue pour cette campagne[4]. Le général Salini a publié un article relatant son aventure[5].
Du 9 septembre 1972 au 8 juillet 1974, il commande la base aérienne 705 Tours, avec le grade de colonel[6].
Il quitte le service actif avec le grade de général. Il est alors admis dans la deuxième section (2S) des officiers généraux.
Engagement dans la vie publique
Le 19 octobre 2015, un mois avant les attentats du 13 novembre 2015 en France, il a adressé une lettre ouverte à monsieur Bruno Le Maire, député de l’Eure, qui s’était publiquement déclaré en faveur d’un engagement terrestre de l’armée française contre l'État islamique en Syrie. Le général Salini met en garde monsieur Le Maire contre les conséquences potentiellement désastreuses d’une telle aventure militaire[7].
Notes et références
- ↑ Revenir plus haut en : 1,0 1,1 et 1,2 J. Salini (promo 48), « En Indochine sur Bearcat (1ère partie) », Le Piège - Revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air, no 149, , p. 23-29.
- ↑ Revenir plus haut en : 2,0 et 2,1 J. Salini (promo 48), « En Indochine sur Bearcat (2ème partie) », Le Piège - Revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air, no 150, , p. 25-30.
- ↑ Revenir plus haut en : 3,0 et 3,1 S/Lt Borel, « La campagne de Suez », Le Piège - Revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air, no 175,
- ↑ Arnaud Delalande, « La dernière victoire aérienne française », .
- ↑ « Icare N° 227 - Opération de Suez (1956) - Vol.1 : armée de l’air », (consulté le ).
- ↑ Didier Lecoq, « Les commandants de la base aérienne de Tours », (consulté le ).
- ↑ Michel Goya, « Lettre ouverte du général (2S) Jean Paul Salini à M Bruno Le Maire relative à la perspective d'un engagement terrestre contre l'Etat islamique », (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- J. Salini (promo 48), « En Indochine sur Bearcat (1ère partie) », Le Piège - Revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air, no 149, , p. 23-29.
- J. Salini (promo 48), « En Indochine sur Bearcat (2ème partie) », Le Piège - Revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air, no 150, , p. 25-30.
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